Niangoloko en fête 2018 : Du 30 mars au 1er avril pour le brassage des peuples

Publié le vendredi 2 mars 2018

Niangoloko en fête 2018 : Du 30 mars au 1er avril pour le brassage des peuples

La ville de Niangoloko sera en ébullition du 30 mars au 1er avril 2018. Pour la troisième fois, se tiendra le Festival Niangoloko en fête, organisé par l’association pour le réveil culturel et citoyen de ladite ville. « Identité culturelle, migrations et brassage des peuples », c’est le thème de ce rendez-vous devenu majeur dans cette localité frontalière avec la Cote d’Ivoire. Les organisateurs étaient face à la presse ce 2 février 2018 pour en décliner les grandes lignes.

Pour la 3e fois, Niangoloko sera en fête, à travers un festival. Cette ville située dans la province de la Comoé, à un jet de pierres de la frontière avec la Cote d’Ivoire est riche de sa diversité. L’association pour le réveil culturel et citoyen de Niangoloko s’est donné pour mission depuis 2016, de rassembler les filles et filles de la localité, canaliser les énergies, pour instaurer un climat social apaisé, favorable au développement endogène.

Niangoloko en fête (NEF), initié par Kassoum David Koné se veut donc une tribune pour exalter la culture burkinabè dans sa diversité. C’est un tremplin d’expression des arts, des rythmes, des sports de la région des Cascades et du Burkina en général.
Cette année, encore, des activités sont inscrites au programme de NEF. Une conférence publique sur le thème, « Identité culturelle, migrations et brassage des peuples », animé par le Pr Albert Ouédraogo. Ville carrefour, Burkina en miniature, comment faire pour réussir le vivre ensemble, se rencontrer, fraterniser, sans se renier, sans s’oublier, se perdre, mais garder ses valeurs et s’enrichir des valeurs de l’autre ? C’est la problématique de cette thématique, ébauchée par le commissaire général de NEF, et autour de laquelle l’édition 2018 se tient.

Un village NEF, avec une exposition, des animations et une rue marchande sont également prévues. Le concours d’art oratoire en langue (cerma, dioula, mooré, et français) est inscrit. Des activités sportives avec un tournoi maracana et un gala de lutte, viendront agrémenter la fête.

Enfin, le plateau artistique. Tout au long des trois dates, de jour comme de nuit, des prestations d’artistes nationaux et internationaux, des vedettes de la chanson moderne et traditionnelle, tiendront en haleine les festivaliers. Bill Aka Kora va distiller la magie du Djongo lors du concert d’ouverture, le 30 mars. Le lendemain est dédié aux femmes. Maï Lingani et Awa Boussim illumineront la maison des jeunes et de la culture.

Pour finir, le concert de clôture le 1er avril sera assuré par le groupe ivoirien Espoir 2000. Une façon pour les organisateurs de confirmer le caractère intégrateur et sous régional du festival.

Selon le commissaire général du NEF, le festival a un impact social. D’ailleurs, il ne s’agit pas de se rencontrer pour danser et manger. Mais plutôt apporter un plus au développement de Niangoloko à travers des actions. Inciter la population à prendre son destin en main, sans attendre une quelconque aide.

Ainsi, a relevé Kassoum David Koné, l’impact social du festival n’est plus à démontrer. En plus des acquis engrangés de par le passé (Construction de forage, réhabilitation de la maison des jeunes et de la culture…), il est prévu la construction d’une académie de football, et bien d’autres infrastructures. L’économie de la ville se trouve également dynamisée, et ce ne sont pas les commerçants qui diront le contraire. Tout cela fait dire au commissaire général Kassoum David Koné que « notre ville vient de loin, Niangolokois back ».

Tiga Cheick Sawadogo
Lefaso.net

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