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Newton Ahmed Barry : "Je devais être assassiné à Lomé"

Accueil > Actualités > DOSSIERS > La liberté de presse au Burkina • • mardi 18 septembre 2007 à 07h25min

Newton Ahmed Barry

Les " journaleux braconniers " ont décidé que c’était fini de mon honneur. Après Sidwaya, L’Hebdo a pris le relais en tentant de déverser des vomissures sur mon compte dans des histoires montées de toutes pièces. Sans même avoir pris le minimum de précaution. Mais était-ce vraiment la peine ? C’était la grande occasion pour mettre fin au " mythe " Newton Ahmed Barry.

On a donc décidé de me braconner par tous les moyens. D’abord à Lomé, qui devait être le théâtre de ma mise à mort physique, et ensuite chez moi même au Burkina Faso où des plumitifs étaient déjà pré positionnés pour déverser sur mon compte des torrents de saletés pour montrer qu’en réalité, je n’étais qu’un personnage vil (le mot délinquant et dealer sont contenus dans les écrits). Ceux qui ont monté ce plan ont oublié que j’étais avec ma femme et mes enfants. A moins que le scénario prévu était d’aller jusqu’à leur mise à mort. Avec des histoires de la sorte, il n’était pas question de laisser des témoins.

Je dois d’entrée de jeu dire que je ne connais pas le Bénin. Je n’y suis jamais allé pour quoi que ce soit, et surtout pas pour des vacances. Je ne connais pas de journaliste béninois avec qui j’aurai fait affaire et surtout pas une affaire de voiture. Donc, comme on le voit, sur toute la ligne, c’est du faux.

Par contre, et cela le ministre Philippe Savadogo qui a servi cette histoire à son journal Sidwaya et ensuite aux braconniers de L’Hebdo savait que c’était faux, puisque Germain Nama, mon Directeur de Publication, qui l’a saisi des problèmes que j’avais à Lomé, avait eu le retour d’information indiquant que les officiels togolais leur avaient dit que c’était "une affaire entre amis". Mais de quoi s’agit-il au juste ?

Comme chaque année, à la même période, j’ai l’habitude d’envoyer ma famille en vacances à Lomé. Depuis 2003 que nous allions en vacances, nous ne sommes allés dans aucun autre pays en dehors du Togo. Le 18 août dernier donc, malgré nos calendriers chargés, mon épouse et moi décidons d’envoyer quand même les enfants en vacances. Après une nuit au village à Gnangdin (à 15 km de Bittou), nous franchissons très tôt la frontière et prenons la route de Lomé. Nous arrivons vers 18 heures et regagnons notre hôtel, le même que nous fréquentons depuis 2003. A Lomé donc, nous avons, pour ainsi dire, nos habitudes.

Le lendemain de notre arrivée, le dimanche 19, je suis à la piscine avec les enfants vers 17h quand deux personnes se présentent à moi. Ils me saluent et demandent si j’étais Newton Ahmed Barry. Je leur réponds que oui !
Ils me disent qu’ils sont des Renseignements Généraux et de bien vouloir les suivre. Je leur demande s’ils ont un mandat. Ils me disent non ! Je leur demande s’ils ne se trompent pas de personne, car moi je suis un étranger et je suis là avec ma famille pour les vacances. Une des personnes répète mon nom et me demande si c’est pas moi ? Je lui réponds qu’il s’agit bien de moi.

Un enlèvement musclé à l’hôtel

Je leur demande alors si je peux voir leur carte professionnelle ? Ils se regardent, hésitent et un d’eux finit par sortir sa carte qu’il me présente furtivement. J’ai juste le temps de lire " Gardien de la Paix ". Je fais remarquer alors à mes interlocuteurs que Renseignements Généraux et Gardien de la paix, cela fait deux. Et que du peu de chose que je connais de la police, un Gardien de la paix n’est pas un OPJ (Officier de police judiciaire). Or, pour procéder à une interpellation, il faut être un officier de police. J’ajoute, " mais c’est possible qu’au Togo, il en soit autrement".
C’est pourquoi, je voudrais leur demander si quelqu’un au sein de l’hôtel peut attester qu’ils sont de la sécurité togolaise. Ils me répondent que le directeur de l’hôtel les connaît. Je dis qu’à cela ne tienne, allons alors voir celui-ci. Mais je leur demande juste le temps d’accompagner les enfants à leur mère qui est restée dans sa chambre.

Alors que je conduisais les enfants en chambre et que les deux individus m’escortaient, nous rencontrons le directeur de l’hôtel. Je lui demande alors s’il connaît les deux messieurs qui m’accompagnent ? Il les regarde un instant et répond : "Non ! Je ne les connais pas". Je lui rétorque que pourtant, ces messieurs qui disent qu’ils sont des Renseignements Généraux affirment qu’ils sont connus de vous. Le directeur prend encore le temps de les observer, et maintient qu’il ne les connaît pas. Un des messieurs reprend en disant qu’ils sont plutôt connus des réceptionnistes avec qui ils ont l’habitude de venir chercher les fiches clients. Le directeur fait appeler le réceptionniste du jour. Ce dernier arrive et dit que lui aussi ne connaît pas les deux individus.

Ils commencent alors à montrer des signes de nervosité et menacent d’utiliser la force, si je ne veux pas les suivre. J’avais mon téléphone portable en main, un des individus menace de le retirer si je veux m’en servir. Je leur fais alors deux propositions, en gardant toujours mon calme. Je leur demande de remettre leur carte professionnelle, pour que mon épouse relève leur identité complète. Ensuite qu’ils disent où ils doivent me conduire et qu’ils me permettent de les suivre avec ma voiture. Ils refusent toutes ces propositions et m’embarquent de force dans une voiture, qui n’était en réalité qu’un taxi. Au Togo, c’est à l’immatriculation que l’on reconnaît les taxis. Les gens de l’hôtel signalent à mon épouse que j’ai été embarqué dans un taxi et non dans une voiture de police. Elle instruit mon neveu qui était avec nous à Lomé, de prendre rapidement la voiture et de les suivre.

Course poursuite dans la ville

Quand mes ravisseurs ont vu que nous étions suivis, ils se sont mis à accélérer et à slalomer entre les voitures. Mon neveu qui connaît assez bien Lomé, et conduit relativement bien, a tout fait pour les coller au pare-chocs. Après plus de deux heures de course poursuite et voyant qu’ils n’allaient pas semer le petit, mes ravisseurs se parlent en kabyais, passent un coup de fil et finalement, reprennent une autre direction. Quelques instant après, nous sommes devant le commissariat central de Lomé. Mes ravisseurs me débarquent et juste le temps de parler à une policière de faction et ils disparaissent.

Je reste un temps avec la policière qui me conduit pour interrogatoire. Je lui dis que je ne répondrai à aucune question, si on ne me signifie pas ce pour quoi on a procédé à mon enlèvement. Je dis bien enlèvement et non interpellation. Elle ne me répond pas et me demande d’enlever mes chaussures, d’enlever ma ceinture.... Elle m’arrache mon bracelet et ma montre et me conduit directement au cachot. Une de ces cellules sans lumière où sont entassés hommes et femmes, sur environ quatre mètres carrés. Une odeur de fin de monde s’y dégage puisque les détenus font leur besoin à même un petit récipient posé dans un coin. Lequel récipient était plein et se déversait par terre... J’ai dénombré sur ce petit espace 18 détenus, dont deux femmes.

Quelques instants après un policier revient et me demande si je suis près maintenant à répondre aux questions. Je lui répète la même chose. Je ne dirai pas un mot tant qu’on ne m’a pas dit ce pourquoi j’ai été enlevé. L’officier me rit au nez et dit ceci : " Chez vous, vous brûlez les journalistes. Ici, nous on fait mieux. Vous allez voir ".

Quand le policier s’en retourne, je commence à observer ceux qui m’entourent pour évaluer sa menace. Parce qu’il n’est pas impossible qu’il me fasse massacrer par les colosses qui étaient assis impassibles dans cet environnement indescriptible.

Entre-temps, mon neveu qui m’avait suivi, téléphone à mon épouse et lui indique où on m’avait conduit. Mais déjà, au niveau de l’hôtel, le directeur avait alerté la Ligue togolaise des droits de l’homme, mon épouse avait réussi à joindre Germain Nama qui avait aussi alerté nos autorités, sur ce qui était en train de m’arriver au Togo. Sidwaya, pour l’accabler, dit que le Directeur de publication du journaliste n’a pas dit aux autorités ce pourquoi j’avais été arrêté. Mais qui savait jusqu’à cet instant pourquoi j’avais été enlevé ? A l’hôtel, on a dit à mon épouse que si ce sont les Renseignements Généraux qui m’ont enlevé, il faut aller à leur siège, non loin de Lomé II. Mais la pauvre ne connaît pas Lomé. Quand mon neveu lui téléphone pour lui dire que j’étais au commissariat central, l’épouse du directeur de l’hôtel met sa propre voiture à sa disposition pour l’y conduire.

La scène au commissariat...

Toutes les alertes commencent à porter leur fruit et progressivement le commissariat central se remplit de monde. Un avocat commis d’office par RSF (Reporters sans frontières), section Paris, arrive immédiatement sur les lieux. Le correspondant de RFI (Radio France Internationale) arrive lui également et avec lui, d’autres confrères togolais informés par Sherif Sy, président de la SEP*. L’officier de police vient donc me sortir de la sinistre cellule et me conduit dans une salle où sont entreposés bancs et quelques bureaux.

Mon épouse était déjà là. Et qui je vois d’autre ? Mon "djatigui" à Lomé, Lucien Messan, le Directeur de publication de Combat du peuple. Le seul ami que tout le monde me connaît au Togo. Je viens m’asseoir à côté de mon épouse qui me souffle à l’oreille qu’elle a fait l’accolade à Lucien, mais qu’il pue l’alcool. Dans l’état où j’étais, moi j’étais plutôt heureux de le revoir, puisque depuis mon arrivée la veille, je le cherchais en vain. Ce qui était totalement inhabituel dans nos rapports depuis 2002 que nous nous connaissons.

Et puis l’officier de police, qui est visiblement harcelé au téléphone sur l’affaire par ses supérieurs, donne la parole à Lucien Messan, mon "djatigui" qui, sans hésiter, annonce que c’est lui qui m’a fait enlever. Mon épouse qui était assise à côte de moi n’a pas le temps d’entendre la suite et s’évanouit.

Moi je peux juste demander mécaniquement à Lucien Messan si c’était vraiment lui qui m’a fait enlever. Il répond : "c’est moi !". Je lui demande mais pourquoi ? Dans un premier temps, il refuse de dire quoi que ce soit. Mon avocat, Maître Atto, lui fait remarquer qu’il n’est pas possible qu’il ne dise rien. Et l’interpelle de la sorte : "c’est votre ami, n’est-ce pas ?" "Oui !", répond Lucien. "Vous le faites enlever dans ces conditions et vous dites que vous ne direz rien ? Ce n’est pas possible", rétorque l’avocat. Lucien Messan s’énerve et commence à crier et lance à l’avocat que ce n’est pas une affaire d’avocat. Ce qu’entendant, le sang de l’avocat a fait un tour. Maître Atto est un défenseur des droits de l’homme et à notamment beaucoup défendu le même Lucien Messan, quand il était un journaliste engagé contre le régime de Eyadema.

Maître Atto fait partie de ceux qui ont pu arracher au Togo, le droit pour un interpellé d’être assisté par un avocat, dès le commissariat de police. Ce qui est une grande avancée par rapport à la situation au Burkina Faso, où le prévenu ne peut-être assisté que devant le juge d’instruction. Dans les procédures, c’est déjà à la gendarmerie ou à la police que les affaires sont scellées. Bref, au Togo donc, sur cette question, les défenseurs des droits humains ont fait un formidable travail.

Revenons donc à Lucien Messan. Devant mon insistance et celle de mon avocat, il finit par expliquer qu’il m’a fait arrêter à cause de la BMW. Je lui demande laquelle ? Il me répond : "Celle que je t’ai vendue". Je lui rétorque : "Mais Lucien, il n’y a pas de contentieux autour de cette voiture". Effectivement, il n’y a pas de contentieux sur la voiture.

L’histoire de la BMW

En mai 2006, alors que je me rendais au village, ma voiture prend feu au niveau de Koupèla, dans un garage, pendant que le mécanicien s’affairait pour arranger la pompe à essence. On ne sait comment, dans ses manipulations, il a mis le feu à la voiture. Le mécanicien lui-même qui était couvert d’essence brûle dans l’incendie comme une torche. Quand ses camarades arrivent finalement à éteindre le feu sur lui, il était totalement brûlé. Nous le transportons d’urgence à l’hôpital de Koupèla. Malgré le préjudice subi, je me sentis obligé d’aider le jeune mécanicien en détresse. J’ai honoré les premières ordonnances et j’ai laissé un peu d’argent pour faire face à l’évacuation.

Je me retrouvais donc subitement sans voiture. L’assurance m’a dit qu’elle ne prenait pas l’incendie en compte puisque je n’étais pas assuré contre l’incendie. Le garage n’a pas d’assurance et ne peut pas, non plus, me rembourser ma voiture.

C’est en ce moment que j’ai appelé mon ami et grand frère Lucien pour expliquer ma situation. En effet, depuis que j’ai connu Lucien Messan, en Allemagne au cours d’un voyage d’étude en 2002, nous sommes devenus les meilleurs amis du monde. Toute ma famille, jusqu’à ma mère, connaît Lucien Messan. Idem pour moi aussi, je connais toute sa famille. Notre amitié est connue de tous. Quand je vais à Lomé, sans les enfants, j’habite chez Lucien. Je n’habite à l’hôtel que lorsque je suis avec les enfants. C’est une décision que j’ai prise dès le début, même si elle n’avait pas toujours plu à Lucien.

Mais je lui avais expliqué pourquoi. Quand il vient à Ouaga également, nous sommes ensemble. Quand il est là, je n’ai pratiquement plus de programme à moi. Malgré la grande différence d’âge, Lucien Messan a la soixantaine passée, moi j’en ai quarante trois, nous étions vraiment des amis et j’admirais le fait que Lucien Messan, caractère soupe au lait prononcé, était quand même un homme de conviction. Nous n’étions pas toujours d’accord, sur les aspects politiques, mais nous avions l’un pour l’autre un mutuel et profond respect. Du moins, c’était en tout cas ce que moi je croyais.

Donc naturellement, quand ma voiture brûle en mai 2006, je l’appelle et le lui explique. Il me dit : "Barry, j’ai deux voitures que je n’utilise pas. Viens prendre celle que tu veux." Je lui dis effectivement s’il pouvait me céder la BWM dont il ne cesse de me venter les mérites. Il me dit spontanément : "Vient prendre". Je lui dit : "Non Lucien. Je ne veux pas que tu me la donnes. Je veux que tu me la vendes". Il répond en riant et me dit que je suis trop compliqué. Il me redit ce qu’il me répète tout le temps : "Pour moi Barry, entre nous, l’argent n’est rien.

Notre amitié est plus importante que l’argent. Et tu sais je ne suis pas à un million près...". J’insiste toujours pour que la voiture me soit vendue. Nous finissons par nous entendre sur trois millions f cfa. C’est une BMW de 12 ans environ, même si elle parait en bon état.
Je le préviens cependant, que je n’ai pas la totalité de la somme. S’il est d’accord, je peux lui faire une avance de 1 million 5 cent mille et qu’il me dise quand est-ce que je paie le reste de l’argent. Ces échanges, nous les avons eus au téléphone. Lucien me répond qu’il ne faut pas que je me foute de lui. Entre lui et moi, il ne peut pas se poser des questions d’argent. Si j’ai l’avance, de venir prendre la voiture.

Nous avions à la maison une autre vieille voiture de ma femme, une Audi. Je demande à mon neveu de la bricoler pour voir si elle peut nous conduire à Lomé. C’est ce qu’il fit. Arrivé à Lomé, je verse le million et demi à Lucien, argent que nous avons du reste dépensé ensemble, puisque nous sommes allés faire des emplettes pour la soirée à son village. Nous étions si occupés à nos retrouvailles que nous n’avons pas engagé les formalités pour les papiers de la voiture. J’avais dit à Lucien que je ne voulais pas durer, parce que je m’étais beaucoup absenté ces derniers temps et il fallait que je sois plus présent au journal. Qu’à cela ne tienne, Lucien m’écrit juste une attestation de vente. Effectivement, je prends la route et je rentre à Ouaga avec la BWM. Pour s’assurer que mécaniquement tout va bien, Lucien m’accompagne jusqu’à "Zongo", à la sortie de Lomé. Nous sommes en mai 2006.

Je négocie avec Lucien, pour que son mécanicien accepte retaper la Audi, dans laquelle nous sommes venus et qu’il faut refaire complètement. Le mécanicien me fait un devis d’environ 2 millions. Cette voiture était dans le garage de Lucien, jusqu’à notre dernier séjour.

Et comme peut l’attester l’historique des appels de mon portable, Lucien, comme d’habitude, a été régulièrement informé des préparatifs du voyage et lorsque nous avons fini les formalités à la frontière Cinkansé Togo, je l’ai encore appelé pour lui dire que nous étions en route et que si tout va bien, nous serons à Lomé vers 18 heures. Une fois à Lomé, j’ai immédiatement rappelé Lucien. Mais curieusement, il était devenu subitement injoignable. Comment on peut avoir à l’esprit de gruger quelqu’un et le tenir informé de son arrivée ? Quand j’explique cela à la petite assistance au Commissariat Central de Lomé, tout le monde est médusé.

Evidemment, les braconniers de L’Hebdo, dans leur ignominie maladive, racontent que nous avions l’habitude de passer nos vacances au Bénin et que pour gruger notre créancier, nous avons changé de destination. Suprême calomnie. Comme je le dis, je ne connais pas le Bénin et je n’y ai jamais passé des vacances.

Je répète qu’entre Lucien et moi, il n’y a jamais eu une affaire d’argent. Il ne m’a pas réclamé ses sous et mieux, s’il y a dette, chacun de nous doit à l’autre. Lucien le sait bien. Mon éducation à moi m’empêche de parler de certaines choses qui se sont passées entre amis. Je ne suis pas riche, mais pour mes amis, je peux faire plus qu’une vieille voiture...Je dis ces choses là sous le contrôle de ceux qui me connaissent bien.

Mais malgré tout, j’avais budgétisé la somme de 700 000 F Cfa que j’avais fait déposer sur mon compte ECOBANK, pour justement diminuer ma créance vis-à-vis de Lucien.
Alors, en quoi cette affaire peut-elle me valoir d’abord un enlèvement crapuleux et ensuite un tel braconnage dans la presse ?

Lucien n’est qu’un instrument

Mais je comprends. Lucien n’a été qu’un instrument dans cette affaire. Ceux qui l’ont orchestré et planifié sont bel et bien à Ouaga. Je ne veux nullement faire dans le pathos. C’est la triste réalité. Pourquoi inventer un récit aussi invraisemblable, alors que la réalité est toute simple. Pourquoi se donner tant de mal à inventer une épopée qui n’a jamais existée ? Je devais être assassiné à Lomé et la justification est simple. " Newton Ahmed Barry que tout le monde respecte ne serait en réalité qu’un vulgaire bandit. Voilà qu’il est allé voler une voiture au Bénin, a fui par le Togo. C’est en tentant de l’arrêter que les policiers togolais l’ont tué." Une simple histoire de délinquance, comme l’a si bien écrit " le journal de tous les Burkinabè ", Sidwaya.

Il faut tout de même rappeler la chronologie des écrits :
l’affaire a eu lieu dimanche 19 août à 17 heures. Je suis resté seulement quelques heures au commissariat...
Deux jours après, Sidwaya écrit son récit en soulignant que je suis écroué à Lomé. Quand l’écrit paraissait, à Sidwaya, on savait la stricte vérité. Mais la décision était déjà prise de raconter le récit invraisemblable. Pourquoi ?

Les braconniers de L’Hebdo, eux, ont attendu une bonne dizaine de jours après pour réarranger l’histoire. Avec L’hebdo, on a conservé le Bénin, mais on ne sait plus comment j’ai traversé. Il insinue alors que j’aurai pour ce faire passé un deal. Et la boucle est bouclée. Je suis un bandit et un dealer.

Bref ! Ce dont je suis coupable, c’est d’avoir fait appel à un ami, alors que je traversais une mauvaise passe. Une sollicitation qui ne m’a pas porté bonheur sur toute la ligne. D’abord, la voiture s’est révélée une mauvaise affaire, elle est tout le temps au garage. Actuellement, son joint de culasse a brûlé. Il me faut donc un nouveau moteur. Ensuite elle servit de prétexte pour que l’on passe par un proche pour me liquider physiquement d’abord avec l’enlèvement de Lomé et ensuite moralement par les invraisemblables histoires que les braconniers de la presse ont cru pouvoir en tirer pour " tuer le mythe " que je parais à leurs yeux. Moi personnellement, je ne me suis jamais représenté comme tel. Mais il faut vraiment que la chose ait été bien planifiée. Parce qu’on ne peut pas mentir comme cela de façon éhontée. Fabriquer des histoires rocambolesques sur le compte d’une personne sans même se soucier de la vraisemblance. Germain Nama qui a eu le directeur de Sidwaya lui explique que ce n’est pas vrai ce qu’il a écrit. Mais ce dernier persiste.

C’est comme au temps de la PRAVDA en Union Soviétique. Sur les opposants, on fabrique des histoires invraisemblables qui servent à justifier leur mort. Je serai mort à Lomé ce 19 août, c’est cette version qui aurait été servie. Ma famille allait être aussi massacrée pour ne pas laisser de témoin. Pour l’instant, je suis en vie...pour le reste, c’est Dieu qui décide n
" SEP (Société des Editeurs de la Presse écrite)


On veut braconner mon honneur

On racole sur tout. Le fait de me présenter comme un bandit dealer ne suffit pas. Il faut en apporter la preuve. Mon train de vie. Je n’ai jamais parlé de moi, mais je suis hélas contraint de le faire. Je m’excuse par avance auprès de ceux-là que certains aspects de mes propos pourraient choquer.
C’est au début des années 1980 que nous sommes arrivés sur le campus, Zéphirin Poda (Directeur de publication de L’Hebdo) et moi. Lui d’une année mon devancier. Mais nous étions dans le même département d’Histoire et d’Archéologie.

Alors que lui était un excité politique, chantant d’abord que le CNR et son président Thomas Sankara étaient infaillibles et éternels, puis ensuite que Blaise Compaoré qui l’a éliminé avait eu raison, nous, nous avions, tout en croyant profondément en la Révolution et en son président, une approche plus lucide des choses.
Mais déjà, Zéphirin Poda n’était qu’une alouette criant aussi fort que possible pour après aller à la permanence CDR de l’UO négocier des suppléments de tickets RU (Restaurent universitaire) pour tenir le mois.

Sur le campus, alors que Zéphirin Poda attendait la bourse d’installation et le trousseau pour souscrire au prêt moto au CENOU, moi je suis arrivé au Campus avec ma mobylette. Mes parents me l’avaient achetée. Mais ce n’est pas au Campus que j’ai connu une mobylette. Je parle sous le contrôle de mes promotionnaires de l’école primaire de Sanogo (dans le département de Garango). Depuis le Cours élémentaire (CE), je partais à l’école avec ma mobylette.

En raison du soutien familial, j’ai pu changer de mobylette chaque année durant mon cursus universitaire. Tandis que Zéphirin Poda a terminé avec la même mobylette, qu’il a acheté en première année. Mais je n’ai jamais fait dans l’ostentation. Je n’ai pas été éduqué dans ce sens. Devenu grand, je n’ai pas changé. Même si entre temps, mon père décédé, je suis devenu le gestionnaire des biens de la famille. Mais en disant cela, je n’ai aucun mérite particulier. Personne ne choisit ses parents. Ce que je dis là aussi est vérifiable à Gnangdin, à Pagou et à Bittou même.

Mais sur le plan personnel, la différence entre Zéphérin Poda et moi, c’est qu’à Poda, on a tout donné en récompense pour service rendu politiquement, alors que ce que je suis devenu, je le dois à Dieu et à lui seul. Voici pour cela nos parcours professionnels :
En 1990, je passe le concours de l’école de journalisme. Sur les candidats des neuf (09) pays africains francophones qui ont postulé cette année pour le CIERRO, je suis admis major de tous. Deux ans après, je finis la formation major.

Quant à Poda Zéphirin, qui n’a jamais rien réussi par lui-même, c’est en récompense politique qu’on lui offre une place au CESTI de Dakar. Naturellement, il en reviendra sans diplôme. Je ne suis même pas sûr qu’à l’heure actuelle, il a pu obtenir un quelconque diplôme de journalisme. Revenu sans diplôme, ses obligés politiques l’ont, dans un premier temps, casé à la mairie où il n’a pas fallu longtemps pour qu’il indispose Simon Compaoré. Et puis entre-temps, l’affaire David Ouédraogo et quelque temps après celle de Norbert Zongo lui donnent encore du travail. Le seul qu’il sait faire. Les ragots. On créa donc L’Hebdo et on le mit à la tête.

Pour la création de L’Evénement, c’est une SARL en bonne et due forme que nous avons montée. Nous sommes quatre à le faire, pour un capital de 1000 000 F cfa, totalement libéré au Cabinet de Maître Sankara. Les textes sont là. Les actionnaires aussi. Il s’agit de Bamas Stanislas, du vieux Basile, de Germain Nama et de moi-même.

Entre L’Evénement et L’Hebdo, ce n’est pas seulement une différence de ligne éditoriale. C’est totalement une différence d’éthique. L’Evénement s’est mis entièrement au service des valeurs humaines et sociales les plus nobles, tandis que L’Hebdo ne sait rien faire d’autre que les calomnies les plus viles. La mission de ce canard, c’était d’abord de pourfendre le Collectif contre l’impunité, puis ses leaders et aujourd’hui, toute personne qui refuse la compromission.

L’Evénement s’est résolument mis du côté des faibles et des pauvres. C’est pourquoi justement, nous sommes obligés de parcourir tout le Burkina Faso, pour venir en aide aux personnes bafouées dans leurs droits. Dans ces conditions, il est impossible d’avoir une voiture qui tienne longtemps. Ce qui nous contraint d’en changer au moins tous les trois ans. Une " au revoir la France " qui arrive déjà chez nous vieille de dix ans ne peut pas tenir plus de deux ans dans l’état actuel de nos routes.
Mais franchement, si c’est pour une voiture de 12 ans, c’est l’âge de la voiture que m’a cédée mon ami Lucien, que l’on doit s’inquiéter de mon niveau de vie. Je dois dire, il faut vraiment le faire. Car au lieu de s’inquiéter, il faut même me plaindre.

La création de L’Evénement n’a rien apporté de plus à Germain et à moi que nous n’avions déjà acquis. Ce journal n’est donc pas une rente de situation, mais bien pire. Comme nous avons fait les choses dans les règles de l’art, personnel et journalistes déclarés, pigistes décemment payés, pour un journal qui a peu de publicité, les fins de mois sont très difficiles.

L’Evénement verse à Germain et à moi chacun 150 000 F Cfa ( cent cinquante mille francs CFA) par mois. Si nous exigeons plus, le numéro suivant ne paraîtra pas. Mais c’est un sacrifice et nous sommes obligés de faire autre chose pour vivre et faire vivre nos familles. La rentrée scolaire s’annonce. Le journal n’est pas capable de nous faire même des prêts scolaires. Depuis que j’ai quitté la Fonction publique, je n’ai plus de revenu autre que celui que me procure quelques consultations.

Je ne vis pas donc ostentatoirement. La maison familiale que j’ai à Ouaga, je l’ai construite quand j’étais encore au service militaire. C’est un bien commun à mon épouse et moi. Nous avons commencé avec nos économies et puis nous avons demandé un prêt bancaire pour la terminer. Cela est vérifiable auprès de mon ami Dr Mathias Somé, qui m’a présenté au PDG de la BIB, de mon témoin de mariage Baba Hama (Délégué général du FESPACO), qui a accepté être notre caution, malgré l’hypothèque que la banque prenait sur la maison en construction.

Ma ferme à Gnangdin est érigée sur le fonds que mon père m’a légué. J’ai imaginé cette ferme pour qu’elle s’auto suffise dès le départ et pour servir de ferme école à tous mes parents qui sont obligés aujourd’hui, devant la rareté de la ressource terre, de changer leur façon de faire l’élevage. Ceux qui sont venus voir la ferme ont vu l’évolution des choses. De la première case (conservée) que j’ai construite, en passant par la première maison en tôle améliorée, jusqu’aux constructions actuelles en pierre taillée.

Je l’ai fait progressivement à mesure que le retour sur investissement le permettait. Parfois quand c’était financièrement indiqué, je demandais un prêt bancaire.
La construction de la ferme est aussi un véritable challenge pour moi. Je ne l’ai pas fait parce que j’avais de l’argent. Mais je l’ai fait et progressivement parce que je crois qu’elle est utile. C’est la même chose avec la construction avec les matériaux locaux et notamment avec les pierres taillées. Je pense que nous avons la possibilité de retenir nos frères sur place et leur éviter les affres de l’émigration. Nous qui avons eu la chance d’aller à l’école avons une double responsabilité vis-à-vis des nôtres et de notre pays. Tout ce que je fais, je n’ai pas attendu un quelconque poste administratif ou politique pour le faire.

C’est sûr que si j’avais voulu être égoïste, j’aurai pu m’acheter une bonne voiture sans courir le risque de me faire humilier par un ami. Mais malgré cela, je ne regrette rien. Cette épreuve m’a permis de connaître un peu plus l’homme. Je remercie tous ceux, très nombreux, qui m’ont apporté, d’une façon ou d’une autre, leur soutien et leur amitié. Les Burkinabè ne sont pas dupes. C’est possible qu’après cet enlèvement raté, on veille récidiver d’une façon ou d’une autre. Moi je ne connais que Dieu.

Mais ce n’est pas la première fois que l’on recherche des choses à me reprocher. Quand en décembre 1998, immédiatement après l’assassinat de Norbert Zongo, j’écris : "Si l’Etat n’est pas coupable, il est responsable", tout de suite la machine s’est mise en branle pour voir si je n’avais pas détourné de l’argent à mon poste de directeur de la communication de la Deuxième Chambre. On n’a rien trouvé. Et fâché de n’avoir rien trouvé du tout, on avait voulu monter en épingle les perdiems qui m’avaient été servis pour une visite officielle au Sénat en France.

Après, ils se sont rendus compte, les mêmes qui s’acharnent toujours sur moi, qu’il était difficile de retenir cela contre moi. Les perdiems m’avaient été régulièrement servis. Et je n’ai eu droit qu’à mes perdiems et rien d’autre. Et puis, on alla voir du côté de l’Assemblée nationale, si pour l’émission "Ces lois de l’Assemblée..." que j’animais, je n’avais pas reçu un budget ou une dotation que j’aurai mal gérée ou cachée.

Là-bas aussi, très vite, nos fins limiers se sont rendus à l’évidence, il n’y avait rien. On leur a même dit que pour réaliser cette émission, j’utilisais ma propre voiture et mon carburant. Pour cette émission qui a été primée meilleure émission de la TNB en janvier 1997, je n’ai jamais rien reçu de l’Assemblée nationale. Pas même une goutte d’essence.

Comme on le voit, l’acharnement est continuel. On me suit dans mes moindres faits et gestes espérant trouver le moyen de me réduire.

Seul Dieu sait de quoi demain est fait. Je suis conscient de ma faiblesse d’humain. C’est pourquoi, je prie chaque jour pour que le Tout Puissant me préserve de la dérive et de fausses tentations. Comme disent nos sages, "l’homme n’est pas dix". Il est neuf". Je ne suis qu’un homme. Une fois de plus, je m’excuse auprès de ceux que certains aspects de ce récit ont pu choquer n

NAB

L’Evénement

Vos commentaires

  • Le 18 septembre 2007 à 09:20, par Slim En réponse à : > Newton Ahmed Barry : "Je devais être assassiné à Lomé"

    Merci Newton. On n’en a jamais douté. Les "journalistes braconniers" sont de plus en plus nombreux.
    Merçi pour l’éclairage que tu nous apporte. Nous qui prenons toujours du plaisir à lire l’évènement.

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    • Le 18 septembre 2007 à 11:39 En réponse à : > Newton Ahmed Barry : "Je devais être assassiné à Lomé"

      A la place de Barry, je voudrais répondre à M. Kabré ceci : on est jamais trahi que par ses amis.
      Cela va faire 20 ans le 15 octobre 2007 que les Burkinabé le savent. Voulez-vous suivre mon regard... ?
      Courage Barry !
      Tout le monde est corruptible. Mais je refuse de croire que votre prix c’est une Mercedes de seconde main !
      Sabari San

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      • Le 18 septembre 2007 à 15:31 En réponse à : > Newton Ahmed Barry : "Je devais être assassiné à Lomé"

        La preuve que la démocratie existe au Burkina. On ne peut plus, aujourd’hui, enlever un journaliste (ou un citoyen lamda) en plein Ouaga et aller le jeter au Commissariat comme Ahmed a été victime à Lomé.
        Ahmed, tu as mes encouragements et mon soutien pour ta résistance à l’oppresseur togolais. Préservez-moi de mes amis...et même de certains frères... Burkimbila, Paris.

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    • Le 18 septembre 2007 à 14:47 En réponse à : > Newton Ahmed Barry : "Je devais être assassiné à Lomé"

      NAB, courage et continue de ne pas nous decevoir. Je compte sur toi

      Ben

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      • Le 18 septembre 2007 à 17:10 En réponse à : > Newton Ahmed Barry : "Je devais être assassiné à Lomé"

        Salut NAB, je ne sais pas pourquoi ce matin je pensais énormement à toi (pourtant je t’ai jamais connu, juste lut et lut......). j’était entrain de me dire que ça lui fera énormément mal s’il ratait le 20ème anniversaire du décès de "Tomsank" et que finalement peut être ceux qui cherchaient à le "faire" on réussi (je n’avais pas encore lut ton article"). C’est pour te dire que je n’ai jamais cru à cette histoire de voitures, et je ne suis surement pas la seule ! tu n’avais même pas besoin de te justifier, mais on te remercie de l’avoir fait, ça prouve l’importance que tu nous accordes. Ceux qui essaient de te dénigrer ne savent pas à quel point ils te mettent au dessus d’eux.
        Merci beaucoup pour tout ce que tu fais, grace à des gens comme toi on peut encore croire que le Burkina n’est pas perdu. Bon vent et du courage. Que Dieu te protège.

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        • Le 18 septembre 2007 à 23:12 En réponse à : > Newton Ahmed Barry : "Je devais être assassiné à Lomé"

          Salut a tous,
          moi je n’attendais que la version de l’interesse mainteant c’est chose faite.
          Mr Kabre qui demande la version du journaliste togolais dois demander a ces journaux fantomes d’ou ils ont tire ce qu’ils ont ecrit. Quand je lis les eclaircissements de l’illustre journaliste qu’est NAB je suis fier de m’identifier burkinabe a l’exterieur pays des hommes integres.
          NAB courage le peuple burkinabe n’est pas dupe.
          Un fidele lecteur de lefaso.net aux USA

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      • Le 18 septembre 2007 à 19:11 En réponse à : > Newton Ahmed Barry : "Je devais être assassiné à Lomé"

        C’est ahurissant et scandaleux de penser que des hommes peuvent tramer des scénarios diaboliques comme ceux-ci et aller tranquilement dormir avec leurs femme et enfants.
        C’est faire peu cas de la vie d’un homme, et de penser que nos dirigeants donnent cette impression, holàà, nous sommes tous "foutus".
        Que Dieu vous protègent chers Messieurs de l’Evénement.

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        • Le 22 septembre 2007 à 05:02, par Mr TOU En réponse à : > Newton Ahmed Barry : "Je devais être assassiné à Lomé"

          On l attendait c est enfin la, la version de NAB himself.Mais moi je ne comprends pas nos journalistes Burkinabe qui on choisient de faire face au regime en place en jouant un peut a ce qu on appelle `` journalisme d investigation``.Vous croyer que ces gens qui on le pouvoir vont se laisser malmener par vos plumes sans eux aussi chercher a vous tuer professionnellement pour ne pas dire vous ``bruller`` ?!!! Mr Do de Sanfina en ait fait les frais dans une humiliation sans precedante, et ca ca n a pas servit de lesson.Je crois que pour denoncer , etaler , critiquer etc... autrui pour ses abus et ses malversations, il faut d abord etre `` clean``soi meme et peut etre meme cleaner sa famille avant de denoncer a haute voie. NAB, je t ai tjrs lu avec beaucoup de plaisir ; de ton nom jusqu a ton style de jounalisme, j ai aime.Mais cet histoire t a totalement demystifier a mes yeux.Pourquoi ? parceque tu as failli a tes engagements aupres de ton ami qui t a surement fait confiance. Vu l age de ton ami, son passe journalistique que toi meme decris avec beaucoup d eloge, il me parait qu il lui sera tres difficile de chercher a detruire ta brillante carriere juste comme ca.Il ya surement eu RAS LE BOL !On connait comment un endette joue avec celui a qui il doit, surtout au Faso ou la vie est dure.Ton ami a donc du encaisse assez ,et t attendait au tournant comme on le dit.Il ne fallait pas en arriver la ; Mr NAB !Car tu es une referance pour millions de person, en toi on voit quelqu un, dont les principes fondamentaux decoulent de la transparance de la justice et de l egalite pour tous.Ton ami a du etre contraint par toi meme a agire ainsi meme s il est alle trop loin.On t a arrete donc comme un malfrat et ca a fait du bruit et meme beaucoup de bruit !Tes adversaires ont ententu ;ils se sont leves ,ont pris leurs phones ,et se sont appeles.La decision ca du etre, `` on va le salir``.Et ils l ont fait.Dis toi que ya des gens qui ont eu des nuits blanches suite a tes ecrits, je sais que un de tes confreres a fait pleurer la richissine Gando comme une ptite fille, pleurant a haute voie comme un bebe, en disant ``qu est ce que j ai fait au journalistes``.Ca fait mal NAB on le sait, mais c est ton tour aussi.Ce que tu peut faire maintenant c est de prier Dieu a ne pas perdre ton mythe.Fait en sorte que cet histoire soit classee au plus vite et que les gens oublient.Fait comme Simon le maire de Ouaga ;tu vois que depuis qu on l a epingle il s est mis a travailler dure pour que les gens oublient ce qu il a fait ?Mais pour lui ca sera difficile que les gens oublient facilement, car 1 milliard c est trop, il n a qu a jeter l eponge et rentrer au village il est fini.Vraiment c est domage quoi !!je ne sais plus quoi dire.Tu feras avec , c est dure mais qu est ce que tu veux.J espere que ca sera une lesson pour les autres journalistes engages, ou dite d investigation.Tu sais ici au USA ou je vie les journalistes d investigations, je parle des vraies, vivent de leurs femmes fondamentalement.Person ne veut les engager, et comme ils sont passionnes par leur metiers il y restent et demandent a leur femme de les nourrire.Tout cela pour paraitre clean, sans reproche.Car a la moindre reproche ils vont en prison parceque ici quoi qu on disent la law est au main des puissants.Ok merci a tous ceux qui me liront, je m excuse des fautes car je suis entrain de perdre le francais et je m excuse aussi pour le manqu d accent.Beaucoup de courage a toi NAB, clean toi et watch your back all the time !

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          • Le 22 septembre 2007 à 10:34 En réponse à : > Newton Ahmed Barry : "Je devais être assassiné à Lomé"

            Courage Ahmed. Le peuple burkinabè vous soutient. Votre journal est bien apprécié et s’achète. Les autres (suivez mon regard...) ! Personne n’achète leurs journaux ! Même cadeau, on n’en veut pas ! Mais il continue à écrire et à publier ! A croire qu’ils ont des ressources financières illimitées. Le peuple suit tout ça avec attention. Rien ne se pert, rien ne se crée. Le jour viendra...

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          • Le 22 septembre 2007 à 16:50, par Protection divine En réponse à : > Newton Ahmed Barry : "Je devais être assassiné à Lomé"

            Mon cher NAB, après une action de grâce rendu au Dieu suprème je te refaire une lecture de la Bible, il s’agit du Psaume 91. C’est de tout coeur, tu ne me connais pas, moi je te connais. Que le Dieu tout puissant en qui tu as mis ta confiance te préserve car ça une mission divine que tu porte et ta recompense n’est pas ici bas. Mais soit rassuré, nous ne cesserons jamais de te présenter devant Dieu.
            Ton ami inconnu

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            • Le 25 septembre 2007 à 00:50, par Tintin En réponse à : > Newton Ahmed Barry : "Je devais être assassiné à Lomé"

              Chers lecteurs de ce site, au tout début de cette affaire, j’ai déjà dit que NAB est un simple citoyen comme tout le monde et s’il est fautif il doit être traduit de façon régulière devant les juridictions compétentes.

              Mais, de la manière dont les organes de presse comme Sidwaya ou l’Hebdo se sont acharnés sur ce Monsieur que je ne connais d’ailleurs que par ses écrits et quand il présentait certaines émissions et le journal à la TNB, je me suis dit que ça ne peut être qu’une suite politique.

              J’ai pris le temps d’appeler chez moi au Bénin dès que j’ai appris que le journaliste propriétaire de la voiture en question est Béninois pour demander à certaines connaissances s’ils ont une idée de cette salle affaire qui risque de se retourner contre mon cher pays, mais à ma grande surprise, point d’info sur NAB dans la presse béninoise que je suis tous les jours par leurs sites respectifs.

              J’ai eu à appeler directement la direction de l’Evénement pour leur demander de tout faire pourque ce type ne soit pas tuer car il y a quelque choses qui cloche mal dans tout ce qui est raconté dans les deux journaux qui en ont tout de suite fait leur gagne pain.

              Quand j’ai appris que c’est au Togo j’ai appelé un ami qui m’a tout de suite dit c’est une triste affaire qui a ses ramifications jusqu’au Burkina.

              Et, voilà qu’aujourd’hui toute la vérité est là. Après les écrits de NAB, pour ne pas me laisser entrainer dans de la désinformation, j’ai pri tout de suite mon téléphone pour me renseigner auprès des sources données par NAB et dommage, je dirai bien dommage car NAB a bien été victime d’autres choses que celles dont on l’accuse et c’est vraiment regrettable car je ne comprends pas pourquoi en Afrique on ne massacre que ceux qui luttent pour qu’il y ait plus de justice.

              Je souhaite sincèrement que tous nos confrères burkinabé, quelle que soit leur divergences de lignes éditoriales essaient qe se soutenir dans des moments comme ceux vecu par NAB au lieu d’"écrivailler" (permettez le mot car je ne sais pas s’il existe) come ça s’est fait remarquer dans cette histoire qui n’honore point la presse burkinabé en général et les deux journaux à savoir Sidwaya et l’Hebdo.

              Enfin, comme l’a déjà proposé un desintervenant, il faut que cessent les attaques personnelles et que vivent les débats d’idées.

              Pour une presse burkinabé diversifiée et unie à la fois, je vous remercie.

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  • Le 18 septembre 2007 à 09:38 En réponse à : > Newton Ahmed Barry : "Je devais être assassiné à Lomé"

    NAB, nous attendons que tu portes plainte pour diffamation et calomnie !!
    Courage à Toi, seule l’histoire juge les Hommes !!

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  • Le 18 septembre 2007 à 09:53 En réponse à : > Newton Ahmed Barry : "Je devais être assassiné à Lomé"

    M Barry,

    J’avais été outré par les écrits relatant votre mésaventure à Lomé. Car ils n’étaient pas le fruit d’investigations réelles de journalistes de foi. D’ailleurs les fasonautes ne s’y étaient pas trompés.

    A la lecture de votre argumentation très détaillée, j’ai pu comprendre qu’il y’a comme un problème de personnes, d’ex condisciples qui n’arrivent pas à passer outre une animosité née de jalousies estudiantines. Qu’à cela ne tienne !

    Restez-vous même, votre crédibilité ne peut que s’en sortir grandie. En tous cas à nos yeux, nous lecteurs et citoyens burkinabé.

    Courage !

    Le Burkinabé des Ardennes

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  • Le 18 septembre 2007 à 10:26, par bedié En réponse à : > Newton Ahmed Barry : "Je devais être assassiné à Lomé"

    Du courage NAB, il faut tjrs continuer le combat et c’est en cela que tu contriburas à éclairer ce peuple qu’on essai toujours de garder dans l’obscurité pour mieux l’exploiter ;que DIEU te protège.

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  • Le 18 septembre 2007 à 10:46 En réponse à : > Newton Ahmed Barry : "Je devais être assassiné à Lomé"

    BARRY,
    Sans te mentir, le point que tu viens de produire me reconforte énormément. En effet, je l’attendais depuis et il ne venait pas. Ce qui m’inquiétait davantage. Continue sereinnement ton boulot et reste tel.
    Je ne te connais pas directement mais tu as commencé à visiter ma famille comme bien d’autres familles de ce pays avec ton émssion "Ces lois de l’Assemblée" que nous apprécions si bien à la maison.
    Saches que dans toute société il y a "Les gâteaux" ! Redouble de vigilance seulement.

    Merci et courage

    Guetabamba KOMBELEMSIGUIRI

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  • Le 18 septembre 2007 à 10:48, par Lefaso.net En réponse à : > Newton Ahmed Barry : "Je devais être assassiné à Lomé"

    Autant les écrits de Sidwaya et de l’Hebdo m’avaient laissé sur ma faim, autant la version de NAB ne me convainc pas totalement.

    Il y a comme un malaise quand je le lis. Comment un ami de longue date peut se retourner comme ça contre vous ?

    J’espère qu’il y aura un journaliste vraiment pro pour aller enquêter à Lomé,ou au moins nous donner la version du journaliste togolais et pourquoi pas celle de la sécurité togolaise.

    Kabré

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  • Le 18 septembre 2007 à 11:17, par Oran En réponse à : > Newton Ahmed Barry : "Je devais être assassiné à Lomé"

    NAB,

    J’ai été convaincu que tu n’étais pas un Journaliste comme les autres lors des obsèques de Norbert Zongo. En effet, tu as étais en tête de cortège, courageusement et modestement. Il me faudrait plus de calomnies pour me convaincre "de la fin de ton mythe". Beaucoup de courage et surtout prends soin de toi et de ta famille. C’est notre raison d’être.

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  • Le 18 septembre 2007 à 11:47, par sawa En réponse à : > Newton Ahmed Barry : "Je devais être assassiné à Lomé"

    Enfin un homme integre sur notre terre !

    Merci de cet eclairage. Bon courage Monsieur

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  • Le 18 septembre 2007 à 11:50, par El Phenomeno En réponse à : > Newton Ahmed Barry : "Je devais être assassiné à Lomé"

    Newton Ahmed BARRY, Dieu n’abandonne jamais ses enfants. Ce que je peux dire c’est tout simplement courage à toi et que Dieu te protège. Cette histoire de voiture de voiture dès le départ, nous étions convaincu de sa fausseté ! Dieu merci, tu es revenu parmi nous ! Continue ; tu as notre soutien ! Quant à SIDWAYA et L’HEBDO ? ce n’est pas la peine d’en parler ! Nous savons tous de quel bord ils sont !
    Encore courage !

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  • Le 18 septembre 2007 à 12:09 En réponse à : > Newton Ahmed Barry : "Je devais être assassiné à Lomé"

    Que Dieu te protège.
    Tant que l’on vivra, la verité s’éclairera un jour.
    un ami à l’exagone.

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  • Le 18 septembre 2007 à 13:20, par ALY DIALLO En réponse à : > Newton Ahmed Barry : "Je devais être assassiné à Lomé"

    Enfin !Je n’osai pas croire en tout ce que j’ai lu auparavant sur votre mésaventure Togolais.
    J’espère Newton que vous porterez plainte afin de percer l’abcès .Qui sait jusqu’où nous meneraient les investigations.
    Mais n’oubliez jamais cette prière qui dit que :"Dieu,preserve moi de mes amis ;mes ennemis je m’en chargerais."

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  • Le 18 septembre 2007 à 13:30 En réponse à : > Newton Ahmed Barry : "Je devais être assassiné à Lomé"

    Salut à Ahmed

    Je ne trouve pas utile de nous donner des explications, on vous connaît même dans les hameaux de culture du burkina (BURKINA). Pour tous ceux qui ont la chance de lire l’évènement savent qui vous êtes. Laissez les parler, le peuple sait que vous êtes intègre.
    merci
    c_victorbf@yahoo.fr

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  • Le 18 septembre 2007 à 13:59, par yeraldicko En réponse à : > Newton Ahmed Barry : "Je devais être assassiné à Lomé"

    Dieu merci que tu soit revenu entié mon frere !reste sobre et humble. Tu as ttes nos prières en ce moi beni du ramadam,ne parle plus de toi même, laisse nos bobos griots le faire sinon ils servent a quoi ,eux qui attendaient impatiement tes finerailles pour boire et boire

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  • Le 18 septembre 2007 à 14:17 En réponse à : > Newton Ahmed Barry : "Je devais être assassiné à Lomé"

    Mon cher ami
    Tu te rappelles que je t’ai dit que ce n’était pas facile. Merci à ton cousin et oi meme d’avoir eu une bonne réaction. Il faut redoubler de vigilance car qui a, bu boira

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  • Le 18 septembre 2007 à 14:26, par Ibou En réponse à : > Newton Ahmed Barry : "Je devais être assassiné à Lomé"

    Finalement t’es pas mieux que le autres alors ?

    Pourquoi déverser ta haine sur des pages et des pages sur un des confreres. Tu t’en serais sorti grandi si tu avais traité le sujet avec plus de dignité et de recul. Au lieu de vouloir te venger de la sorte. Quelle différence entre ceux qui assasiné Norbert Zongo et toi finalement ? Le moyen que tu as toi "d’assassiner" qq1 c’est ta plume et tu t’en es pas privé... C’est dommage !

    Franchement autant j’avais des doutes sur l’écrit de sidwaya et autant j’ai détesté l’hebdo, autant tu me deçois encore plus compte tenu de l’estime que je te portais.

    Dans tous les cas, ya pas de fumée sans feu ! Quels gachis tout ça !

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    • Le 18 septembre 2007 à 20:30 En réponse à : > Newton Ahmed Barry : "Je devais être assassiné à Lomé"

      Cela vous fait vraiment mal de voir la grandeur et la noblesse s’exprimer en toute liberté. Tout dans ces lignes est noble. Il n’y a rien d’autre que de la grandeur.

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    • Le 19 septembre 2007 à 01:12 En réponse à : > Newton Ahmed Barry : "Je devais être assassiné à Lomé"

      "Les Ibou aux yeux gluants, à bas !"
      - Thomas Sankara (il n’y a pas de fumée sans feu !)

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    • Le 19 septembre 2007 à 09:16, par hask En réponse à : > Newton Ahmed Barry : "Je devais être assassiné à Lomé"

      Je peux comprendre l’envie de vengence ! Mais j’avoue que l’écrit sur la vie privée de NAB n’a pas lieu d’être. Il a lui même prévenu qu’il allait choquer et effectivement c’est choquant de voir autant de détails inutilies sur la vie privée ! Le fait d’avoir apporté sa version des faits "suffisait" c’est selon.
      Je ne sais pas ce que je ferai à sa place (peut être je ferai pire) mais les grands hommes montrent l’exemple, par la grandeur des actes qu’il posent.
      "On ne répond pas au coup de pieds de l’âne par une autre coup de pieds" comme aime à le répéter un de mes anciens.

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  • Le 18 septembre 2007 à 14:36 En réponse à : > Newton Ahmed Barry : "Je devais être assassiné à Lomé"

    Bjr NAB ; vous êtes aussi intègre et patriote que l’était feu Norbert Zongo ! et comme lui malheureusement le pouvoir de la iV republique ne vous laissera jamais de repit ; soyez encore plus prudent et restez simplement vous même !

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  • Le 18 septembre 2007 à 16:05 En réponse à : > Newton Ahmed Barry : "Je devais être assassiné à Lomé"

    Il y a des gens qui ne vous arrivent pas aux genoux et qui espèrent vous voir tomber. Mais Dieu sait faire les choses. Petit esclave, je suis très content de te lire. Tu n’as pas craindre. N’oublie pas de dire merci à tous ces internautes qui ont passé le temps à crier à la bassesse concernant tes pourfendeurs. Dieu te garde et garde ta famille. Comme on dit vulgairement "un grand est grand même quand on cherche à l’humilier.

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  • Le 18 septembre 2007 à 19:32, par Aziz Boulkiemdé En réponse à : > Newton Ahmed Barry : "Je devais être assassiné à Lomé"

    NAB, toi, tu ne connais pas le côtier d’abord. Il peut même vendre sa mère pour moins qu’une mercedes. Tout le monde n’est pas aussi intègre et digne comme nous les burkinabè. Prochainement fais attention à toi. Dieu te protège.

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  • Le 18 septembre 2007 à 22:56, par Damis En réponse à : > Newton Ahmed Barry : "Je devais être assassiné à Lomé"

    Haros sur ces braconniers de la presse burkinabè

    Salut Newton et salut lefaso.net,

    J’ai avec beaucoup de joie que j’ai appris le retour de NAB et lu sa version des fats qui vient rétablir ... les faits. Tu es un journaliste exemplaire et tous les honnêtes citoyens le savent et le savaient depuis ton passage à la télé et dans d’autres structures. Je ne pense pas que tu fais le journalisme pour l’argent. Si c’était le cas, tu serais resté dans le public et tu te serais compromis politiquement ou simplement crée un torchon de propagande politique et de griotisme abject en lieu et place du meilleur des journaux burkinabè qu’est l’EVE dont tu as ( contribuer à la création. Courage grand frère. A quelque chose malheur est bon. Tu connaissais tes détracteurs mais maintenant tu les connais davantage et sais jusqu’où ils peuvent aller. Néanmoins en lisant les vomissures des braconniers, on se rend compte tout de même que Newton est « un mythe » (qui reste entier), il est « une star de la plume », « l’image de marque » de l’EVE fait des jaloux, etc. Comme quoi, même si on n’aime pas le lièvre il faut reconnaître qu’il court vite. Bravo Newton, bravo GBN, bravo l’EVE. Vous êtes l’espoir des opprimés, des veuves et orphelins, la voix de ces millions de sans voix.

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  • Le 19 septembre 2007 à 03:30 En réponse à : > Newton Ahmed Barry : "Je devais être assassiné à Lomé"

    Toi Ahmed, vraiment, tu parles comme un Bobo qui a fini de vendre son coton et qui avec son argent de coton, il a pris quelques litres de dolo. Comme ces bobo qui se ventent de cultiver des hectares, toi aussi tu dis que tu roulais sur moto depuis CP1. Arrête avec ces histoires de cabaret (mais si tu veux boire un coup invite moi).
    Cher amis inconnu vraiment, je te souhaite de la force ; et de l’honneur.
    Vraiment la grandeur, ca se mérite ; nous connaissaons Ahmed que par les journaux mais nous sommes tous prêts à mettre nos mains dans le feu pour dire qu’on l’accuse pour rien. Pourquoi cela ? Tout simplement parce que on ne peut pas faire semblant avec l’honneteté. Ceux qui l’attaquent même quand ils essaient de paraître honnetes ils échouent, que dire quand ils essaient d’être honnete.
    De toutes les facons, ce qu’une question de temps ; ils finiront par se manger entre eux. Tout le monde sait comment ils sont.
    Cher Ahmed, nous sommes avec toi.

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    • Le 20 septembre 2007 à 00:34 En réponse à : > Newton Ahmed Barry : "Je devais être assassiné à Lomé"

      Je crois qu’il etait du devoir de Newton d’eclairer ses lecteurs et le public sur les faits qu’il a vecus a Lome. Il a donc rempli sa part de responsabilite. Il appartient maintenant aux citoyens que nous sommes de remplir notre part du contrat de la democratie, a savoir, montrer aux abuseurs de pouvoir que nous sommes un rempart solide contre leurs attaques a l’encontre du cinquieme pouvoir et des organisations de la societe civile. Lorsque je lis dans l’ecrit ci-dessus que "de toutes les facons, ce n’est qu’une question de temps ; ils finiront par se manger entre eux", je dis que c’est ce meme discours attentiste qu’on avait toujours tenu lorsque la vie de Norbert Zongo etait menacee. Imaginez que le peuple avait fait clairement comprendre a nos dirigeants qu’il ne tolererait pas qu’on touche a un cheveu de N. Zongo ; pensez-vous qu’il aurait connu ce sort tragiquei ?
      Je me rappelle d’ailleurs que dans un editorial apres la mort de NZ, le Journal du Jeudi (JJ) avait fait son "mea culpa" en reconnaissant que si les autres organes de presses s’etaient saisi du dossier David Ouedraogo a l’epoque, le directeur de l’Independant serait peut-etre aujourd’hui en vie. Alors la question aujourd’hui est la suvante : Que font JJ et les autres journaux independants pour s’assurer qu’ils ne vont pas revivre un autre assassinat crapuleux d’un confrere ?
      Il nous faut arreter de croire et d’ecrire que les plus courageux d’entre nous sont des mythes (donc invincibles—c’est peut-etre a dessein que Sidwaya distille ce mot "mythe" dans les contreverites qu’il propage). Ils ne sont ni heros, ni mythes, ni super Burkinabes ; Ce sont des Burkinabe avec des forces et des faiblesses qui ont simplement beaucoup plus de conviction et de determination dans la defense de la democratie et des droits humains. Ils ont de ce fait constamment besoin de se savoir soutenus par leurs concitoyens dans la lutte qu’ils menent quotidiennement contre les bastions de nos pouvoirs corrupteurs.
      Lorsque les plus courageux/courageuses d’entre nous se sentiront constamment soutenus (par les actes que nous posons chaque jour en tant que citoyens, et non seulement par des paroles) alors ils/elles se sentiront plus libres pour oeuvrer davantage a la promotion de nos droits humains.
      Que Dieu sauve le Burkina Faso.
      Chris K.

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      • Le 20 septembre 2007 à 20:31 En réponse à : > Newton Ahmed Barry : "Je devais être assassiné à Lomé"

        Stop ; vous n’avez pris qu’une partie de mes propos ; ce n’est pas grave dans la mesure ou ce que vous dites est vrai. Rassurez-vous, vous me trouverai en premiere ligne de toutes les actions contre les abus de toute sporte. Je suis content de votre reaction et comme vous devez aussi lire la derniere phrase. Je precise que je suis avec ahmed. Nous ne baisseront pas la garde. Mais si vous vous faite confiance a ce peuple, moi, je pense qu’il ne le merite pas. Je n’attends rien de lui.

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        • Le 22 septembre 2007 à 01:07 En réponse à : > Newton Ahmed Barry : "Je devais être assassiné à Lomé"

          Merci de continuer cette discussion utile que l’article de Newton AB nous permet de mener ici. Ne vous en faites pas, j’ai bien compris que vous prenez faits et causes pour le journaliste qui a ete violente et traumatise. Cependant je ne comprends pas pourquoi vous tenez des propos contradictoires : vous etes en premiere ligne des actions contre les abus, et pourtant vous dites que vous ne faites pas confiance a ce peuple. Quel peuple ? Est-ce que nous en tant qu’individus pouvons exister en dehors de ce peuple dont vous parlez. Le peuple, c’est nous tous ; certains sont plus aptes que d’autres ; certains sont plus eclaires que d’autres, mais c’est tout cet agregat qui fait le peuple. Il y a des fois ou les plus passifs sont plus nombreux que ceux qui sont toujours prets au combat, mais c’est tout cela qui fait un peuple. Si on etait tous equitablement exigeants au meme moment, on n’aurait pas pu ou eu besoin de passer un contrat social ou politique comme le contrat de la democratie. Ce que chacun de nous doit faire, c’est d’oeuvrer au renfermissement et a l’amelioration du fonctionnement de ce contrat (tout le monde ne peut le faire de la meme facon ou avec la meme energie). Actuellement vous et moi et les autres sur ce forum contribuons d’une certaine facon a ce processus (il y a bien des millions de concitoyens qui ne peuvent ni avoir acces, ni utiliser ces outils que sont l’ecriture et l’ordinateur). C’est une de nos contributions possibles ; elles ne sont pas meilleures ou pires que celles des autres. Il est plus que jamais imperieux que tous ceux qui savent et peuvent utiliser l’ecriture et l’internet mettent ces outils au service de notre jeune democratie en ecrivant et en invitant nos jeunes freres a nous joindre dans l’animation de tous les forums ouverts aux discussions se rapportant au faso ou a l’Afrique. Lefaso net est en cela un instrument que nous devons cherir en l’animant regulierement.
          Chris K.

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          • Le 22 septembre 2007 à 11:11 En réponse à : > Newton Ahmed Barry : "Je devais être assassiné à Lomé"

            Quand je parle de ce peuple, il est vrai qu’il est difficile d’être en dehors. Je constate avec douleur, comment presque chaque individu est pret à abandonner des causes justes et nobles au profit de petits intérêts passagers. Je pense encore à certains avec lesquels nous avons commencé de luttes qui ont passé le temps à composer avec ceux auxquels nous demandions un peu plus de justice. Que dire de la grande masse de Burkinabé, qui prennent prétexte sur leur analphabétisme pour saper la fièrté d’être burkinabé. Que penser de ces coutumiers, de ces religieux, de ces intellectuels qui aiment à repeter que c’est cause perdue que vouloir défendre la justice et l’équité et qui refuse d’aller voter ou qui votent pour quelques poignées de rien. Je pense que ce peuple mérite ses souffrances.

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  • Le 19 septembre 2007 à 18:39 En réponse à : > Newton Ahmed Barry : "Je devais être assassiné à Lomé"

    J’ai été très satisfait de Votre écrit. Après l’assassinat de Norbert ZONGO je m’étais dit que tout est fini. Dieu merci il ya toujours de la lignée des ZONGO intègres. Que Dieu te protège des hommes vains sur tous les sens.

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  • Le 19 septembre 2007 à 19:05 En réponse à : > Newton Ahmed Barry : "Je devais être assassiné à Lomé"

    Bonjour chèr esclave car je suis yarga,sincèrement j’étais déçue en lisant les messages des hommes ne sachant pas la signification d’homme intègre. Je ne croyais pas mais j’avais voulu que tu nous donnes des éclaircissements et enfin cela est arrivé. Je te félicite pour ton courage,ton honnêtété. Etre un grand,un homme respecté,recherché c’est un don,le désir de Dieu,et je t’assure que quelque soit ce que Hebdo et Sidwaya racontent n’auront jamais d’influence sur toi,jamais on ne perdra le réseau ,on te suit,t’encourage,prie pour toi chaque jour que Dieu fait. On ne publie pas des informations parce qu’on a le plaisir de stoper la carière d’un être exceptionnel,et qu’ils se rappelent qu’il ya plein de choses sur lesquelles écrire par exemple la misère quotidienne des Burkinabés que de s’asseoir inventer du n’importe quoi. Newton,tais toi c’est la jalousie,on te fais confiance,même dans le rêve ils ne peuvent pas être à ta place et même si le monde changeait,jamais ils ne seront comme toi,alors que faire ? Il ne reste que de vouloir nous embrouiller, pourtant on sait qui est qui,qui est capable de quoi,et en parlant on sait si tu es sincère ou tu prend ton interlocuteur pour "un nez percé".Et j’ajoute ceci,si vous ne voulez pas que le Burkina change restez à l’écart,ne cherchez pas à mettre le beurre sur les yeux de la population. Prend maintenant tes distances avec les gens ,rappelles toi toujours de cette phrase :"Aimer son prochain mais jamais avoir confiance en lui".

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  • Le 19 septembre 2007 à 20:00, par Un lecteur de l’Evénement En réponse à : > Newton Ahmed Barry : "Je devais être assassiné à Lomé"

    Du courage cher Newton,

    Merci pour ton courage et ta persévérance. Comme on le dit, il n’est pas aisé de parler de soi-même. Mais souvent cela est nécessaire pour rabattre le caquet à certaines pies et autres espèces du genre.

    Bonne continuation surtout !

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  • Le 20 septembre 2007 à 11:42, par alain ouedraogo En réponse à : > Newton Ahmed Barry : "Je devais être assassiné à Lomé"

    je crois que l’histoire ne se repetera pas mes chers assassins.sil vous plait ayez pitié de nous.nous navons pas encore fini d’essuyer nos larmes pour la mort de norbert zongo.alors de grace,ne recommencez plus.qunat a toi mr barry,sache que dépuis l’annonce de cette nouvelle,seuls les imbecile osent penser et croire a ces ragot.nous sommes et demeureront derriere toi.que dieu te protège et affute davantage ta plume.continue ainsi. les jaloux vont perir

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  • Le 23 septembre 2007 à 19:49 En réponse à : > Newton Ahmed Barry : "Je devais être assassiné à Lomé"

    J’ai du mal à comprendre qu’une affaire civile de Mercedes se termine par une interpellation policière dans des conditions pour le moins scabreuses, irrespectueuses du code de Procédure Pénale togolais. En tout état de cause, si le cas échéant, cette procédure devait aboutir à une procédure pénale, NAB peut invoquer la nullité de l’ensemble de la procédure, compte tenu de l’irrégularité de la garde à vue, ensemble les conditions inhumaines de l’interpellation.
    Quant au volet civil, encore faut-il que ce togolais délivre une assignation en bonne et due forme à NAB. Ce qui n’est pas encore le cas.
    Il faut souhaiter que notre jeune démocratie burkinabè continue de prospérer car ceci nous permet d’éviter ces types de situation arbitraires. Liberté, je chérie ton nom. Sidbala, Ouagadougou.

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