Gratuité des manuels scolaires : "L’action n’est pas contre les intérêts du privé"

Publié le mercredi 29 août 2007

Gratuité des manuels scolaires :

Sous le patronage du Premier ministre Tertius Zongo, la place du gouvernorat de l’est a abrité le lundi 27 août 2007 le lancement officiel de la campagne nationale de distribution gratuite des manuels scolaires.

A la rentrée scolaire prochaine, ce sont 3 millions cinq cent mille (3 500 000) ouvrages, toutes disciplines confondues, qui seront distribués aux écoliers. Pour un montant total de un milliard cinq cent millions (1 500 000 000) de nos francs, la distribution concernera toutes les écoles publiques et privées du Burkina Faso, avec un ratio d’un livre par élève en lecture et en calcul. Des livrets guides dans toutes les disciplines viendront soutenir les efforts des enseignants.

Pour Marie Odile Bonkoungou, ministre en charge de l’éducation de base, la volonté du gouvernement est de perpétuer cette action, vu que le principe de la gratuité de l’enseignement a été adopté récemment. "Cette action, loin d’être dirigée contre les intérêts du secteur privé, a pour objet, au contraire de l’inciter à s’impliquer dans la chaîne d’édition et d’impression d’ouvrages scolaires en vue de l’émergence d’une industrie du livre dans notre pays. Par ailleurs, les curriculums seront revus à partir de la rentrée prochaine avec le retour de l’éducation à la citoyenneté et au civisme. Et la remise de drapeaux, de fanions et des effigies du président du Faso entre dans ce cadre". C’est la philosophie qui guide cette initiative selon la première responsable du ministère de l’Enseignement de base et de l’Alphabétisation.

Pour l’ambassadeur des Pays- Bas, chef de file des partenaires techniques et financiers (PTF), la distribution gratuite des manuels scolaires n’est pas synonyme de dons sans valeur. Pour lui, il est de la responsabilité des enseignants, des parents d’élèves et des bénéficiaires de pouvoir entretenir convenablement ces ouvrages afin de les léguer aux générations suivantes. Le diplomate a par la même occasion rassuré les autorités de la disponibilité des PTF à soutenir la deuxième phase du PDDEB.

Le Premier ministre, quant à lui, pense que l’éducation est le facteur le plus important pour briser le cycle de la pauvreté. "Toutes les stratégies qui sont mises en oeuvre contribuent à lutter contre cette pauvreté. Tout Burkinabè souhaite une équité dans la répartition des fruits de la croissance et c’est ce que le gouvernement fait à travers cette action. Après ces mots, Tertius Zongo a lancé un appel à la responsabilité des Associations de parents d’élèves (APE) et des mères éducatrices (AME) pour une implication réelle dans l’éducation des enfants.

La cérémonie s’est déroulée en présence de Sa Majesté Kupiendieli, roi du Gourma, des membres du gouvernement et des autorités administratives et politiques de la région.

Par Hubert Dapouguidy DIABRI

Le Pays

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