Ministère de la culture : Le SYNATRACT exhorte le ministère de l’économie à libérer son dossier

Publié le vendredi 12 janvier 2018

Ministère de la culture : Le SYNATRACT exhorte le ministère de l’économie à libérer son dossier

Les travailleurs du ministère de la culture et du tourisme ne réclament pas toute « la part du lion », mais disent-ils, « seulement une part », pour améliorer leurs conditions de vie et de travail. Ce jeudi 11 janvier, le Syndicat national des travailleurs de la culture et du tourisme (SYNATRACT), a dénoncé l’indifférence du gouvernement suite au non-respect des engagements que ce dernier pris dans le cadre de la signature du protocole d’accord de la plateforme revendicative des travailleurs.

Le 12 juillet dernier, dix des douze points de la plateforme revendicative du Syndicat national des travailleurs du Ministère de la culture, des arts et du tourisme (MCAT) avaient fait l’objet d’accord. Ainsi, selon le SG du SYNATRACT, Mohammed Lamine Ouédraogo, le gouvernement s’était engagé à satisfaire un certain nombre de revendications, au plus tard le 31 décembre. Il s’agit , entre autres, d’une augmentation du nombre de postes à pourvoir aux concours professionnels dans les emplois spécifiques de la culture et du tourisme (de 5 à 10 postes), de la mise à disposition de nouveaux locaux au profit des travailleurs, de l’octroi d’une indemnité spécifique, de l’amélioration du budget du ministère. Il était aussi question d’une amélioration de la connexion internet et de la nomination des cadres du MCAT dans les représentations diplomatiques.

En effet, a en croire Mohammed Lamine Ouédraogo, « même le ministre de la culture ne dispose pas d’une connexion internet dans son bureau ». Quant à la question relative à la nomination des agents du ministère dans les représentations diplomatiques, le SYNATRACT estime que « la paternité du poste d’attaché culturel revient aux agents du ministère de la culture. C’est le seul ministère où on parle de transversalité. Nous nous réjouissons déjà que trois de nos camarades soient déjà nommés, mais on va toujours se battre pour que ce poste nous revienne. »

« C’est le ministère de l’économie qui bloque le dossier »

Après une rencontre tenue le 11 janvier dernier avec leur ministre de tutelle, en présence d’un représentant du ministère de la fonction publique et celui de l’économie et des finances, le SG du SYNATRACT a confié que le ministère de l’économie et des finances serait à l’origine de la présente situation. A ce propos, il soutient qu’au sujet de l’indemnité spécifique « le Premier ministre et le ministre de la fonction publique ont donné quitus pour l’octroi de l’indemnité. Le représentant du ministère de l’économie a fait savoir que le dossier a été transmis à la responsable du département mais jusqu’à présent, il n’y a pas eu de suite » a-t-il noté. Et le SG de la Confédération syndicale du Burkina (CSB), Guy Olivier Ouédraogo, de désapprouver un constat fait au niveau du ministère de l’économie et des finances. « Quand on doit se servir soi-même, on est vraiment très alerte et ça va très vite. Il y a un turbo propulseur, mais dès qu’il est question de régler les problèmes d’autrui, on se rend compte, la plus part du temps, qu’on traine les pieds. C’est un constat que nous faisons au niveau du MINEFID » a-t-il signifié.

« Il ne faut pas faire d’amalgames »

De l’avis du SG de la CSB, le dossier du SYNATRACT ne doit pas être inscrit dans cette nouvelle approche globale de traitement des salaires de la fonction publique, envisagée par le président du Faso. « Cela a été fait avant la proposition du président et nous pensons que les engagements pris doivent être exécutés. Des propositions ont été faites et nous sommes à la phase d’opérationnalisation. (…) Il ne faut pas faire d’amalgames » a-t-il dit. Par ailleurs, Guy Olivier Ouédraogo soutient que cette approche globale a été soutenue dès le départ par la confédération syndicale, mais dit-il : « C’est le gouvernement qui a choisi de traiter les travailleurs au cas par cas ». En attendant, le SYNATRATC dit privilégier le dialogue. « On a encore deux ou trois semaines pour nous prononcer sur quelle action à mener » a annoncé Mohammed Lamine Ouédraogo.

Notons que les deux autres points de la plateforme revendicative du SYNATRACT, en l’occurrence la création d’un fond de motivation et l’octroi d’une indemnité du code vestimentaire devraient être soumis à un groupe de travail. L’objectif étant d’aboutir à des solutions définitives.

Nicole Ouédraogo
Lefaso.net

Messages

  • Seul la lutte paie, il faut vous mettre au sérieux dans cette lutte. Le PNDES a engrangé beaucoup beaucoup d’argent plus de 1000 milliard de francs CFA, il faut prendre cet argent régler tous le problème de salaire, 50 milliards minimum pour régler la situation des enseignants ce n’est vraiment rien, et arrêté de vouloir arnaquer les sociétés et entreprises avec votre Programme Pili-Pambé (PPP).
    Tous les syndicats doivent se lever pour non seulement accompagner les enseignants dans leur et surtout harmoniser les dividendes, parce que ceux qui viendront tard dans la lutte AURONS LA PETITE PART}

  • hahaha on verra bien qui est plus fort que le PM au MINEFID. écouter il faut que tout le monde sache qu’un agent de niveau CEP au MINEFID gagne au minimum par an 120000*13 + 1300000(fonds communs)*2= 4160000 tandis que le pauvre cadre de niveau maitrise des ministères pauvres gagne 190 000*12 =2280000. oh oh oh à quoi sert les longues études. il faut qu’on cesse d’être naïf et signé le fameux document pour que les agents du MCAT puisse bénéficier de l’indemnité que le gouvernement les a promis.

  • imaginé un cadre A, ou B ; laissé les plus petit, laisse ça TAK TOM TAKE OU QUOI LA, vous dormez il n’ya pas que les AGENTS DU MINEFID, qui se sucre mon petit

  • Il faut que les premières autorités de notre pays comprennent véritablement la situation de paupérisation des travailleurs hors MINEFID et hors Magistrature, afin de s’atteler à rétablir l’équité. Cette injustice ne fait que s’enliser et on ne peut continuer ainsi. Au temps du régime Compaoré, on a constaté que le poids d’un département ministériel dépendait des relations de proximité entre le PF et les ministres (forts), exemple : le MEF (aujourd’hui MINEFID). Il faut que le régime Kaboré arrête ces pratiques car tous les travailleurs contribuent au développement de ce pays. Vivement que l’équité se rétablisse afin que l’on travaille pour plus de rayonnement de notre cher Burkina Faso. A bon entendeur !

  • On va augmenter les salaires de tous les fonctionnaires. Sauf les magistrats et les agents de MINEFID qui sont disqualifiés d’office sur la liste. Eux n’auront rien.

  • arrêtons de nous attaquer entre travailleurs. le mieu est que chacun travaill à ameliorer ses conditions de vie et de travail. a mon humble avis je ne pense pas qu’on poura remettre en cause le fond "commun "dit-on qui vien de passer du semestre au trimestre avec une augmentation significative. les corps qui ont moins d’avantages je suggère au gouvernement de rvoir les traitements salarial et indemnitaire de sorte à minimiser les ecars et permettr à chacun de bien travailler.

  • internaute 2 et 5 continuez a vous masturber au lieu de chercher pour vous c est pour les autres qui vous intéresse même si on augmente nos salaires ce sont les agents des impôts en plus de la douane qui vont recouvrer de la rgent pour que l état puisse nous payer donc il ne faut qu on se compare a ses gens la sinon on risque d avoir des aérés de salaire au burkina faso pour la première fois

  • Ce qui est sur, chaque fonctionnaire contribue au développement de ce pays. Pas seulement les agents des impots et autres. Sans rancune !

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