Financement du PNDES : « C’est maintenant qu’il faut que le vrai travail commence », Cheick Fantamady Kanté, Représentant résident de la Banque Mondiale au Burkina

LEFASO.NET | Propos recueillis par Samuel Somda / Transcription et synthèse de Youmali Koanari (Stagiaire)

Publié le mercredi 11 janvier 2017

Financement du PNDES : « C’est maintenant qu’il faut que le vrai travail commence », Cheick Fantamady Kanté, Représentant résident de la Banque Mondiale au Burkina

Les 7 et 8 décembre 2016, les autorités burkinabè étaient en Conférence à Paris pour le financement du Plan national de développement économique et social (PNDES), référentiel de développement du pays des hommes intègres pour les cinq années à venir. Un peu plus de 15 000 milliards de FCFA, c’est ce qu’il faut pour financer ce programme quinquennal mais puisque l’Etat burkinabè s’est engagé à supporter 64% de ce montant, Paris était l’étape pour mobiliser les plus de 5 000 milliards restants.

Contre toute attente, la rencontre a obtenu des promesses de financements de 18 000 milliards, 8 000 pour les partenaires bilatéraux et 10 000 pour le secteur privé. Satisfaction totale de l’Etat burkinabè. Satisfaction aussi du groupe de la Banque Mondiale Burkina, chef de file de la troïka des partenaires techniques et financiers, lui qui à piloté cette conférence de bout en bout et fait une promesse de financement de près de 3,8 milliards de dollars soit près de 2 000 milliards de FCFA à Paris.

Aussitôt rentré de Paris, la Banque Mondiale a signé deux accords d’appui budgétaire pour un montant total de plus de 90 milliards de FCFA, un montant qui devait être dans les caisses de l’Etat dès la fin décembre 2016. Comme pour donner le top de départ de la machine PNDES. Au cours d’une rencontre avec des organes de presse le 22 décembre 2016, son représentant résident Cheick Fantamady Kanté est revenu sur cette conférence de financement, historique pour notre pays. Plutôt qu’une conférence de presse, « Cheick » comme on l’appelle, et ses collaborateurs ont préféré une « Causerie à bâtons rompus ». Ils sont revenus sur leurs appréhensions d’avant conférence, leur satisfaction d’après, et les dispositions à prendre pour une réussite du PNDES. Lisez la synthèse de certaines interventions.

En dehors des partenaires traditionnels, y a t- il eu de nouveaux partenaires au cours de cette conférence ?

Cheick Fantamady Kanté : Oui, lors de cette conférence il y a eu de nouveaux partenaires outre ceux déjà connus. La conférence de Paris s’est tenue en 2 temps. Le premier étant consacré aux bilatéraux et multilatéraux. A ce niveau il n’y a pas eu beaucoup de surprises en général, car avant d’aller à la conférence de Paris, nous avions déjà en amont, en tant que président de la Troïka, tenu plusieurs réunions pour avoir les espérances de financement. Sur ce point il n’y a pas eu beaucoup de surprises. Le gouvernement avait déjà entrepris des missions de plaidoyer à travers le monde. Ce qui a eu un effet dans le camp des partenaires traditionnels. L’effet innovant et surtout la surprise de cette conférence c’est l’engagement du secteur privé. Un travail préparatoire avec le secteur privé national à travers toutes les structures faitières de ce secteur privé national et international à travers la Troïka a été fait dans les différentes ambassades et chancelleries. Nous leurs avons demandé des listes et nous les avons invités pour faire la promotion du Burkina. C’est là où il y a eu de nouveaux partenaires outre ceux classiques et expliquant ces montants sans précédent.

De retour de Paris les choses s’arrêtent- elles là ?

Comme le Premier Ministre l’a dit, c’est maintenant qu’il faut que le vrai travail commence. Le PNDES en tant que document de haut niveau campe la vision et donne les priorités, mais doit être plus explicite dans les politiques sectorielles, dans les choix et approches pratiques. Et ça c’est les ministères sectoriels qui le feront. Et c’est là où on va pouvoir arrimer les actions des PTF traditionnels que nous sommes. Pour ce qui concerne le secteur privé, il faut pouvoir concrétiser leurs engagements. Car ces gens qui ont des ressources à investir sont venus parce qu’on leur a quand même « vendu » le message qu’on est « open for business », alors il faut qu’on leur prouve cela. Donc en agissant sur certains paramètres, qui on sait, si on agit dessus le secteur privé va venir parce qu’il va se sentir protégé et on va l’aider à s’implanter et à vendre ici et ailleurs. Ce travail devra commencer, et s’il a déjà commencé il devrait être amplifié. Donc il faut que le gouvernement travaille à comprendre les spécificités de chacun, secteur public et secteur privé, nous aussi nous avons notre part à faire.

La Banque travaille sur des cadres de partenariat pays. Pour ce qui concerne le Burkina, on a entrepris des consultations pour voir où sont les priorités. Ce qui a été entendu est heureusement en ligne avec ce qui est dans le PNDES. Il nous revient en tant qu’équipe pays, de nous asseoir pour rédiger quelque chose pour que notre conseil d’administration l’approuve. Donc dans les engagements que nous, nous avons pris, il y a des montants qui nous sont promis pour les trois prochaines années. Donc nous avons commencé les échanges sur la base de ces consultations pour donc préparer notre prochaine stratégie pays, et donc qui j’espère d’ici les six mois sera terminé, et en ce moment nous pourrons dire exactement où irons ces ressources. Le timing est excellent en ce sens que nous pouvons aligner ces choix avec la plupart, sinon toutes les priorités du PNDES. Le rôle de la Banque étant qu’on est le partenaire qui devra prendre les secteurs dits orphelins. Un bilatéral qui voudra intervenir dans le domaine de la santé, en général on ne peut pas le faire changer d’avis. Et c’est pareil pour certaines institutions. En général, il nous revient d’être dans les grands secteurs pour accompagner le gouvernement mais aussi dans les secteurs qui sont abandonnés. Donc quelque part, nos choix seront guidés par ces principes.

Les attaques à répétition dont le Burkina Faso est la cible ne vont- elles pas porter un coup au processus ?

Les attaques terroristes visent à effrayer les populations, à faire mal, mais aussi à mettre les bâtons dans les roues de nos pays. Moi je pense que par les temps qui courent, si c’était uniquement le Burkina seul qui était attaqué, on allait dire qu’il y a des faiblesses. Mais vous voyez que même dans les pays développés et ayant plus de moyens, il y a des attaques de différents ordres. Je ne pense pas que dans le monde aujourd’hui, ce soit le seul facteur décourageant pour un investisseur. Donc chacun joue son rôle et nous devons faire confiance en nos Etats malgré leurs capacités financières et militaires limitées. Nous, notre rôle en tant qu’institution au développement, c’est de continuer à accompagner les efforts de développement économique et financier, et de créer les cadres pour que les gens qui savent que ça peut se passer partout ne soient pas découragés par ces événements. Il y a beaucoup de ressources à investir de plus en plus, et le retour sur investissement est beaucoup plus important dans nos pays que dans les pays développés.
J’en profite pour présenter notre sympathie en tant qu’institution au peuple burkinabè, frappé en ces moments-là. En Janvier passé notre vice-président était là. Je sais qu’il est en contact avec les autorités en ces occasions dramatiques.

Pourquoi le président de la Banque Mondiale n’était pas à la conférence de Paris sur le financement du PNDES ?

La responsabilité première de ces genres d’activités c’est dans les termes de référence du vice-président. Notre vice-président a personnellement fait le déplacement malgré sa convalescence. Ce qui nous a beaucoup aidé en tant que staff. Le Burkina, nous avons eu l’honneur au cours des assemblées annuelles passées, d’être reçu par le Président de la Banque Mondiale. Et il avait donné son engagement que la Banque Mondiale fera tout pour la réussite de cette conférence. On ne pouvait pas demander mieux. Il ne se déplace pas pour les conférences de financement.

Sur la nature des appuis, pourquoi le Burkina n’a pas pu faire des statistiques en termes de dons, de prêts après la conférence comme en Tunisie ? Est-ce une défaillance du mécanisme de collecte ?

Je pense que pour ce qui était de la nature des investissements, le travail n’a pas été demandé sinon il est facile de déterminer ce qui était un don et ce qui relevait d’un prêt. Je pense que la DGCOOP (Direction générale de la Coopération, ndlr) pourra sortir ces informations. La majorité des financements publics sont des dons, et le reste sont des prêts concessionnels. Pour la Banque, 60% sont des dons et 40 % des prêts. Et certains prêts sont sans intérêt. Cela varie en fonction des années à cause de certains paramètres de calcul comme la pauvreté, le PIB...

La Banque Mondiale suivra-t-elle la mise en œuvre et le respect de ces engagements, ou son rôle est terminé après l’organisation de cette conférence ?

Il y a eu beaucoup d’appréhensions avant la conférence parce que dans la mémoire récente, aucun pays n’avait sollicité autant d’aides. Mais il y avait un élan de solidarité pour le Burkina Faso. Certes le Burkina demandait une somme historique, mais également il a dit vouloir financer 64% du coût. Ce qui est rare et c’était un argument solide. Ça nous a beaucoup crédibilisés. Et je pense qu’il n’y a pas eu de discours de haut niveau à l’ouverture qui n’ait pas salué cet engagement du pays pour son propre programme.
Notre rôle n’est pas terminé. Nous avons eu dans le cadre de la troïka, une rencontre avec le gouvernement sur le rôle de chacun de façon pratique, et les réglages à faire pour la mise en œuvre concrète. Donc notre travail ne fait que commencer.

Qu’est-ce qui a motivé la Banque Mondiale à faire la promesse de financement de ces projets de près de 4 milliards ?

Nous sommes partis avec un document bien ficelé, et ensuite dans sa préparation le document a été inclusif et participatif. On a donc eu un document que chacun pouvait défendre. Egalement nous avons très bien préparé cette conférence. Chaque lundi nous avions une réunion sous l’égide du premier ministre. Pendant presque trois mois. Souvent de 15heures à 21heures. Et enfin nous avons eu un leadership national du début jusqu’à la fin. Je crois que c’est ce qui explique l’engagement. Il faudrait maintenant créer les conditions pour la réalisation de ces promesses.

Apres les promesses, quels sont les défis autant pour la Banque Mondiale que pour les autorités burkinabè ?

Il y a le défi sécuritaire qu’on ne maitrise pas, les chocs exogènes, ceux internes liés à la gouvernance, notamment l’amélioration dans la gestion des finances publiques, pour que les ressources puissent aller dans les besoins identifiés. Il y a aussi les défis liés aux capacités d’absorption. Des efforts sont en cours notamment à travers la révision du code des marchés publics, qui permettra d’accélérer le cours de la commande publique sans sacrifier la transparence et toute la bonne gouvernance autour de ça. Il y a aussi des défis liés au front social.

Quand est- ce que les Burkinabè verront le premier dollar de ces promesses d’investissements ?

Certaines conventions avaient déjà été signées à Paris, notamment avec je crois l’Union Européenne, le Luxembourg et la France. Nous, depuis notre retour, nous avons signé deux. La spécificité de ces conventions est que ce ne sont pas des projets en tant que tel, mais un appui budgétaire qui va directement dans le budget de l’Etat. L’Etat donc qui doit payer des services sociaux, l’Etat qui a des projets spécifiques. Nous espérons que ça aidera l’Etat à répondre à certaines exigences du front social avant que toute la machine de maximisation des recettes puisse commencer à dérouler. Nous espérons que dès le retour des vacances de janvier on va avoir aussi de la part des PTF un chronogramme plus précis sur la signature des conventions et des décaissements des ressources. Je pense qu’on le doit au gouvernement et au peuple qui attend de voir ce qui va se passer.

Etes-vous sûr de la capacité du Burkina à absorber autant de ressources annuellement ?

Il y a beaucoup d’avancées parce que immédiatement après, le Gouvernement a introduit une loi d’habilitation à l’Assemblée nationale, qui lui permettait d’aller très vite dans certains domaines. Cela a permis d’accélérer dans la commande publique et dans beaucoup d’autres choses. Aussi, le code sur la commande publique a été relu, adopté par l’Assemblée nationale et reste à être promulgué par le Président du Faso. Tout cela a permis de débloquer pas mal de situations de blocages de marchés. Mais on peut encore faire mieux.

Comment va-t-on mesurer les promesses de financement de la conférence de Paris ?

A partir du 1er janvier au 31 décembre 2017, on devrait pouvoir savoir depuis la conférence combien d’engagements ont été concrétisés à travers des conventions signées et des ressources décaissées. Il faut aussi savoir qu’une convention signée si ce n’est pas un appui budgétaire, cela ne veut pas dire que cet argent est décaissé la même année. Pour un projet d’infrastructures routières ou dans le secteur agricole sur trois, quatre ou cinq ans pour un montant global de 50 millions par exemple, ce sont peut-être 10 millions qui vont être décaissés la première année et les autres après parce qu’on a atteint la vitesse de croisière par exemple.
Normalement au bout de la première année, le gouvernement pourra faire ce compte. Parce que quand c’est signé, c’est engagé déjà. Combien ont été décaissés dans les projets, dans les appuis budgétaires et quels sont leurs impacts dans les objectifs fixés. Si on est bien organisé, la même chose va se faire aussi bien pour les partenaires bilatéraux et multilatéraux que pour le secteur privé.

Propos recueillis par Samuel Somda
Transcription et synthèse de Youmali Koanari (Stagiaire)
Lefaso.net

Déclaration du représentant résident de la Banque Mondiale avant l’échange avec la presse

« Le Gouvernement du Burkina Faso a présenté son nouveau plan de développement économique et social au cours de la conférence des partenaires qui s’est tenue à Paris les 7 et 8 décembre 2016. À la demande du gouvernement burkinabè, le groupe de la Banque Mondiale a pris le leadership côté partenaires techniques et financiers pour l’organisation de la conférence sur ce financement. Conférence qui a été un plébiscite au vu des promesses, et des intentions de financements qui ont été déclarées pendant les deux jours. En effet, les partenaires au développement se sont engagés à apporter un montant record de plus de 18 000 milliards de francs CFA, soit environ 28,6 milliards de dollars américains. Le groupe de la Banque Mondiale a pour sa part promis une enveloppe de 3,8 milliards de dollars américains pour les cinq prochaines années du PNDES. Chers partenaires, vous savez donc que nous vivons un contexte international difficile, et la région Afrique qui, après plus d’une décennie de forte croissance soutenue, fait face en ce moment à des incertitudes. Mais malgré ce contexte international difficile et les épreuves qu’a connues le Burkina Faso, le pays a su se montrer résilient. Ceci de notre point de vue démontre que ni les divers chocs exogènes tels que la baisse drastique des cours des matières premières ou les turbulences socio-politiques n’ont freiné le pays dans sa poursuite d’une croissance durable. Pour concrétiser son engagement à soutenir le gouvernement burkinabè, notre institution a déjà mobilisé des financements. Cette semaine, nous avons procédé à la signature de deux importants accords, qui sont des accords d’appui budgétaire totalisant 150 millions de dollars, soit plus de 90 milliards de francs CFA à titre d’appui budgétaire visant à renforcer la capacité du pays à faire face aux exigences de l’heure. Ces montants seront décaissés avant le 31 décembre 2016. Le groupe de la Banque Mondiale en tant que partenaire technique et financier du gouvernement burkinabè pour l’organisation de cette conférence, et aussi il vous souviendra que pour cette année nous sommes le chef de file de la troïka des PTF ; nous sommes satisfaits des résultats obtenus à la conférence de Paris. »

Messages

  • - Monsieur Fantamadi, oui c’est vraiment maintenant que le vrai travail commence. Mais Roch doit savoir que ce travail ne se fera pas de bonne manière avec ce Gouvernement-là- Il faut des gens rompus au boulot et qui connaissent ce genre de travail alors que ses ministres sont pour la plupart des bavards, des incompétents, des vantards et des flagorneurs. Roch ne réussira jamais avec cette équipe et je tiens le pari. Foi de Kôrô Yamyélé qui connait la plupart d’entre eux et qui les a vu à l’oeuvre dans le passé. IL doit absolument changer de Gouvernement. Au lieu de celà Roch s’en fout du temps qui s’écoule. Il traîne les pieds comme à ses habitudes. Il prend tout son temps alors qu’il faut pour certains cas, être pro-actif.

    Par Kôrô Yamyélé

  • Enfin ! Merci à Mr. Cheick pour ces précisions qui viennent faire comprendre aux burkinabé les procédures liées aux réalisations des promesses obtenues à Paris. En effet, bon nombre d’entre nous, mal guidés par les mauvaises ou fausses interprétations, s’étaient laissés dire que les 18 000 milliards étaient déjà "acquis" et devraient dans les temps les plus immédiats, se ressentir dans les paniers de la ménagère. Et cela pourquoi ? Parce que simplement comme à nos habitudes, nos politiques (toutes tendances et toutes positions confondues) dans des délations creuses, pour le simple envie de mettre leurs adversaires en difficultés face au peuple, cachaient les vraies informations aux populations, pour, en cas de lenteurs dans les exécutions des programmes annoncés par le PNDES ou encore d’échecs, faute d’aboutir à un niveau d’absorption des promesses obtenues, clamer haut et forts que "le Pouvoir est incapable". Que les Gouvernants du moment seraient des menteurs". Pourtant, tous ces gens-là savent (techniquement du reste) que les Résultats de Paris n’était qu’une phase préliminaire des choses. Les Sieurs Zeph de l"UPC et Ablassé de Le Faso Autrement ont l’honnêteté d’esprit de dire à ceux qui voulaient comprendre les choses que ne n’était que des Promesses et rien que des Promesses. Très peu ont fait l’effort de les comprendre. Maintenant, les choses sont, on ne peut, plus claires. C’est bien maintenant que le vrai travail doit commencer. Alors Messieurs les Gouvernants ! C’est le moment de mouiller les maillots. Ficeler convenablement et rapidement les Plans d’Affaires (Business Plan), traduire dans les faits et sur papiers, les Programmes annoncés aux Investisseurs, vous préparer à remplir et respecter les procédures de décaissements et de bonne utilisation du/des peux qu’on réussira à obtenir dans les faits (ce sera la partie la plus complexe des choses) car, pondre un dossier est une chose, mais convaincre le donateur/investisseur de la réalité des choses en est une autre surtout quand on sait, et cela est connu par l’International, que de nos Dirigeants passés (dirigeants africains), 30% à 40% des ressources par eux obtenues se sont retrouvées dans les Banques de ceux-ci (acteurs financiers de l’International) aux noms de la plupart d’entre eux et des membres de leurs familles. Cas des Obiang’s qui fait le buzz actuellement par exemple. Bon courage donc pour qu’on avance. Avançons seulement.

  • Bonjour, il faut au moins se relire souvent. Merci et excellente journée.

  • Merci monsieur le représentant resident de la BM. Il appartient à nous burkinabè de mettre côté de nos egos pour une mise en oeuvre réussie du PNDES.

  • Donc il ya l’argent pour satisfaire le front social et les autorités font la sourde oreille. ok wait and see

  • commençons avec ce qu on a je partage tout a fait les idées de mon frère fantamady ce nom d’ailleurs qui rappel un grand joueur. le vrai travail doit commencer avant que l argent ne vienne il faut absolument bien gérer ces ressources et non gaspiller assurer un suivi contrôle régulier et je propose qu il soit instaure un comite de suivi d execution du PNDESen incluant la societe civile.L etat a un devoir de redevabilite le peuple doit etre informe trimestriellement de la mise en oeuvre des differents projets par des moyens de communications appropiees

  • Merci Excellence ! J’ai particulièrement apprécié l’idée que la Banque mondiale songe aux secteurs dits orphelins. En effet, sous prétexte qu’ils ne figurent pas parmi les priorités ou à cause du fait qu’ils ne sont pas bien connus des décideurs ou encrés dans la tradition, certains secteurs bien que porteurs se trouvent éternellement et injustement marginalisés, rarement pris en compte dans les projets de développement. Ainsi, ils n’ont jamais véritablement l’occasion de s’installer dans la culture socio-économique et de se développer. Les identifier et briser le cercle vicieux dans lequel ils se trouvent permettra de corriger cette faille.

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