Néo-Koglweogo et Nation en construction

Point de vue

Publié le mercredi 11 janvier 2017

Néo-Koglweogo  et Nation en construction

Un an, pratiquement jour pour jour, après la révélation des dérives des néo-Koglweogo par les autorités provinciales du Kourritenga et la section locale du MBDHP, on constate que le discours volontariste, « force doit rester à la loi », et l’adoption du décret sur la police de proximité (5 octobre 2016) n’ont rien changé.

Le phénomène continue d’évoluer hors contrôle officiel, les impairs côtoient les activités et leur refus de s’articuler à la police de proximité est toujours aussi clair et net (cf. leurs Assemblées générales à Kombissiri, tenue le 22 juin 2016 avant l’adoption du décret sur la police de proximité, et le 3 décembre 2016, après l’adoption dudit décret).

Au niveau du débat « intellectuel », les avis restent toujours aussi partagés bien que généralement moins tranchées qu’au départ, pendant que des affrontements entre populations locales et néo-Koglweogo couvent ou éclatent çà et là, y compris à Ouagadougou (Zongo et Zagtouli).

Mais le plus inquiétant, c’est que, jusqu’au moment où ces conflits prennent une tournure régionale, on ne voit toujours pas le plan du gouvernement qui va « amener les Koglweogo à disparaître » ou pour « démanteler les Koglweogo… de façon intelligente ! » . Ces initiatives qu’on continue de dire locales sont devenues régionales, voire nationales, ayant pour seul interlocuteur apparent l’unique ministre d’Etat du gouvernement, ayant une structuration dite nationale tenant des « assises » sans préavis et exhibant une quincaillerie de plus en plus fournie. En plus, les néo-Koglweogo semblent toujours avoir l’initiative face aux autorités qui courent, la plupart du temps, derrière les évènements, pour tenter d’éteindre les feux.

Personne n’a nié, ne nie et ne peut nier les graves déficits, voire les traumatismes sécuritaires dans certaines zones du pays, en l’occurrence, la Région de l’Est. Personne ne nie que ces néo-Koglweogo ont contribué à sécuriser des biens dans cette partie du pays et ailleurs. Le débat n’est pas là mais sur des questions fondamentales relatives au vivre-ensemble, questions progressivement éclaircies par l’évolution du phénomène. Il s’agit :
• des risques de ruptures de certaines sutures nationales ;
• des risques d’ajouter, au mieux substituer, une insécurité à une autre ; et
• de nos valeurs (humaines) et leurs expressions dans la lutte contre le vol.
1 –Notre histoire particulière, de la reconstitution de la Haute Volta en 1947, nos soulèvement et insurrection réussis sans déchirure nationale nous donne une certaine marge de « bêtises », une assurance quoique floue, quant à la construction de la Nation. Il est vrai que le Mouvement autonomiste de l’Ouest (MAO) et le mouvement « anti-mossi » le Front des minorités (FRODEMI) de la fin des années 1970 semblent définitivement effacés des tablettes. Mais n’empêche que les sutures de la Nation sont parfois mises à nus et à rudes épreuves par tout et n’importe quoi :
• un déficit d’infrastructures, problème national et global mais localement vécu et exprimé en termes de « délaissement » par l’Etat ;
• un problème de justice pour une personnalité nationale qui devient un problème pour sa localité d’origine contre l’Etat qui « brime » son fils ;
• une désignation de maire de commune, avec des violences dont certains respirent un conflit entre autochtones et « étrangers », tout comme les récurrents conflits agriculteurs-éleveurs ;
• une grève ou une manifestation locale, entrainant des agressions et des expulsions d’agents de l’Etat dits « étrangers » ;
• etc.
Et cela, sans compter ce qui se passe sur les réseaux sociaux dont on ignore l’impact réel et sa dynamique sur ce genre de considérations.

En matière de construction nationale, rien ne peut être considéré comme définitivement acquis. Il faut que les comportements, pas seulement de l’autorité mais aussi des citoyens, y concourent en permanence.
Les néo-Koglweogo :
• parce qu’ils ne se sentent pas/plus tenus par des limites géographiques et culturelles d’opérations ;
• parce que les surenchères, voire l’irresponsabilité comportementales et langagières, semblent caractériser certains de leurs artifices « héroïques » ;
• parce qu’ils étendent parfois leurs exactions à des proches et parents de suspects, leur « barbarie » à ceux qui parleraient « mal » d’eux ou à des problèmes de mœurs qui sont des choses culturellement connotées et plurielles ;
• parce qu’ils sont entrain de réveiller et d’exalter des bas ressentiments ;
…ils ne sont pas dans la dynamique de renforcement de la cohésion mais plutôt de fracturation nationale (potentiellement).

Nous devons prendre garde, l’autorité en premier chef, et cela, sans naïveté car le vivre-ensemble national dans le cadre d’une république telle que déroulée actuellement n’est peut-être pas le souci de certains soutiens au phénomène néo-Koglweogo.

2 - Nous devons nous rappeler que l’état dans sa version actuelle est issu, dans notre pays comme ailleurs en Afrique, d’une effraction par des violences coloniales et non d’une dynamique endogène de l’évolution de nos sociétés. C’est dire que les contacts premiers, précoces entre l’état et les citoyens qui devaient créer et développer de l’attachement entre les deux, à l’image d’une mère et de son bébé, ont plutôt créé l’inverse : globalement, un hiatus de méfiance et de défiance qui s’est « congénitalement » installé entre l’état et les citoyens, particulièrement en zone rurale. Ce hiatus est tel que le délinquant, même en flagrant délit, est en première approche protégé et défendu par les populations tant que c’est contre les représentants de l’Etat, les forces de l’ordre. C’est une rémanence des réflexes de la période coloniale.

Dans les mêmes termes et esprit, les initiatives locales de régence des prérogatives de l’Etat, multi-défaillant, ont spontanément leur préférence et deviennent d’autant plus facilement des choses anti-Etat, parfois armées, que des choses avec-Etat. Les néo-Koglweogo sont dans cette logique et cette dynamique : refus de s’articuler à la police de proximité de l’Etat, tendance à exiger une impunité pour ses membres par des défiances récurrentes des forces de l’ordre de la République, y compris en bloquant des routes nationales et non locales, etc.

Pour mieux comprendre les risques d’émergence d’une insécurité mafieuse, on peut se référer à quelques exemples tirés de l’actualité en Amérique latine.
Au Mexique, un groupe d’autodéfense qui s’était créé au début des années 2000 pour combattre le « cartel des Zetas », s’est transformé lui-même en un cartel « La famille du Michoacán ». Une scission de ce cartel a donné en 2011, les « Chevaliers du Temple » qui se trouvent être parmi les plus sanguinaires de l’Etat du Michoacán, dans le centre du pays.
En début 2013, des groupes d’autodéfense ont été créés et légalisés quelques mois plus tard (janvier à mai 2014). En coordination avec les forces armées régulières, ils ont mené des opérations de police avec quelques bons résultats. Ces groupes s’étaient engagés à se désarmer et à remettre leur arsenal « lorsque les autorités auront arrêté l’ensemble des leaders du cartel » . Le problème, c’est que
« Certains de ces groupes d’autodéfense sont … épaulés par des organisations criminelles ennemies des Templiers » , (en l’occurrence, le) « groupe criminel de Pinzandaro, "Los Viagras", qui cherche à s’emparer de l’ancien bastion des Chevaliers Templiers. »
Dès début 2015, en moins d’un an, ces milices d’autodéfense se sont retournées contre les forces armées régulières et se sont fractionnées en groupes rivaux qui s’affrontent avec à la clé, des morts (onze morts le 16 décembre 2015 ).
Voilà comment, d’une intention affichée de lutte contre les narcotrafiquants, les groupes d’autodéfense ont, eux-mêmes, évolué en clans mafieux, réalimentant l’insécurité dans cet état.

Au Brésil, les milices sont formées par des anciens policiers et militaires, initialement constituées pour sécuriser des favelas contre des trafiquants. Mais rapidement, ces groupes « protecteurs » sont devenus « protecteurs-extorqueurs » dans les quartiers qu’ils contrôlent et seules leurs règles y ont droit de cité. Pour maintenir leur « business », ils n’ont pas hésité à défier l’Etat par des massacres de civils innocents : en fin mars 2005, dans la Baixada Fluminense (commune de plus de 3 millions d’habitants de Rio de Janeiro), une de ces milices a exécuté vingt-neuf civils en représailles à la mise en place d’une nouvelle politique sécuritaire par le gouvernement de l’époque .

Comparaison n’est pas raison, mais elle peut éclairer la raison. Au regard des incertitudes quant aux financements et équipements des néo-Koglweogo, de leur possible récupération par des particuliers fortunés ou des apprentis mafieux, on ne saurait se contenter d’incantations volontaristes et de vagues mises en garde, comme c’est toujours le cas. Il faut que les autorités reprennent l’initiative, déroule un plan lisible et rassurant.

3 - Jusqu’où, le Burkinabè va-t-il se laisser tirer vers le bas, en termes d’humanité, dans la lutte contre le vol, c’est-à-dire dans l’expression de nos valeurs sécuritaires économiques ? Mais plus largement, en temps de paix même si on est en « guerre » contre le terrorisme, la question est jusqu’où le Burkinabè va-t-il aller dans l’extrême méchanceté pour lutter contre ses nuisibles et les nuisances, le voleur et le vol en étant des cas particuliers respectifs.
Il faut bien se rappeler de tous les cas qui ont révulsé nos êtres et heurté nos consciences ces 30 dernières années. Les victimes avaient été considérées par d’autres personnes d’humanité en bas de gamme, comme étant leurs « nuisibles » : Thomas Sankara a été massacré parce qu’il « nuisait » aux ambitions de ses bourreaux et la dizaine d’autres, tués avec lui, avaient pour seul « tort » d’être à ses côtés à ce moment précis ; David Ouédraogo et Hamidou Ilboudo (dont la photo du dos brûlé a fait le tour du pays comme archétype d’inhumanité) avaient été accusés de vol de 30 millions ; Norbert Zongo, en révélant des vérités, avait été considéré comme nuisant aux intérêts de ses assassins et de leurs commanditaires ; ses compagnons d’infortune avaient, comme dans le cas de Sankara, le « tort » d’être à ses côtés ; on peut en dire autant des suppliciés du BIA de Koudougou, jetés en pâture par leur « Chef » qui vit toujours et de façon ostentatoire, idem pour le mécanicien qui a fait tomber un ministre et qui suppliait tout le pays en février 2012 :
« Que j’aie raison ou pas, j’aimerais que la torture disparaisse du Burkina Faso. Qu’on me juge et me condamne si je suis en faute ! Avec cette pratique-là, on peut tuer quelqu’un sans savoir s’il a raison ou pas »
Et c’est déjà arrivé, à plusieurs reprises, avec les néo-Koglweogo, parfois pour des bricoles (vol de mangues, vol de coq).

Voulons-nous, a posteriori, rehausser et réhabiliter sur l’échelle de notre humanité toutes ces pratiques et tous ces tortionnaires et assassins ? Le même peuple qui, pour une présumée bavure de policier ou gendarme, fait des déclarations incendiaires, alerte le monde entier, saccage commissariats et gendarmeries ! Le même peuple se retrouve finalement avec des néo-Koglweogo qui torturent sur la place du marché, parfois en décapant la peau au feu , pour extorquer des « aveux », qui torture à mort un voleur de mangues ou un présumé voleur de coq ? Nous décrochons et dégringolons de notre humanité, nous faisons des chutes vers ce qu’il y avait de plus « inhumain » dans ce que nous venons de triompher au prix du sang.

Pour terminer, le constat est que certains remparts civiques de l’Etat de droit et des droits de l’homme semblent s’être quelque peu invertébrés face au phénomène néo-Koglweogo. Il y a un risque que le concept « droits de l’homme » perde de sa légitimité humanitaire et mobilisatrice pour n’en laisser que son usage instrumental, dans ces jeux d’ombre où chaque obscur acteur se croit le « malin et demi » qui va remporter la mise Koglweogo.

Vivement que l’Etat reprenne, une fois pour toutes, l’initiative sur ce dossier !

Youssoufou Ouédraogo (yissfu@gmail.com)

1. Koglweogo post-insurrectionnels ou « Koglweogo nouvelle formule » selon Albert Ouédraogo.
2. René Bagoro, ministre de justice en fin juin 2016.
3. Mathias Tankoano, conseiller spécial du Président, en mi-juillet 2016.
4. Voir https://www.monde-diplomatique.fr/2014/12/BEAULANDE/51137 ; http://www.actulatino.com/2014/02/11/mexique-les-milices-et-les-forces-de-l-ordre-unies-pour-combattre-un-cartel-de-la-drogue/, consulté le 25 décembre 2016.
5. Voir http://www.liberation.fr/planete/2013/10/06/mexique-les-milices-populaires-dernier-rempart-contre-les-cartels_937429, consulté le 25 décembre 2016.
6.Voir http://www.lepoint.fr/monde/mexique-les-milices-d-autodefense-se-retournent-contre-le-gouvernement-13-01-2015-1896017_24.php, consulté le 25 décembre 2016.
7. Idem
8. Luciana Araújo de Paula, Les « zones grises » de la démocratie brésilienne : le phénomène des « milices » et les enjeux sécuritaires contemporains à Rio de Janeiro justice spatiale | spatial justice, n° 8 juillet 2015, http://www.jssj.org ; Amnesty international, 2007 : Brésil, Des bus incendiés aux « caveirões » : à la recherche de la sécurité pour tous. 38 pages (https://www.amnesty.org/download/Documents/60000/amr190102007fr.pdf, consulté le 25 décembre 2016. Voir aussi, 8.http://www.courrierinternational.com/article/2008/06/19/les-favelas-sous-la-loi-des-milices, consulté le 25 décembre 2016.
9. Voir aussi https://www.facebook.com/dharouna76/videos/1511400145543375/.

Messages

  • L’Etat de Droit ce n’est pas une boite de sardine où ont doit se confiner même si ca marche pas. L’Etat de doit se réinvente avec les spécificités propre à chaque peuple si le STANDARD n’encadre pas assez ; C’est ce qui doit nous différencier des animaux et dépotoires des blancs. Je pense à mon humble avis que les néo-supporteurs des dandits de grands chemins rendraient un service immense à toute la nation en sensibilisant dans ces milieux pour qu’ils abandonnent le (vilain métier) et se reconvertir dans d’autres domaines ; La vie est dure pour tout le monde et si tout le monde devaient emprunté ce vilain chemin quel bénéfice pour la nation ? L’Etat n’est plus démagogue volla pourquoi les gens risquent leur vie pour l’aider à lutter contre le Bete et ses néo-supporteurs. Néo-supporteurs DITES A VOS BANDITS DE NE PLUS TUER NI VOLER CAR CA FINI TOUJOURS MAL

    • Vous n’êtes pas dans le débat soulevé par l’article. J’ai été clair sur mes trois points en débat. Je ne suis pas dans la passion et les préjugés.

    • Monsieur Panzers, vous êtes un excellent caricaturiste mais j’ose espérer qu’un jour vous n’allez pas regretter cette vilaine attitude à vouloir tourner tout, en derision, des prises de positions véridiques d’honnêtes gens profondément mertris par les agissements barbares et criminels de vos amis koglweogo. Parce que le jour où, par erreur ou par je sais quel arrangement sordide, vous ou l’un de vos proches va tomber dans les filets de ces individus sans foi ni loi, vous allez mieux comprendre les multiples mises en garde que n’ont cessé de faire des personnes éclairées comme Monsieur Ouédraogo Youssouf et autres.
      En quoi, l’analyse faite par Monsieur Ouédraogo vous autorise-t-elle à des insinuations allant jusqu’à le prendre pour un néo-supporteur de bandits ? D’ailleurs plusieurs de vos amis Koglweogo ne sont-ils pas des anciens bandits de grands chemins ? Vous nous parlerez de repentis ! Pour beaucoup d’entre eux, j’en doute.
      Alors, arrêtez avec votre attitude borgne et myope à vouloir vous pousser les gens dans l’abîme de vos refexions moyennageuses.

    • Vous n’êtes pas dans le débat soulevé par l’article

  • Mr OUEDRAOGO, je valide votre analyse et trouve que vous avez trop arrondie les angles. Moi j’accuse ce gouvernement, j’accuse nos représentants à l’Assemblée Nationale, j’accuse la société civile. Tout le monde semble complice de ce qui est entrain de venir et arrivera inéluctablement. Pas plus tard quand fin décembre, des koglweogo d’un village distant sont venus enlever et séquestre un boucher don mon village (Yaba au Nayala) l’accusant de vole de bétail. Heureusement pour lui les propriétaires d’animaux dits volés ont affirmé avoir vendu leurs animaux.
    Mais les koglweogo de Pangogo ont imposé une amande de 350 000 F CFA contre libération. La somme a été payé après quoi le boucher a été libéré. Si ce n’est une mafia je ne connais plus son nom.
    Vous dites initiative locale, alors continuez à enfoncer la tête dans le sable. Seulement il faut que chacun soit comptable de ses actes devant l’histoire.
    On peu corrompre la justice des humains, mais celle de l’histoire.

  • C’est toi non ?
    Il faut dire tout ce que tu veux, on vous voyait venir toi et tes compères. De toutes les façons, on sait qui vous êtes.
    EXTRAPOLATEURS !
    Monsieur, tous les pays qui ont vu leur pénétration difficiles sont sont là qui avaient les populations qui veillaient au grain. Un adage dit que pour retrouver un fautif dans certaines contrées c’est très facile par ce que la population parle, elle dit toujours : "mais celui là, pourquoi marche t il ainsi ? pourquoi cour t il ? il vient de passer par là...". Cela veut dire que tout se remarque et se dit. Mais de nos jours, les occupations sont multiples pour chacun et si il y a des personnes qui peuvent bien le faire, c’est tant mieux. Puisqu’ils interceptent même les fautifs.
    Quand un chef de famille fait le tour de sa proprieté qui peut être son champ aussi, il regarde, constate et surveille. Il le fait en même temps pour son voisin ; puisque si un problème commence chez le voisin, il pourra continué chez lui.
    Quand tous les chefs de famille font la même chose, alors c’est une organisation qui ne dit pas son nom. Chacun surveille chez lui et pour le voisin.
    Monsieur, on ne peut pas demander aux populations de ne pas surveiller leurs biens ; puisque les FDS ne peuvent pas le faire mieux. Ce n’est pas pour rien que sur les voitures de police c’est écrit : POLICE SECOURS. Ils viennent à votre secours en appuis si vous ne pouvez pas. Mais quand vous pouvez, vous faites.
    Si toi tu attrapes ton malfrat, vas avec lui où tu veux, fais de lui ce que tu veux. A chacun son malfrat et ce qu’il en fait.
    Dites moi, pourquoi les voleurs ont peur des vieux quartiers ? C’est par ce que tout le monde se connait et tous connaissent tous les glos glos du quartier ; si on dit : au voleur, dans les deux minutes qui suivent, il est déja localisé et poursuivi jusqu’à être rattrapé. C’est un exemple de solidarité dans la surveillance des biens.
    De même dans les campagnes, lorsque un forfait se commet ou est commis, les Kogleweogo sont alertés et vite fait, le ou les malfaiteurs localisé.
    Vous parler de vol de poulet. Bien, pour vous un poulet ne coute rien mais il vaut tout ce que vous monsieur vous possédez aux yeux du villageois proprietaire. Pourquoi par ce que ces animaux c’est sa banque d’abore et pire si c’est un traditionnaliste, il attend un certain moment pour donner ce poulet en sacrifice. C’est un poulet avec des caractéristiques ; souvent des personnes voyagent pour rechercher un type de poulet.
    Vous n’êtes pas Burkinabè, allez y au marché des poulets et vous verrez qu’il y a des poulets de rien du tout qui coutent trop cher. ça veut dire ce que ça veut dire.
    Alors, monsieur sachez qu’il n’y a pas de petit vol.
    Monsieur, il sera préférable que vous évitiez de citer les valeureuses personnes tuées par des criminels surtout quand vous n’en savez rien. Vous ne faites que vouloir confondre des survivants. Parlant du BIA de Koudougou, Savez vous ce qu’est le copier coller ou le coupé coller ? Vous avez dit"on peut en dire autant des suppliciés du BIA de Koudougou, jetés en pâture par leur « Chef » qui vit toujours et de façon ostentatoire". Eh bien, Le BIA a été pris comme cible par ce que le Lion avait assuré la sécurité de Thomas SANKARA à Bobo Dioulasso au grand dame du CNEC de Pô alors que c’est là que Blaise avait décidé de prendre le pouvoir. Alors, quand vint le 15 Octobre, Blaise décida d’éliminer le Lion, on fit venir des "experts" comme toi pour salir le Lion et justifier l’intervention militaire, c’est des journalistes beau parleurs comme toi qui ont eu l’idée de faire le coupé coller des vieilles bandes où le Lion disait que si Ouagadougou était attaqué il n’y avait pas de problème qu’ils monteraient à Ouaga pour défendre. C’est ainsi que l’on fit écouté au monde ce que le lion comptait faire. Mais le BIA fut informé que ceux qui arrivaient en avaient après le Lion et pas les autres. C’est pour cela que le lion s’en est allé tout seul. Les autres se sont désarmés et sont restés au camp. C’est la furie lumineuse ds assaillants qui a fait comprendre après que ils en voulaient à tous les gradés.
    Monsieur je ne sais pas comment vous appeler, mais sachez que je reste convaincu que vous n’êtes pas Burkinabè et vous n’avez même pas un nom Burkinabè. De grace, restez hors. Ne venez pas envenimer les choses dans notre pays.
    Apres la rencontre entre Simon COMPAORE et les DOZO et KOGLEWEOGO, tout était clair. C’était du mensonge pour qu’il y ait la guerre entre DOZO et KOGLEWEOGO. Cette guerre n’aura pas lieu par ce que les deux entités ont le même combat. Vous revenez avec un français mal cousu et difficile à comprendre pour reveiller les morts.
    Je suis Burkinabè et fiers de l’être ! On sait que ici au faso, quand on pause une fosse pierre, elle te revient dessus ; Blaise peut en temoigner. Alors n’en faites pas autant par ce que tous somme fatigués et que désormais, qui pose une fosse pierre n’aura pas le temps de se retourner. Ainsi Soit il !!!

    • J’allais oublier. Pour le BIA, je prends note de vos précisions mais ce n’est pas le débat et ce qui est dit n’excuse pas bourreaux

    • Je n’excuse pas le bourreau, c’est pour vous dire que le Lion n’a pas laissé ces hommes en pâture à des sans fois.
      Il n’est donc pas à être dépeint comme vous l’avez fait.

  • Même observation : vous n’êtes pas dans le débat soulevé par l’article

  • Que cela soit clair et net et je le dirai devant n’importe quelle autorité de mon pays. On ne peut pas admettre qu’un groupe de personnes arrête des gens les torture, prenne leur argent dans un Etat de droit où force doit rester à la loi. Arrêtons ça. Arrêtons les calculs électoraux.

  • Fiers des Koglweogo malgré leurs dérives ! eux au moins, ce sont des erreurs qu’ils font dans un service volontiers ! et ceux qui font des crimes leurs programmes( économique et humain) alors qu’ils sont élus ou embauchés pour servir le peuple ? Et d’ailleurs qui ne fait pas d’erreurs, qui est tout juste ? La justice ne fait-elle pas des erreurs ? Avant les Kogleweogo, on enlevait nos enfants dans les rues et nos maisons sans que nulle sécurité ne bronche ! Comment ne pas saluer cette initiative si nous nous sentons mieux maintenant ! ( bien sûr sauf les apatrides et bandits).De toute façon la situation sécuritaire mondiale impose aux burkinabè la consolidation d’une telle INSTITUTION ! Que Dieu bénisse le Burkina ! Honte aux ennemis du Burkina

  • Youssouf OUEDRAOGO, l’avénement de koglwéogo est normal dans un Etat néocolonial incapable d’assurer la sécurité à tous les citoyens notamment aux populations rurales qui paient le lourd tribut de l’insécurité. A vous entendre, ces populations doivent accepter le martyr sous prétexte qu’il y a la loi. Toute loi est circonstancielle et ré-adaptable en fonction des besoins du moment. Je vous invite à aller à la rencontre de ces braves koglwéogo qui de façon bénévole ont décidé de se sécuriser et de sécuriser leur localité et vous serez édifier. Cependant, si c’est juste pour dénigrer le koglwéogo afin de les discréditer, sachez que c’est peine perdue car ils ont l’aval et l’adhésion des populations. Évitez de voir l’évolution sociale du peuple burkinabè sous le prisme d conformisme intellectuel néocolonial à petites lunettes bourgeoises.

  • 1. Merci pour vos efforts d’analyse. J’apprecie ! Cependant, il me semble que vous restez toujours au stade de l’idealisation. Or, dans le debat actuel, on a depassé cela.
    2. Proposez concret !
    3. Les groupes d’auto-defense d’Amerique Latine que vous avez cité on une particularité : ils s’organisent pour lutter contre le CRIME ORGANISE. Or c’est pas n’importe qui qui peut pretendre lutter contre le crime organisé. Même les Etats dans le monde entier n’y peuvent rien, "talkless" des individus ou associations. Ce sont des cas très compliqué, la lutte contre le crime organisé. Demandez au FBI, à la CIA, et autres MOSSAD dont c’est entres les domaines de competence. On ne s’amuse pas impunement contre Pablo Escobar. En Italie, vous-souvenez-vous du juge Falconé dont la voiture a explosé sous l’effet d’une (1) tonne d’explosifs ayant entrainé même des alertes sismiques.
    4. Nos groupes Koglweogo s’organisent contre ce que je pourrais appeler "le crime fretin". Et pour cela, ils peuvent bien y reussir avec l’effort d’encadrement indispensable.
    5. Vous citez des groupes d’autodef qui se sont transformés en Mafia. J’ajoute le cas de policiers de FBI luttant contre les narcotraficants qui se eux-mêmes transformés en caid de la drogue. Un d’eux, d’une sagacité à toute epreuve, a été poursuivi par le FBI, Interpool, en vain. Il a fallu au Luxembourg quand il est sorti pour faire une reclamation d’argent qui lui manquait dans une alim que finalement que "l"insaisissable" a pu être pris.
    6. Je souscris à vos inquietudes et les prends pour des defis à relever et non des montagnes infranchissables. Notre peuple peut y arriver et y arrivera. Dieu n’est-il pas Burkinabè ?
    7. Vous avez oublié le cas d"un pays d’Asie, ou le crime organisé joue aussi le role de Koglweogo, avec le silence parfait de l’Etat et des citoyens dans une symbiose sociale à defier la pensée legaliste.
    8. J’aimerais vous relire prochainement. Merci.
    A bas Dieu, Vive la Republique !

  • Hum... Voyons voir :
    1°) La cohésion et l’équilibre entre communautés de la nation sont menacés ;
    2°) Des incidents de frontière avec un pays frère comme le Niger ont eu lieu ;
    3°) Des suspects sont torturés au vu et au su de tout le monde, y compris les FDS et le gouvernement, dans un pays où la loi l’interdit, et qui a signé toutes les conventions internationales sur les droits de l’homme et contre la torture ; ils sont ensuite libérés contre "amende", coupables ou innocents.
    4°) Des gens innocents de tout vol comme le catéchiste de Léo ou le cas cité par l’internaute 2 sont kidnappés et rançonnés. Il a été rapporté le cas d’une jeune femme kidnappée et trimbalée à travers le pays pour retrouver son petit ami suspect. Leur libération systématique après paiement laisse penser que c’est l’argent l’objectif prioritaire.
    5°) Des gens sont tués, et souvent ce sont ceux qui clament leur innocence jusqu’au bout qui sont justement torturés "jusqu’au bout" et en meurent sans que leur culpabilité ait été prouvée.
    6°) L’autorité de l’état est défiée, bafouée, et ce à un moment ou on essaie de lutter contre l’incivisme et le terrorisme ;
    7°) L’opinion publique est divisée entre ceux qui pensent qu’on peut "encadrer" les koglweogos et continuer, ceux qui pensent qu’il n’y a rien à encadrer, que tous les voleurs méritent la mort et tant pis pour les dégâts collatéraux, et ceux qui pensent que tout le monde doit respecter la loi, koglweogo, président ou citoyen lambda.

    Alors dites moi, M. TANGA, il y a quoi encore à "envenimer" ? A part la guerre civile généralisée, (que de toutes façons vous nous préparez, car les gens vont commencer à se défendre individuellement ou collectivement face à l’arbitraire), quelle limites n’ont pas encore été franchies sur le terrain ? Et vous, vous voudriez imposer le silence aux citoyens qui tirent la sonnette d’alarme sous des prétextes aussi plats qu’infondés :
    * Ceux qui critiquent les dérivent sont des voleurs ou des complices des voleurs ;
    * Ce sont eux qui "enveniment" la situation" (???) ;
    * Ils ne comprennent rien et doivent rester "hors" (Hors de quoi ? Du débat ? Du pays ? De la vie ?)
    * Ils ne sont pas des Burkinabè ou sont des privilégiés.

    Et bien sûr, cela finit par des menaces à peine voilées. Donc pendant que des koglweogos font la force aux gens sur le terrain, des koglweogos du net veulent forcer au silence les gens sur les fora ! Ce seraient plutôt ceux qui torturent des gens qu’ils savent innocents juste pour s’approprier leurs biens, ou qui libèrent des gens qu’ils savent coupables au lieu de les livrer aux FDS, ainsi que ceux qui les soutiennent, qui ne veulent pas le bien de ce pays, et qu’on pourrait soupçonner de ne pas être Burkinabè ! Et ceux qui "posent de fausses pierres", ce sont ceux-là ! Gare aux chutes et aux têtes !

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.