An III de l’insurrection populaire : Les partis de la majorité présidentielle dressent le bilan

LEFASO.NET | Maxime Jean-Eudes BAMBARA (stagiaire)

Publié le mercredi 1er novembre 2017

An III de l’insurrection populaire : Les partis de la majorité présidentielle dressent le bilan

A l’occasion du 3e anniversaire de l’insurrection populaire d’octobre 2014, l’Alliance des partis de la majorité présidentielle (APMP) a réuni ses militants le mardi 31 octobre 2017 au Conseil burkinabè des chargeurs pour une conférence publique sur le thème : « Insurrection populaire, trois ans après, bilan et perspectives : consolidons les acquis ».

Le troisième anniversaire de l’insurrection populaire a été diversement célébré dans les grandes villes du Burkina, ce mardi 31 octobre 2017. A Ouagadougou, en plus de la commémoration officielle marquée par un dépôt de gerbes de fleurs au monument des Martyrs par le président du Faso, les partis affiliés au Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP) ont décidé de mener la réflexion sur les leçons à tirer de cette insurrection qui a causé plusieurs pertes en vies humaines.

La conférence a été animée par Me Bénéwendé Sankara, président de l’UNIR/PS, Dr Pargui Emile Paré, secrétaire à la formation politique et civique du MPP et le juriste Abdoul Karim Sango. Ils ont tenu en haleine le public sur le thème de la conférence en présence de quelques responsables du parti au pouvoir, en l’occurrence, le président par intérim, Simon Compaoré et le secrétaire général, Clément P. Sawadogo.

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Vue des participants

Revenant sur les origines de cet évènement historique, les conférenciers ont souligné que l’insurrection fut l’expression des aspirations du peuple burkinabè à la liberté, à la démocratie véritable, au bien-être social, à la volonté et l’envie d’en découdre avec l’ordre ancien aux pratiques peu orthodoxes. Et le juriste de mettre en garde le pouvoir en place quant à la nécessité et à l’urgence de travailler à donner des réponses satisfaisantes aux attentes des populations. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, Abdoul Karim Sango a laissé entendre que « l’ordre ancien peut-être restauré ».

Le Dr. Pargui Emile Paré a axé son intervention sur le bilan de l’insurrection et les perspectives. Il a relevé que la liberté syndicale, la liberté d’expression, le retour à des élections démocratiques sont entre autres des acquis dont le peuple insurgés peut se vanter. Le secrétaire général du parti au pouvoir ne dira pas le contraire. « Je pense qu’aujourd’hui, on peut se réjouir de ce qu’au Burkina Faso il y ait un régime véritablement démocratique assis sur des élections qui ont été jugées transparentes à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Egalement, on peut se réjouir de ce que le processus visant à régler un certain nombre de questions, à répondre aux attentes de cette population soit engagé notamment à travers la mise en œuvre du plan de développement économique et social mais aussi à travers la réponse qui est en train d’être apportée aux aspirations en matière de justice », a renchéri Clément Sawadogo.

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Clément Sawadogo ministre secrétaire général du MPP

« Les aspirations politiques aujourd’hui ne sont plus des idéaux pour lesquels on se bat. Chacun est libre d’émettre ses opinions. Certains de nos concitoyens même pensent qu’il y a un peu trop de liberté et que l’on va même vers un libertinage. Ce sont des acquis aussi de l’insurrection parce qu’il ne faut pas oublier que la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, était liée à des questions politiques, à l’article 37, au non-respect de la constitution, de la parole donnée », a poursuivi le secrétaire général du MPP. Il a par ailleurs déclaré qu’ « on ne peut pas donner une réponse aux aspirations du peuple en l’espace de trois années parce que les questions ayant trait à la relance de l’économie, à la résolution des questions sociales des populations sont des questions qui nécessitent beaucoup plus de temps pour leur résolution ». Malgré la situation sociale du pays marquée par des grèves incessantes des syndicats, Clément Sawadogo, par ailleurs ministre en charge du travail, rassure que « le train est en marche et sur la bonne voie ».

Pour ce dernier, le peuple insurgé doit rester mobilisé à l’unisson pour consolider les acquis de l’insurrection et relever les défis qui sont essentiellement des défis de développement. « C’est en cela que nous pouvons dire un jour qu’effectivement cette insurrection a rendu service au peuple », a-t-il conclu.

Maxime Jean-Eudes BAMBARA
Lefaso.net

Messages

  • Malgre les nombreuses difficultes que nous vivons au quotidien nous devons tous comprendre que le travail de reconstruction de notre nation laissee en ruine par le regime Compaore sera un travail de tres longue duree et qui necessitera beaucoup de patience et de sacrifices. Tout est prioritaire et un ventre vide n’a point d’oreille. Pourtant, il nous faut tous/toutes prendre conscience de cette dure realite. L’essentiel est que nous soyons convaincus d’etre sur la voie qui nous menera au bien-etre general et que nous nous atelons a cela. Rien de durable et de satisfaisant ne viendra dans l’impatience, la facilite et l’esprit individuel. Le gouvernement actuel ne peut faire de miracles mais nous mettre sur cette voie de l’espoir pour notre developpement dans tous les secteurs cles du pays. Il ne peut le faire tout seul sans notre contribution positive. Cest dans leur interet et cest dans l’interet general car si ca croule on subira tous les consequences. Ceux qui ont suffisamment pille nos resources pendant des decenies se moquent du reste, pourvu que l’on ne touche pas a leurs butins et leur seul combat, cest cela. Soyons donc vigilants. Nous nous sommes battus a mort et sous l’admiration du monde entier pour nous debarasser du mal ; nous devons maintenir le combat sous la direction de notre allier qu’est le gouvernement actuel. Il s’agit de la contruction d’un Burkina meilleur pour le bien-etre de tous, ou il fera bon vivre pour nous et pour nos enfants, les generations futures.

    • Mr Kouka vous dites bien voler pendant plusieurs années ou quoi ? vous n’étiez pas dans ce pays ou quoi ? ou bien vous faites semblant en disant cela ? pour vous situer afin que puissiez répondre à ces question, rappelez vous que nos dirigeants actuels ont été avec le régime déchu pendant plus de 25 ans et leur défection a été suite à un évincement après leur manque leadership de leur part

  • Qui a bu boira. Vous ne pouvez reproduire que ce vous a apprit au cours des 27ans avec Blaise. La démocratie dont nous nous réjouissons est une vommissure. Si il était question de la même démocratie en Europe, il n’aurait pas atteint le développement qu’il ont atteint aujourd’hui. Cette démocratie au Burkina est plutôt une anarchie. Il n’y a que la révolution qui puisse nous sauver, hélas la révolution exige une âme pure et une main innocente. Courage à vous.

  • Il est question de bilan. Je voudrais m’adresser au Ministre des Infrastructures. De plus en plus nous sommes tentés de bien croire que vous êtes satisfaits et même euphotique quand on voit les chantiers que vous avez lancés. Mais grosse erreur. Après le lancement, monsieur le ministre disparaît et tout s’arrête faute de financement. Prenons le cas du bitumage de la route Toma-Tougan. Depuis décembre 2016 que ce chantier est lancé. Jusqu’à présent l’entreprise chargée des travaux n’a reçu aucun franc pour avancer. La présence des engins BTP sur les chantiers et qui ne travaillent pas suffit à monsieur le ministre de dire à la population que le gouvernement travaille.
    Faîtes un effort pour saisir les bailleurs de fonds afin de débloquer ces nombreux cas. Allez et rencontrez les. Vous ne pouvez pas vous auto-satisfaire en flattant le peuple. Le Premier Ministre viendra faire un long discours et comptabiliser ces chantiers en panne comme un acquis. Ne nous flattons pas, l’espoir du peuple est sous perfusion avec ce régime. Les actions médiatiques sans que rien n’avance sur le terrain, finiront par vous rattraper tôt ou tard.

    • NE PERDEZ PAS VOTRE TEMPS AVEC CE REGIME DE PREDATION ! AUCUN BAILLEUR DE FONDS SERIEUX NE FINANCERA CE PAYS OÙ LE MINISTRE DE LA SECURITÉ SE COMPORTE EN ZORRO OU DJANGO ET UNE ASSEMBLÉE NATIONALE QUI JETTE L’ARGENT PAR LES FENETRES EN ACHETANTS DES DEPUTÉS VENTRAUX ET BUCCAUX.

  • A la vitesse des revendications tous azimuts des grèves qui hypothèquent la reproduction des richesses, il y a de forte chance QUE LE BURKINA FASO DISTRIBUE LA PAUVRETE PARCE QU’IL AURA RIEN A PARTAGER.

  • "Le Dr. Pargui Emile Paré a axé son intervention sur le bilan de l’insurrection et les perspectives. Il a relevé que la liberté syndicale, la liberté d’expression, le retour à des élections démocratiques sont entre autres des acquis dont le peuple insurgés peut se vanter"
    Ah bah ! Sous Blaise Compaoré, il y avait la liberté d’expression acquise grace à Norbert Zongo ! Ensuite les libertés syndicales étaient une réalité au Faso.
    Plus haut quelqu’un a parlé de "nation en ruines" laissé par Blaise Compaoré : la politique ne s’accommode pas de la vérité, mais les burkinabè vivaient mieux qu’aujourd’hui. le dernier rapport du PNUD sur le développement humain l’atteste car nous avons perdu des points encore. Il faut travailler à améliorer ce qui n’était pas au mieux au lieu de passer son temps à divertir le peuple

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