Espace « Poupemania » : des poupées africaines faites à la main

Publié le vendredi 2 novembre 2012

Espace « Poupemania » : des poupées africaines faites à la main

La 13e édition du Salon International de l’Artisanat de Ouagadougou bat son plein depuis le 26 octobre dernier à Ouagadougou. Comme à son habitude, depuis 1996 Mare Habibou artiste décoratrice, confectionneuse de poupée et de baquets cadeau est présente à la présente édition avec ses poupées africaines toujours faites à la main avec des gestes d’humour.

Depuis 1996 Habibou n’a manqué que deux édition du SIAO. Cette grande fidèle du salon utilise du coton, du textile, des pagnes, des jutes, de la mousse, d’autres accessoires comme la calebasse, les louches le bois pour confectionner ces poupées. « Il y a des poupées de collection que les galeries achètent, il y a des poupées utilitaires, il y a des poupées décoratives et des poupées de jeu pour nos petites filles » explique Habibou. Le souci du détail étant une préoccupation majeure pour Habibou, tout le travail ou presque est fait manuellement. « Tout est manuel sauf les petites finitions qu’on ne peut vraiment pas faire à la main qu’on passe à la machine », explique t- elle. Avec un effectif actuel de 11 personnes, l’entreprise peut fabriquer en moyenne 50 poupées par jour. C’est pourquoi, Habibou rassure que son commerce peut s’exporter de manière industrielle. Et les grossistes l’ont compris. Ils viennent, ils achètent et revendent dans leurs boutiques en Europe. « On a plusieurs clients en France en Italie et un peu en Allemagne qui achètent pour revendre dans leur boutiques », ajoute Habibou.

Pour cette édition du SIAO, les clients réguliers (grossistes et acheteurs professionnels) de l’espace « Poupemania » ont pour la plupart déjà fait leurs emplettes. Habibou explique alors l’affluence dans sa boutique en ces termes : « Les premiers jours, ça n’allait pas mais maintenant ça va mais c’est trop lent ». Toutefois, se refusant à laisser certaines personnes croire que ce ne sont que les européens ou les expatriés qui peuvent s’offrir ses poupées, elle leur demande de faire un tour dans son stands afin que la traditionnelle exigence du burkinabè puisse faire avancer son travail.

Aminata Ouédraogo (stagiaire)

Lefaso.net

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