Commune rurale de Zoaga : Atmosphère délétère autour d’une question de chefferie

LEFASO.NET

Publié le dimanche 11 février 2018

Commune rurale de Zoaga : Atmosphère délétère autour d’une question de chefferie

Une affaire de succession qui fait suite au décès du chef en 2013. Selon notre informateur, la chefferie est l’affaire de la grande famille Ouaré, qui est constituée de quatre entités. Pour la désignation du chef, chaque partie (entité) présente donc un candidat et l’on passe au vote. Ainsi, l’ensemble des parties se serait accordé sur la période de l’après-saison agricole pour cet acte portant désignation du chef. C’est sur ces entrefaits, qu’une des parties a intronisé le 21 octobre 2017, un des siens comme chef, successeur du défunt.

Ce qui va dégrader la situation. Des lettres auraient été envoyées aux autorités compétentes, y compris judiciaires, par les autres parties pour attirer l’attention sur le risque qui plane sur la cohésion sociale de par ce fait. "Malheureusement, rien n’a été fait", apprend-on.

C’est ainsi que les autres auraient procédé, vendredi, 9 février 2018, à la désignation de celui qu’ils estiment être le successeur. Et comme cela est de coutume dans de telles situations, la journée de ce samedi était réservée à des rituels et autres fêtes marquant l’intronisation.

Un acte qui, jusque-là, n’a pu se tenir car, indique notre source, des éléments de la CRS (Compagnie républicaine de sécurité), envoyés de Tenkodogo, empêchent toute cérémonie. Ce qui surchauffe les esprits de cette partie qui y voit un parti pris des autorités locales.

Elle pointe et déplore également une main politique dans cette situation. La même source a signalé des menaces d’une autorité sécuritaire contre les initiateurs de la cérémonie du jour. D’où l’appel aux plus hautes autorités à intervenir pour éviter tout effritement de la situation.

Pour mémoire, Zoaga est une commune de la région du Centre-est, près de la frontière avec le Ghana.

Lefaso.net

NB : Photo d’illustration

Messages

  • Mon pauvre village et mes pauvres cousins. Entendez cous. Que Dieu bénisse Zoaga

  • Je le dis et je le répète : ces histoires de chefferie vont mettre le feu à ce pays-là un jour !
    Supprimons tout cela (ou du moins enlevons leur toute importance) comme c’était le cas pendant la révolution et on aura la paix !

    • Mon frère soit disant Bon Dieu,

      Ce que tu ne sait pas, il y a des problèmes qui ne peuvent pas se régler au niveau politique.
      il faut le coté coutumier ou/et religieux.

      La politique seule ne peut pas résoudre le problème de la paix. Au contraire c’est la politique
      qui crée ce que nous vivons comme problèmes de nos jours

  • Arrêté de divertir les gens avec ses conneries de chef, il y a plus de 65 ethnies au BF ; c’est dire que tout le monde n’est pas mossi. Il est chauffeur dans un service public, il va porter un bonnet et ne veut plus conduire, il arrive dans un lieu public, il ne veut pas faire de rang, il est gardien, il ne peut plus assumer sa garde. On va où là ? Maurice avait raison de les interdire ; sous Sankara qui refusait d’effectuer les travaux collectifs ? Y a en marre à la fin de cette mascarade rétrograde qui est aussi pire que la pratique de l’esclavage en Lybie doublée de fainéantise ici au Faso.

    • Monsieur, vous même arrêtez de divertir les gens.
      En quoi cette histoire concerne les mossi ? C’est à la limite puéril de réagir de la sorte.
      Je suis juste de passage.

    • Mr. ou Mme Chapité, renseignez-vous bien est ce que Zoaga, c’est chez les mossis ? Si ce n’est pas le cas, informez-vous bien d’abord avant de faire vos commentaires.

  • Toutes ces histories sont imputables aux politiciens burkinabe. Vous aurez remarquer comme moi que chaque fois qu’un parti politique organise une activite ,Il s’efforce d’exposer en premiere ligne ses chefaillons coutumiers .La derniere fois c’est l’UPC qui a brandi comme un trophee de guerre l’adhesion d’un chef coutumier .

  • Allons seulement !!!C’est dommage pour certains quand on parle de traditions , ce qu’il faut savoir : la tradition est pour le village ce qui es de la constitution à un lettré dit civilisé. Pour cela cherchons chaque fois des solutions pour aider ces villages qui ont des problèmes que d’ailleurs les dits lettrés leurs ont apportés. Chaque peuples a sa culture , sa tradition et c’est le socle de la vie sur terre. Il n’y a pas cette personne qui n’a pas de culture sur notre sol et encore on n’en trouverai pas un Seul, soit -t-il ou blanc-Africain qui pourrait aller dans son village et blâmes sa culture devant ses parents ou même juré par ses ancêtres et revenir vivre en ville que c’est lui qui est lettré.

  • Ben pour simplifier l’affaire, que la partie qui a pris sur elle de s’empresser à transgresser l’accord s’en explique donc aux autorités ! Peut-être que cela aidera à mieux comprendre. Sinon cela n’a rien nouveau, car partout, le temps des inter-règnes a été toujours chargé d’embûches et de conspirations, lorsqu’il est mal géré.

  • Pour ce qui concerne les problèmes de succession et d’intronisation dans la chefferie coutumière, d’aucuns diront qu’il est bon que l’Etat ne s’y mêle pas. Seulement selon moi, il est temps que l’Etat puisse travailler avec les coutumiers, les fils des différentes localités pour écrire et formaliser de façon consensuelle les procédures de succession dans notre pays. cela constituera une base solide qui évitera la multiplication des problèmes de cette nature et permettra également à l’Etat, sans parti pris d’intervenir pour restaurer l’ordre dans la succession et l’intronisation des chefs coutumier dans notre pays.
    que Dieu Bénisse le Burkina Faso.

  • Nos chefs coutumiers doivent apprendre la sagesse aleurs freres Ivoiriens, ou tout est organise dans selon un consensus au vivant du chef coutumier. Uune structure Claire qui enleve toutes les doutes et autres conspirations qu ont ici au Burkina Faso. Nos petits Naabas ne doivent pas etre poudriere pour leur succession.

    Avec nos politiciens laches qui ont politisee entite influente de notre population analphabete a des buts electoraux en les corrompant pour leur enrolement dans la politique. Avec deux roles sosial qui met leur integrite en jeux devant l argent.

    Voila pourquoi les gerres intestines sont declanchees, ont toujours eue lieux dans ce milieu des gardiens de nos traditions dans le plateau mossi. La conquete de ce Naam traditionelle peut diviser des familles et les rancoeurs de fils a fils. Etc.

    Pourquoi notre etat ne peut pas definir les lois qui regisserons l intronisation d un roi, apres consensus ?

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