Ibrahim Komi, un soldat artiste au SIAO

Publié le jeudi 6 novembre 2008

Ibrahim Komi, un soldat artiste au SIAO

Ceux qui empruntent régulièrement l’avenue Charles de Gaule ont certaine remarqué ces œuvres d’art de grandes envergure qui tonnent dans les environs de la radio nationale. Comme un dispositif d’accueil, ces œuvres sont exposés à l’entrée du SIAO. L’artiste, lui se trouve dans les parages avec ses collaborateurs. Son profil surprendrait plus d’un.

A l’entrée du SIAO, il y a une femme qui pile du riz. Derrière elle, on aperçoit une forêt. Entre les buissons et les feuillages des arbres, on peut observer des autruches qui s’alimentent, des lions qui s’accouplent, un tigre qui étouffe sa proie sur un arbre, bref toutes les situations qui peuvent se présenter dans une forêt s’y trouvent. Vous pensez à un vrai écosystème, mais vous n y êtes pas. Il s’agit d’un biotope artificiel monté de toute pièce par un artiste assez spécial. Ibrahim Komi est un soldat du régiment de sécurité présidentiel, après le service, il s’adonne à une activité qui le passionne. L’art plastique. Il crée des animaux sauvages en grandeur nature, des plantes de toutes tailles et des pots de fleurs, le tout à des fins décoratives.

Au début de ses activités artistiques il y a deux ans, Ibrahim Komi était confronté à la réticence de la hiérarchie militaire. « Avec ma carrière militaire ce n’était pas simple au début. Je n’avais pas le temps. Mais le plus dur c’était l’attitude de la hiérarchie. Ces genres d’activités sont généralement réservés aux civils. Donc elle concevait difficilement que je fabrique des œuvres d’art », nous explique-t-il.

Mais fort heureusement pour lui, les choses se sont arrangées très vite. Il a fait ses preuves à travers ses œuvres, et ses supérieurs ont apprécié positivement. « La hiérarchie a compris qu’à travers mes œuvres, je fais honneur à l’armée » nous dit Komi Ibrahim avec fierté. Aujourd’hui, il ne rêve que d’une chose. Participer à des compétitions d’art plastique pour remporter des prix afin de légitimer son talent.
Ibrahim a ouvert les portes à d’autres militaires. Depuis que son talent ont été valorisé par sa hiérarchie, bon nombre de ses collègues se sont lancés dans des productions artistiques. La preuve que l’armée est aussi un milieu dans lequel l’art peut éclore.

Thierry R. Ouédraogo

Lefaso.net

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