Politique sanitaire du PNDES : Un groupe d’Indiens veut accompagner les efforts de mise en œuvre

Publié le mardi 6 février 2018

Politique sanitaire du PNDES : Un groupe d’Indiens veut accompagner les efforts de mise en œuvre

Un groupe d’Indiens, NSN-Biotech Ltd, était à Ouagadougou pour échanger avec des autorités et services techniques dans la perspective du renforcement de leur présence au Burkina dans le domaine pharmaceutique. Pour la délégation indienne, il s’agit d’établir des relations de collaboration (tant avec les autorités politiques que des structures privées) dans un esprit de soutenir, d’une manière ou d’une autre, la politique sanitaire du Chef de l’Etat, Roch Kaboré, notamment via la mise en œuvre du PNDES (Plan national de développement économique et social).

Déjà présent au Burkina par la CAMEG (Centrale d’Achat des Médicaments Essentiels Génériques et des Consommables médicaux), le groupe NSN-Biotech Ltd compte renforcer cette assise, non seulement par la mise à la disposition des populations, de produits pharmaceutiques de qualité, accessibles et à moindre coût, mais également par des investissements. Une gamme de produits sont en ligne de mire : médicaments génériques ordinaires, médicaments anti-cancéreux, anti-diabétiques, des anti-hypertenseurs, des traitements cardio-vasculaires, etc.

« Nous sommes soucieux de la santé de la population et nous avons pu rencontrer des docteurs, des prescripteurs et le souhait est de mettre à la disposition des populations burkinabè, des produits de bonne qualité et à moindre coût. Il ne s’agit pas de faire du business, il s’agit d’aider les gens ; parce que ce sont les hommes qui créent la richesse », a confié le président-directeur général de NSN-Biotech Ltd, Sunil Aggarwal, au sortir d’une rencontre avec des autorités et des structures privées de la place.

Un double objectif est ici poursuivi, selon les responsables. Il s’agit d’abord d’accompagner la politique sanitaire des autorités burkinabè, contribuer à l’amélioration des efforts de santé par une offre en produits pharmaceutiques, accessibles par le coût, en quantité et en qualité. Ensuite, à moyen terme, les hôtes entendent contribuer à la création de l’emploi, notamment pour les jeunes, par la construction d’une usine d’assemblage de produits.

« Le souci, c’est d’abord de participer à l’amélioration des conditions de santé des populations et en matière de santé, la qualité des produits indiens est reconnue à travers le monde », soutient le vice-président du groupe, Prabhat Tandon.
Pour les responsables de ce groupe indien, dans un contexte d’efforts consentis par les autorités burkinabè au plan sanitaire (référence faite surtout à la gratuité de soins du Chef de l’Etat), il est amical et opportun de travailler à plus d’encrage du savoir-faire indien dans le domaine des produits pharmaceutiques. A cet effet, les responsables de NSN-Biotech Ltd entendent aussi se positionner parmi les trois meilleurs laboratoires de produits pharmaceutiques.

Mieux, s’attèlent-ils, à court terme, à installer une usine d’assemblage au Burkina. « Cela va permettre également de participer aux efforts de lutte contre le chômage des jeunes par la création de nombreux emplois sur toute la chaîne », annonce pour sa part, le directeur-pays de NSN, Khalid Saiffulah.

Après des moments de prospection sur le terrain, et au regard des réalités, les hôtes proposent par exemple, une ambulance aménagée et munie d’une bouteille d’oxygène. Il est donc adapté au transport des patients (notamment des femmes enceintes) en zones rurales, confie la délégation. « C’est conçu de sorte à pouvoir amortir les secousses dues à l’état des pistes. Il est adapté aux petites localités surtout », détaille-t-on.

Par ailleurs, la délégation a eu des échanges avec des responsables de syndicats de taximen, intéressés par un autre type de tricycles, conçus pour le transport des personnes. « Ils (ces syndicats, ndlr) souhaitent remplacer les taxis par ces engins qui offrent plus de confort et de sécurité. On a remarqué qu’il y a beaucoup de pollution avec les taxis actuels. Ce tricycle de transport à passagers va permettre à la fois de réduire la pollution, améliorer le cadre de vie des populations, faciliter la mobilité et le transport de personnes. Il y a donc deux types de tricycles ; ce qui est aménagé comme ambulance et ce qui peut être utilisé comme moyen de transport », a relevé le président-directeur général de NSN, Sunil Aggarwal.

O.L
Lefaso.net

Messages

  • PNDES par ci, PNDES par là. PNDES à gauche, PNDES à droite. Franchement, sachez que l’Etat est une continuité et évitez de faire sienne, les projets du régime Compaoré.

    A tous les rageux, je vous inviterai à faire une recherche pour comprendre que c’est un vieux projet. Bassolet sera capable de vous sortir tous les documents.

    • Déjà,,tu te contredis. Puisque l’état c’est la continuité, pourquoi t’offenser que le gouvernement actuel s’approprie le projet ? Et puis, ton Champion Blaise, en 27 ans de règne, montre nous une idée qu’il a mis en place qui ne datait pas de la REVOLUTION de SANKARA.
      Restons honnêtes et pragmatiques !!!!!!!!!

    • Bien répondu à ce plaisantin. S’il ne veut entendre parler du PNDES qu’il quitte le pays

  • J’espere que les autorités refuseront cette offre de tricycles pour le transport de personnes en zone urbaine. Ils ne feront qu’ajouter du désordre a notre circulation déjà chaotique en plus de la pollution. Il suffit de visiter justement les villes indiennes pour s’en rendre compte ou bien plus près de nous des villes comme Kano au Nord du Nigeria. Les medicaments oui, les ambulances tricycles oui, mais les taxi tricycles non et non !

    • Je suis d’accord avec toi pour les taxi tricycles. Que de la merde ! Nos pauvres voies commencent d’ailleurs à être très encombrées. Je propose qu’on retire les tricycles de la circulation point barre.

    • Tricycle Non !!!!!!!! Il ya deux ans il n’en avait ^pas à Tamalé et à Boalgatenga au Ghana. Allez-y voir, maintenant. Au tour du grand marché c’est la grande pagaille. C’est vrai que c’est moins cher que le taxi mais diriger un pays c’est penser à DEMAIN. Depuis longtemps des tricycles sont stockés par des indiens à Tanguin dans un grand magasin près du lycée BETHEL, donc c’est un plan longtemps mûrit. Hélas !

    • puis je vous rappelez que dans certaine ville burkinabé il y a pas de taxi .c’est souvent le tricycle classique qui est utilisé comme taxi

  • Notre pays un labo ou toutes les expériences de ce siècle y feront. Les espèces envahissantes sont entrain d’envahir mon pays. C’est également un bon signe pour notre pays. Je sens la liberté qui s’en vient , ce vent de liberté qui soufflera sur la terre libre de notre pays. Que ton règne vienne esprit de liberté !

  • Je suis tout a fait content que la coopération se développe avec les autres pays mais ou je suis inquiet c’est quand ils disent que "ce n’est pas du business". J’ai du mal a croire que des indiens passent par dessus les millions de pauvres qui sont en Inde pour venir sauver d’autres pauvres dans un pays perdu au cœur de l’Afrique de l’ouest.
    C’est bel et bien du business et nos responsables doivent garder l’œil ouvert pour défendre les intérêts du pays et de la population. Tous les accords ne sont pas bons a prendre.

  • CES AMBULANCES REELLEMENT ELLES SONT DEVENUS DES NIDS DE SERPENTS DANS BEAUCOUPDE CSPS. NON NON ET NON.
    ILS ASVENT CE DON NOUS AVONS BESOIN.CE NE SONT PAS CES TRUCS AU RABAIS

  • On ne peut pas ne pas applaudir quand on nous dit que des investisseur veulent faire des choses dans notre pays. Les avantages sont nombreux mais il faut se souvenir que ces gens savent aussi ce qu’ils vont gagner et ne pas présenter les choses comme si c’était un cadeau. Mon soucis ce n’est pas de maintenant à un an , deux ans après le fonctionnement du projet. arrive toujours un moment ou la pression se relâche et les investisseur se "foutent carrément de nous".
    Tenez, à Wayalguin Rue 27.34, les indiens importateurs de sésame on inondé la rue de camions remorques burkinabè, togolais, ghanéns pendant plus d’un mois. Nuit et jour des tonnes et des tonnes de sésames achetés à l’intérieur du pays étaient reconditionné puis envoyées vers les ports. Rien de spécial jusque là.
    le problèème ce sont les dégats causés par les camions dans la zone et surtout la voie qui est totalement ensablée et poussièreuse. Non entrenue, non arrosée, il est actuellement impossible de circuler la dessus après le rush. Ils sont maintenant partis mais la poussière est l’ennemie des riverains notamment , le théatre des enfants wamdé, le lycée excellence, le collège la source et les habitants qui en souffrent.
    Pendnat les jours d’affluence des personnes ont osé se présenter pour leur parler des dégats sur l’environnement, ils ont simplement répondu "comprend pas français..." . A bon entendur,s alut !

  • N’importe quoi.Toute cette chaine de valeur il nous propose une usine d’emballage.
    Vraiment du n’importe quoi. Il faut que le pays commence a ne.pas accepter du n’importe quoi. On veut les licences des medicaments apres un certain temps afin de les produire nous meme
    .

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