SIAO 2012 : des bijoux qui parlent

Publié le vendredi 2 novembre 2012

SIAO 2012 : des bijoux qui parlent

Des pagnes qui portent des noms suggestifs, vous en connaissez sans doute. Mais des bijoux qui portent des noms suggestifs, en connaissez-vous ? Passionnément, mon mari, ma belle mère, etc. Ce sont quelques noms de cette collection de bijoux signée Fabienne Dosseh Ayoko, sénégalaise d’origine togolaise qui se plait à se faire appeler africaine et c’est au Salon International de l’Artisanat de Ouagadougou (SIAO) que ça se passe.

« Femme africaine artisane et émergence économique ». Le nom de la collection de bijoux de Fabienne est calqué sur le thème de la présente édition du SIAO : « Artisanat Africain et Emergence Economique ». Selon elle, cette collection symbolise la sérénité de la femme. Par conséquent, les noms que porte chacune des pièces reflète soit les émotions de la femme, les grands moments de sa vie, ou tout ce qui l’empêche de s’épanouir, de se réaliser pleinement ou encore sa modernité. Des émotions de la femme on retrouve des noms comme Coupables de t’aimer, Esclave de ton amour, « Petits câlins » etc. de sa modernité, on retrouve « Ma carte de crédit », « Mon compte en banque » etc. des grands moments de la vie de la femme, Fabienne a été particulièrement inspirée. Dans cette catégorie, il y a des bijoux comme « Ma dote », « Mes grossesses », « La bague au doit », « Mon mari », « Mon foyer », « Belle mère », « Ma maison ».

Fait à base de fluorite, de nacre, de coquillage, de bronze etc. les noms des bijoux Ayococo sont aussi suggérés par leur design. Le collier « Ma dote » par exemple est fait de perles rappelant les cauris qui sont utilisés pour doter les filles. Le collier, « Mes dettes » est terminé par un pendentif en bronze suggérant la lourdeur de la dette. Chacune des pièces de cette collection est unique et pour Fabienne, l’explication est simple. « Chaque femme est unique et ses émotions le sont tout autant ». Pour posséder une pièce de cette collection il faut débourser 10.000 FCFA au moins et 30.000 FCFA pour les plus chers. Des prix qui ne sont pas à la portée de toutes les bourses et que Fabienne explique par les couts de participation au SIAO. « Il faut payer le billet d’avion, la douane, les stands ce n’est pas évident » explique l’africaine. Toutefois, selon Fabienne, pour qui succombe à une pièce de sa collection c’est une histoire de coup de foudre entre un cœur et un bijou et un coup de foudre n’a pas de prix. Rêvez vous de quelqu’un en secret, aimez vous passionnément, avez marre des envahisseurs dites-le avec désormais avec des bijoux et ne regardez pas la dépense. Vous ferez passer vos messages de la manière la plus élégante possible.

Aminata Ouédraogo (stagiaire)

Lefaso.net

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