Blaise Compaoré : Tout le temps que le peuple voudra !

Publié le jeudi 16 juin 2011

Blaise Compaoré : Tout le temps que le peuple voudra !

« Combien de temps va-t-il encore tenir ? » Telle est la grande question pleine de dépit que se pose un confrère parlant du Président du Faso et de la situation nationale, faisant ainsi chorus avec une certaine obédience politique qui ne cache pas ses espoirs et ses rêves de voir Blaise COMPAORE débarqué du pouvoir hic et nunc quels que soient les moyens et les conséquences. C’est à croire que tout ce qui se passe est assimilable à des coups de boutoir orchestrés et planifiés pour venir à bout du pouvoir en place et que cette éventualité ne serait plus qu’une question de temps.

En réalité, plus qu’un questionnement sur l’avenir de Blaise COMPAORE qui serait déjà scellé, à en croire les tenants de ce discours, c’est une certitude qui est affirmée, la seule incertitude s’il y en a encore, étant le temps qu’il pourra « encore tenir ». Une analyse qui nous interpelle, d’autant plus qu’elle nous engage tous même si nous n’en sommes pas responsables et que ceux qui la tiennent sont suffisamment grands pour s’assumer pleinement. Pour accréditer sa thèse et nous convaincre de sa vista, notre confrère se plaît à dresser un tableau apocalyptique de la situation nationale, avec en prime des « indiscrétions » sur la peur-panique qui se serait emparée de la famille du président laquelle le pousserait vers la sortie pour tenter de sauver ce qui se peut encore. Des « confidences » qui viennent montrer qu’on est dans un journal d’investigations et raffermir le « sérieux » de l’article. C’est tout dire !

Les jeux seraient donc ainsi faits et plus rien ne pourrait sauver le « soldat COMPAORE » ; même pas l’éternel « Hermann YAMEOGO, l’éternel sauveteur de la dernière minute ». Pour enfoncer le clou on nous le fait tenir pour dit : le fiasco mémorable du meeting du 30 avril de l’opposition pour exiger ce débarquement n’a été qu’un simple malentendu entre le peuple et les organisateurs. D’ailleurs tout serait rentré dans l’ordre depuis lors et l’opinion publique ne jure que par les communiqués du chef de file de l’opposition !

En vérité, à lire ce tableau, on ne peut pas ne pas aboutir à la certitude qui se dégage de cette question : « combien de temps va-t-il encore tenir ? » Et pourtant depuis qu’elle a été posée, on attend de voir. Quelque chose cloche donc quelque part. Il faut dire qu’au moment où on la posait, le Burkina Faso était à sa énième mutinerie et une dernière qui non contente d’apparaître comme un pied de nez au Président du Faso (qui avait reçu et fait des promesses aux soldats et qui était en deuil), atteindra des summums jamais égalés, tant dans la défiance à toutes les règles de la république, que dans la violence gratuite. Le scénario parfait pour un « final » qui devait mettre un terme à la résistance pourrait-on dire. Le fruit était mûr et bien mûr. Et pourtant !

Non seulement ce « final » a produit l’effet contraire, c’est-à-dire un sursaut salvateur de la République, mais il a totalement inversé l’ordre des évènements. Un renversement de situations qui est loin d’être le fait du hasard. Bien au contraire, il était prévisible. Pour la simple et bonne raison que les arguments de ceux qui appellent à une mise entre parenthèse de la démocratie sont tirés par les cheveux et s’apparentent beaucoup plus à des rumeurs et à de l’intox qu’à des faits ou des hypothèses simplement plausibles.

Il faut dire que le pouvoir n’a jamais été autant chahuté et des symboles de la Nation autant bafoués. De même, on a eu quelquefois l’impression que la situation était hors de contrôle et que tout ira de mal en pis. Par ailleurs, le contexte international avec les révolutions arabes a certainement donné des idées et libéré les imaginations.

Mais de là à tirer des plans sur la comète, il y a un pas qu’on devait se garder de franchir, ne serait-ce que pour ne pas servir de prétexte ou encourager la chienlit. Il faut croire que des acteurs ont choisi de ne pas en tenir compte. Certains étaient de fait devenus les théoriciens des mutineries qu’ils évitaient soigneusement de condamner ou d’importuner, tandis que d’autres n’avaient aucune gène à apparaître comme des parrains de mutins avec lesquels ils ont partagé les beaux jours du Collectif des années 1998-2000. Ceci explique-t-il cela ?

On peut le penser et la connivence réelle qu’on a sentie était d’une indécence sans nom. Personne ne leur demande de se repentir aujourd’hui, car ce serait peine perdue, puisque cela suppose une bonne dose de bonne foi et d’attachement à la République. Et cela n’est pas donné. Néanmoins nul ne pouvant se prévaloir de ses propres turpitudes, nous sommes tous en droit de ne plus leur accorder grand crédit. On sait que cela ne leur fait ni chaud ni froid, mais une telle situation laisse toujours des traces.

Mais puisque la question est posée, il faut bien y répondre même si de toute évidence nous n’y sommes pas invités ; « Combien de temps Blaise COMPAORE va-t-il encore tenir ? ». A notre sens, il ne fait aucun doute que le peuple burkinabè reste encore maître du jeu. Ce faisant, le Président du Faso tiendra tant que ce sera le cas. Dire que certains se voyaient actuellement en train de s’introniser « grands vizirs ».r

Cheick Ahmed
ilingani2000@yahoo.fr

L’Opinion

Messages

  • Respectez au moins votre metier de journaliste au lieu d’être eternellement un griot. Vous ne rendez service ni à BLAISE COMPAORE ni au peuple Burkinabè. Dommage de la part de quelqu’un qui se dit journaliste.

  • Bel analyse Monsieur, cependant, manque d’objectivité, car, à vous lire on n’en doute point du côte où vous vous penchez.

  • Toujours en train de prendre le contre-pied de ses collègues journalistes, mais n’initie jamais des questions sensées !Chanter et toujours chanter...! Changez d’esprit !

  • Cet article est d’une nullité inégalée, celle d’une analyse bancale et accusatrice sans valeur.
    Les derniers évènements sont le fruits de l’enlisement d’un pouvoir qui n’a que trop duré. Que l’opposition demande le départ de Balise Compaoré n’a rien d’antidémocratique. Dans toutes les démocraties dignes de ce nom on peut demander la démission d’un président même si on sait qu’on ne l’obtiendra pas.
    Je crois vous avez à apprendre de la démocratie tout journaliste que vous prétendez être.

  • Bravo !!! Belle reflexion digestive. passe à Kossiam prendre ton enveloppe. Puisque c’est ça ton objectif à travers toute cette masturbation cérébrale.

  • Bonjour, journal l’Opnion. En vous lisant je suis pris d’une certaine pitié pour votre journal. On sent un effort désespéré que vous déployez pour essayer de plaire à celui qu’on sait. Mais en même temps on sent que vous souffrez dans cet effort car vous manquez cruellement d’argument. En effet quelle argutie pouvez vous encore sortir qui ne l’ai pas déjà été par ses thuriféraires au cours de 24 ans de règne, caractérisées par une aggravation de la misere et du désordre social et économique dans le pays ? Pour vous éclairer par rapport à la question posée, il faut comprendre qu’il sagissait de savoir jusqu’à quand votre Dieu Blaise s’entetera à ne pas vouloir comprendre que les temps ont changé, que les burkinabe ont compris le jeu de dupe, et qu’il doit se prononcer clairement sur ses intentions concernant l’article 37 de la constitution ?

  • Le peuple, on peut le manipuler, l’intoxiquer, et meme voter a sa place ou changer les resultats des votes. Blaise Compaoré doit absolument laisser la constitution comme elle est actuellement et ne pas chercher a se representer si il souhaite la paix pour son pays.

  • Je suis tout à fait d’accord avec certains de vos propos monsieur. Le fait notamment que de plus en plus il manque de sérieux et de rigueur dans le traitement de l’information dans un journal comme l’évènement qui revendique faire de l’investigation. L’avalanche de conditionnel dans le écrits me dégoutte sincèrement. Toute fois, si y a bien dans ce pays un journal à qui on a jamais accordé de crédit et à qui on accordera jamais de décrit entre l’évènement et l’opinion je crois qu’il y a l’ombre d’aucun doute que c’est le dernier cité.Il suffit juste de remarquer où est qu’on trouve ce journal. Jamais chez un Burkinabé à domicile ou dans la rue. Toujours dans les administrations qui sont obligés de s y abonner. La simple raison en ai que vous n’avez jamais objectivement traité l’information. Votre ligne consiste en une défense aveugle du système et de Blaise juste pour bénéficier de prébendes. C’est là l’une des raisons de la crise actuelle. Changer un jour...

  • Justement ; le peuple ne veut plus !! avez encore rien compris,

  • Si vous saviez a quel point vous faites pitie ? Defendre, toujours defendre aveuglement le Dieu Compaore. Et bien si vous choisissez de ne voir plus loin que le bout de votre nez tan-pis pour vous...

    • Mr Lingani,
      Dans votre article du 3 juin dont le titre était le suivant : Mutineries : Nous sommes fatigués !
      Vous avez fait une très belle analyse et vous avez été félicité, mais j’avoue que j’ai été très déçu de cet article, j’ose croire et espérer que ce n’est qu’une erreur dans votre parcourt l’erreur est humaine et je vous pardonne, mais de grâce ne vous décrédibilisez pas pour faire plaisir à des gens qui n’en n’ont rien à foutre de vous.
      Au plaisir de lire un article digne de votre plume que nous connaissons. Ne prenez pas en mal les remarques, dites-vous que vous faites un métier ou l’erreur n’est pas permise.

  • Tout cet article est scandaleusement honteux...

  • Bonjour Monsieur Cheick Ahmed,

    Vous manquez d’objectivité et vous etes comme tous ces griots qui chantent les louanges des Puissants du moment. Vous n’avez jamais, jamais, jamais eu un d’esprit critique vis-a-vis du pouvoir de Blaise Compaoré. Vous ne rendez pas service a votre mentor, mieux, ou pire, vous ne rendez pas service au peuple Burkinabé.

    Et au delà de tout ça, vous faites franchement pitié.

    • mon type,selon moi on a l’un des meilleurs presidents de l’Afrique,qui !respecte son peuple sa fonction et surtout la constitution.pour Mr COMPAORE dira non a la population come ATT du MALI pour etablire la democratie BURKINA (com les occidantaux)ne gatez pas le nom de notre sauveur merci

  • C’est vraiment nul comme article ; ça fait tout simplement pitié...

  • Je cite :<< On peut tromper tout le peuple une partie du temps ; on peut tromper une partie du peuple tout le temps ; Mais on peut pas tromper tout le peuple tout le temps>>
    Bizare que personne ne félicite cet écrit....
    Pourtant que je remercie ce journaliste,car il donne l’occasion de dire non seulement de dire le contraire(vérité)
    mais aussi ...
    Merci de nous montrer la vrai source du problème !
    "vous pouvez supprimer la partie avant de publier si besoin est."
    Merci encore !!!

  • Je suis vraiment deçu en lisant cet éditorial de l’opinion qui, je l’ai contasté, attend que les autres journalistes des autres organes écrivent pour réagir. Malgré le fait ses confrères observent un silence comme seule réponse aux diatribes de l’opinion, ce journal continue.On le multiplie par zéro mais il insiste. C’est quoi ce journalisme ? L’opinion ne rend service ni au président du faso ni au peuple. Rien ne sert de s’asséoir dans son bureau climatisé et attendre les choses pour réagir de façon épidermique si tant est que on travaille pour servir son pays. La liberté d’opinion, on est tous d’accord. Mais cette façon d’en jouir est une insulte au peuple. Quand la crise était à un certain niveau, personne parmi les défenseurs du PF n’osait lever le doigt. Tout le monde s’était tu. Maintenant qu’il s’en est sorti indemme, les savants ressortent de leur trou. Pour l’honneur du journaiste, par respect pour le peuple, pour l’estime porté au régime actuel, l’opinion devrait revoir sa copie sinon disparaitre.

  • si le peuple n’avait encore besoin de BLAISO il serait deja parti avec ces mutineries de militaires Laissons le terminer son mandant qui vient a peine commencer car le peuple lui fait encore confiance.

  • Heee ai je mal compris ou bien il n’était pas question de rélever des confidences faites sur la psychose de la famille de Compaoré ?
    J’avoue que la fin m’a surpis je m’attendais à plus de détails la dessus pas que je sois fan des ragots mais juste que si ils s’averaient "crédibles au vu des sources" ça voudrait dire que les memes personnes qui le poussent a se maintenir depuis 24 années se rende compte que ce n’est plus viable. Autant sauver quelques centaines de milliards de CFA avant que ça ne parte en sucette. Y’en a marre c’est clair !

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