Ram Ouédraogo aux électeurs de Koudougou et de Réo : “La démocratie que nous proposons est la vraie”

Publié le samedi 5 novembre 2005

Ram Ouédraogo aux électeurs de Koudougou et de Réo : “La démocratie que nous proposons est la vraie”

Le candidat Ram Ouédraogo est allé à la rencontre des électeurs de Koudougou dans le Boulkiemdé et de Réo dans le Sanguié, le jeudi 3 novembre 2005.

Ram Ouédraogo, le candidat du Rassemblement des écologistes du Burkina, poursuit ses randonnées en quête du suffrage des électeurs. Le jeudi 3 novembre 2005, jour du Ramadan, il était à Koudougou dans le Boulkiemdé et à Réo dans le Sanguié. A Koudougou, l’école-sud a abrité la rencontre du candidat avec ses militants. Prévue pour 9 heures, c’est finalement une demi-heure après qu’elle a pu commencer, à cause de la prière marquant la fin du jeûne musulman.

Issouf Ménéné, le secrétaire général provincial du parti et coordonnateur de la campagne du candidat, en introduisant les débats, a relevé que c’était un jour béni. « Nous sommes très honoré de vous avoir ce 3 novembre 2005, jour du Ramadan, parmi nous. C’est un avant-goût de la victoire du 13 novembre prochain, car nous sommes certains de notre victoire. Nous l’avons d’ailleurs préparée depuis votre investiture .. ; », a souligné celui-ci.

Tout le Boulkiemdé serait, selon lui, mobilisé derrière Ram Ouédraogo, le « seul candidat capable » d’apporter les solutions aux préoccupations des jeunes, des femmes et des vieux de ce pays. Issouf Ménéné profitera de l’occasion pour exposer des doléances au président Ram Ouédraogo. « Nous voudrions, a-t-il indiqué que vous nous souteniez avec un peu de moyens, des gadgets qui vont nous permettre de galvaniser nos troupes, de prendre en charge nos militants dans les bureaux de vote ».

Le représentant des jeunes de Réo, pour sa part, a dit que Ram Ouédraogo est leur président. « Les femmes du Sanguié ont foi en vous. Nous sommes tous mobilisés autour du candidat du RDEB... », soulignera-t-il.

Aux électeurs de ces deux villes, Ram Ouédraogo a dit être venu leur apporter la bonne nouvelle. « Nous voulons oser avec vous le changement. Nous vous proposons un programme alternatif bâti sur l’écologie politique. Ce programme est centré sur dix axes majeurs. Il répond à vos préoccupations ... », a-t-il noté. Ram Ouédraogo a affirmé que la démocratie qu’il propose est la vraie. Une démocratie qui incarne, selon lui, la paix, la tolérance, la justice sociale, l’équité ... Il a appelé les populations de Koudougou et de Réo à voter pour un changement comme il le fait depuis le début de cette campagne.

Pour lui, l’heure de la vérité a sonné. « L’alternance est possible en 2005. Vous devez sanctionner ceux qui sont au pouvoir depuis 18 ans et qui ne vous ont rien apporté. Nous devons nous débarrasser de ce régime qui est gangrené jusqu’à l’os, un régime corrompu, qui ne respecte pas les principes de la démocratie... », a-t-il martelé.

Peignant tout en noir, Ram 0uédraogo a confié que s’il est élu, il travaillera à éliminer les inégalités sociales. Si les électeurs portent leur choix sur lui, affirme-t-il, il apportera la réponse à leurs préoccupations, à savoir le chômage, la santé, l’éducation, la faim.... « Blaise Compaoré ne connaît pas les réalités du Burkina mais moi je les connais. Il loge , mange, se soigne gratuitement depuis 18 ans. Il ne connaît même pas le prix d’un pain... Si je suis élu, nous allons procéder à un partage équitable des richesses, car elles sont concentrées dans les mains d’une minorité ... », a-t-il soutenu.

Il a présenté le spécimen du bulletin unique et montré comment le voter. Il a ensuite demandé à ses militants de l’expliquer, à leur tour, les populations, afin qu’elles votent utile et bien, c’est-à-dire Ram Ouédraogo le 13 novembre 2005.

Après ces deux localités, le candidat a mis le cap sur Toma dans le Nayala. Il ira ensuite, à Tougan dans le Sourou, à Solenzo dans les Banwa, Dédougou dans le Mouhoun et Nouna dans la Kossi, le vendredi 4 novembre 2005.

Etienne NASSA (paratena@yahoo.fr)


Les à-côtés de la campagne

Ram aime le pouvoir plus que Blaise

Ram Ouédraogo est un prince. A Arbollé, sa ville d’origine, dans le Passoré, où il a été accueilli par une foule des grands jours, le responsable coutumier, l’a soutenu. « Nous sommes les descendants du Mogho Naba Koom. Ram est un prince. Il est né avec le naam (pouvoir). Nos ancêtres sont derrière toi..... », a-t-il conclu. Appelant ses frères et sœurs à le voter, le candidat lui-même dira : Il me cédera le fauteuil présidentiel le soir du 13 novembre 2005... ». Dans la foule, une voix clame : « Dieu fasse que tu y restes le plus longtemps quand tu seras élu .. Comme on soutient que le mossi aime le pouvoir, Blaise Compaoré veut, coûte que coûte s’y maintenir. Moi j’aime le pouvoir plus que lui, parce que je suis un prince.

Coïncidence ou planification

Dans les localités où le candidat Ram Ouédraogo est passé, il est le plus souvent arrivé juste avant ou après le candidat Blaise Compaoré. « Je ne sais pas si c’est une coïncidence ou si cela a été planifié pour casser nos meetings. De nous deux, quelqu’un a dû copier le programme de l’autre. En tout cas nous avons été parmi les premiers à déposer le nôtre... », confie le candidat du RDEB.

Présence remarquée de Blaise Compaoré

Le candidat Blaise Compaoré marque sa présence dans la plupart des meetings de Ram Ouédraogo. Des gens en tee-shirts ou en casquettes à l’effigie de Blaise Compaoré suivent les assemblées du candidat du RDEB.

Plus attirées par les gadgets ?

Les populations sont-elles plus attirées par les gadgets ou par les programmes des candidats ? A Yako, un militant (?) habillé d’un tee-shirt à l’effigie du candidat de l’UNIR/MS était assis en bonne place à la rencontre de Ram Ouédraogo. Un Yakolais muni de son tambour d’aisselle et habillé d’un tee-shirt à celle de Blaise Compaoré, l’enlève aussitôt à la vue de Ram Ouédraogo pour ne garder que ce qu’il portait en-dessous. Lorsque le candidat s’est installé, il se précipite à genou devant lui et commence à jouer de son instrument. Un autre nous exhibe 4 tee-shirts de quatre autres candidats. « Ce sont les gadgets qui nous intéressent. On s’en fout du reste ... », affirme-t-il, l’air fier de sa « collection ».

Je ne m’aligne derrière aucun candidat

A Réo, lorsque le chef de terre a pris la parole, il a dit ceci : « Je souhaite la bienvenue au candidat Ram Ouédraogo avec qui j’ai collaboré pendant plusieurs années. Je suis le chef de terre, je n’ai pas de candidat. Que vous soyez hyène, lion ou caméléon, je vous reçois. Mes responsabilités ne m’autorisent pas à m’aligner derrière le candidat d’un parti politique.

Mais j’ai porté une casquette politique quant je n’avais pas eu la charge des responsabilités qui sont les miennes aujourd’hui. Tout candidat à la présidentielle du 13 novembre est le bienvenu à Réo, mais je ne m’alignerai derrière aucun ... ».

Les propos ont été dits d’abord en langue nationale lyélé et repris dans la langue de Molière par l’auteur lui-même...

Sidwaya

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.