Ethnicité et Démocratie au Burkina Faso

Par Ceci est une tribune de Kpagnawnè Domètièro Anissé MEDA, professeur certifié de philosophie.

Publié le dimanche 22 avril 2018

Ethnicité et Démocratie au Burkina Faso

Ceci est une tribune de Kpagnawnè Domètièro Anissé MEDA, professeur certifié de philosophie.

Il y a des ethnies au Burkina Faso. C’est du truisme. Mais il n’est pas inutile de le rappeler dans cette ère où le vent de la démocratie a soufflé et souffledans le pays des hommes intègres, d’Est en Ouest, du Nord au Sud. Avons-nous tenu compte de ces ethnies dans l’attelage, la construction et la consolidation de la démocratie ? Car dans ce Burkina en tant qu’Etat-Nation, il y a des conflits ouverts et d’autres larvés avec des colorations ethniques ; dans le village de Bozo dans la Sissili, Dagara et Sissala ont de fréquentes frictions ; à Solenzo les autochtones bwaba se sont soulevés contre les allogènes mossi ; on se souvient d’autres révoltes inter-ethniques à Gaoua, à Manéga, à Passakongo et à Zabré etc.

On ne peut pas vouloir démocratiser en faisant comme si les compétitions qui s’engagent entre les partis politiques suffisent à faire disparaitre les conflits inter-ethniques. Y croire, c’est faire preuve de naïveté puisque ces réactions sont là depuis la nuit des temps, infantiles, schizophréniques. Mon entreprise consiste donc à défendre la compatibilité entre l’existence ethnique et la démocratie.Mais j’entends déjà vrombir des voix qui montent et crient au scandale comme si je faisais de l’incitation au tribalisme, à l’etnicisme et au régionalisme débridés du pays.

Non, je voudrais que l’on tienne compte de la soixantaine d’ethnies du Burkina dans notre démocratie en consolidation parce qu’elles sont une donnée ineffaçable avec quoi on ne doit pas ruser. Du reste l’histoire grouille d’exemples tragiques à cause de démocraties qui ont occultéla variable ethnique. Au nom de la République dont sont consubstantielles les ethnies, il faut briser l’omerta, enfreindre aux tabous et libérer la parole : les ethnies font-elles bon ménage avec la démocratie en Afrique, en général, et au Burkina, en particulier ? Pour certains esprits, il faut extirper les ethnies de la démocratie, on ne doit même pas en entendre parler ; l’article de Lefaso.net du jeudi 30 juin 2016 semble abonder dans ce même sens. Moi, j’ai pris le pari non seulement d’en parler, mais de faire l’apologie du ménage entre l’ethnicité et la démocratie.

L’ethnie est antérieure à la démocratie ; dit autrement, la démocratie est venue trouver l’ethnie mais ne doit pas vouloir ni pouvoir l’exterminer,et vice versa. Les deux doivent collaborer. Sous le tropique africain, en général, et burkinabé en particulier, l’identité ethnique n’a jamais été et n’est pas une faute qui mérite d’être châtiée. Il n’y a pas de mal à naitre moaga, dagara, dioula, bwaba, peulh, gourounsi, yadga…L’identité ethnique n’est pas ou ne doit pas être non plus un titre de noblesse ; dit autrement, l’appartenance ethnique n’est pas une qualité essentielle inhérente aux groupes humains, mais « le produit d’inter-actions spécifiques entre groupes », selon les anthropologues Fredrik Barth et Eric Wolf ; qui a ditpar exemple que le Gourmantché est supérieur au Yadga ? Que le Karaboro et le Turka sont mieux qu’un Dagara ou un Lobi ? Ou que le Peulh vaut mieux que leBwaba ?

Ainsi les ethnies sont des données innées et se valent ; de leur nature,elles ne sont ni bonnes ni mauvaises : elles sont neutres ; et à ce titre elles dépendent des hommes, elles changent de nature entre les mains des hommes, politiques notamment. Il faut en tenir compte dans la démocratie.

Par ailleurs, le mode d’occupation du territoire burkinabé est ethnique, Ouagadougou et Bobo-Dioulasso y compris ; du coup le démocrate ne doit pas louvoyer avec cette donne parce que la démocratie,à la burkinabé, reçoit une empreinte ethnique, dans chacune des zones qu’elle traverse.La décentralisation avec ses élections de proximité ou municipales a ravivé les fibres ethniques et suscité vigoureusement les débats locaux afin de désigner les dirigeants des collectivités.

C’est une offre de vitalité démocratique. Dans le Sahel le vote est, en grande partie, peulh ; le vote est yadga au Nord, il est lobi-dagara au Sud-Ouest, il est moaga au Centre…Le dima du Boussouma est démocratiquement imbattable à l’Est, feu Arba Diallo régnait en maitre incontesté à Dori dans le Sahel, on a Dah Nicolas à Diébougou dans la Bougouriba, Alfred Sanou à Bobo dans le Houet…On ne les vote pas parce qu’ils sont seulement fils de la région ou de la province mais aussi parce qu’ils relèvent d’une ethnie plus ou moins dominante numériquement. L’ethnie fait partir du jeu démocratique de par sa territorialisation ou localisation. Par subséquence le format du gouvernement doit tenir compte des grandes configurations ethniques afin que vive ou survive la démocratie.

Les ethnies peuvent et doivent être convoquées par la démocratie pour parer à la marginalisation et à l’iniquité et donc pour sauvegarder l’unité nationale. Dans des pays comme le Rwanda, le Burundi et la Cote d’Ivoire, on a pratiqué la politique de l’Autruche vis-à-vis du danger ethnique et ce qui devait arrivé arriva : une armée monoethnique a mis le Rwanda et le Burundi à genou, une administration ethniquement monocolore a cassé le pays d’Houphouët Boigny en deux et un pouvoir exclusif de langue française au Cameroun a suscité et suscite des révoltes de la part de la minorité anglophone du Nord du pays. Au Burkina, lorsqu’il y a la formation d’une équipe gouvernementale, toutes les régions sont aux aguets, chacune voulant s’assurer qu’un de ses fils sera représenté là où se prennent les grandes décisions pour la conduite du pays ; on se souvient alors de cette marche des fils et des filles de la région du Sud-Ouest visant à dénoncer l’absence d’un ressortissant de la région du gouvernement.

Quelques mois après, le Pr. Nicolas MEDAH faisait son entrée pour que soit respecté l’équilibre régional dans le partage des postes ministériels.Si toutes les ethnies ne peuvent pas être représentées dans le gouvernement, on doit tout de même tenir compte des régions qui, en réalité, sont les capitales où existent les ethnies majoritaires ou influentes.On le voit, les ethnies doivent être utilisées pour faire face à l’injustice ou à la terreur monarchique ;lorsque la démocratie ignore une juste représentation des groupes ethniques dans la gestion des affaires publiques, elle nourrit l’omerta ; elle nourrit aussi, pernicieusement, le discours et le repli ethnique qui se sophistiquent et prennent de cours l’Etat ;ce faisant, la démocratie ouvre les vannes des frustrations, des soubresauts et autres esprits séditieux. Que les mânes de nos ancêtres nous éloignent de ce calice.

Au regard de ces faits têtus sur l’homme ethnique burkinabé, on est à même de tirer la conclusion qu’il n’existe pas de citoyen abstrait au Burkina Faso. Tous les Burkinabé ont des empreintes ou des prises ethniques avant de se rendre compte, seulement après, qu’ils sont des citoyens : on ne nait pas citoyen de son pays, on le devient par l’état civil ; par contre on nait ethnique. L’ethnicité est le sentiment de partager une ascendance commune comme la langue, la coutume, l’histoire… Donc elle a et est une mémoire fœtale qui, inconsciemment, structure des schèmes de pensées, de comportements et des réflexes humains. Elle a même une influence déterminante dans la cohésion et la cohérence sociales.

J’ai vu à l’intérieur du pays diverses gens se fréquenter et cohabiter par identifications ethniques:le quartier Hamdalaye de Ouagadougou est peulh, le quartier Dioulassoba de Bobo-Dioulasso est bobo, les secteurs 6 et 8 de Ouahigouya sont respectivement bobo oubobossin(d’origine malienne) et forgeron, à Dissin existe un quartier mossi etc. Même la diaspora n’échappe pas à cet appas ethnique ; les membres d’un même groupe ethnique qui ont migré dans la même ville ou dans le même pays essaient, en général, de garder le contact entre eux par le truchement de réunions, d’associations et de manifestations socio-culturelles ; j’ai ainsi vu des Chinois « coloniser » des quartiers entiers à Milan, (en Italie), vu desBurkinabé établir de nombreux campements en Côte d’Ivoire, vu des Marocains contenus dans des immeubles entiers à Chambéry (en France). Baruch de Spinoza n’avait surtout pas tort de reconnaitredans Traité politique la légitimité de l’homme à se préoccuper de « persévérer dans son être » c’est-à-dire de maintenir et d’épanouir ce qu’il y a d’intime et de positif en lui (son moi tribal, primitif).

La diversité ethnique est une diversité culturelle ; c’est une chance ; chaque ethnie ou culture constitue une source heuristique pour l’esprit burkinabé. Le Burkina doit s’en vanter parce que ces ethnies, en grande partie, ont toujours vécu en bonne intelligence ; j’ai en mémoire cette question qui m’avait été posée par une dame blanche alors que je co-animais un débat sur la tolérance dans un café en France : comment arrivez-vous à vivre en paix avec cette multiplicité d’ethnies au Burkina ? Je lui ai répondu fièrement, avec l’appui d’autres collègues du Burkina, que notre société, à travers sa tradition, a secrété des mécanismes pour sa propre défense et protection avec la parenté à plaisanterie, le mariage inter-ethnique, le système du matriarcat chez certaines ethnies, le rôle de la chefferie coutumière…

Nos ethnies sont des lumières qu’il faut exposer pour qu’elles brillent aux yeux de la nation, nous ne devons pas les mettre sous les boisseaux ; nous ne devons surtout pas les couvrir de manteaux pudiques voire pudibonds comme c’est le cas actuellement. Nos ethnies parlent de nous, nous devons parler de nos ethnies, dans notre république.

Démocrates burkinabé, il n’y a donc pas d’alternative ; le choix est simple : il faut ôter les masques. La question ethnique ne doit pas être laissée dans l’impensé.Il faut la penser et l’intégrer comme matériau de construction démocratique ; mais en évitant, à tout prix, son instrumentalisation politique et sa hiérarchisation culturelle. Le malheur des Etats-Nations vient de la hiérarchisation des ethnies et du mythe des origines.

Celui qui laisse entendre qu’une telle ethnie est plus importante qu’une telle autre est un escroc politicien, un dangereux manipulateur ou alors un méchant ignorant de Socrate. Lorsque, dans le feu de l’action,un politicien burkinabé préjugeait qu’il allait être élu président du Faso parce qu’il avait l’atout d’être un Moaga du Plateau Central et celui d’être musulman, ce n’était pas gratuit, ce n’était pas non plus un simple lapsus. C’était, foi du psychanalyste, un lapsus révélateur, une actualisation verbale d’une pensée qui venait du cœur, du tréfonds de son âme. C’était des propos manipulateurs, même si son auteur ne le disait pas forcément dans l’intention de manipuler des esprits faibles.

Mais quand un autre politicien accusaitun chef traditionnel et certaines officines de vouloir imposer, toujours, un Moaga comme chef de l’Etat, il faisait de la dénonciation, fondée ou non fondée (je n’en sais rien) ; quel que soit le degré de véracité de son propos, on remarque qu’il y a comme de la pédagogie. Ce n’est pas parce qu’ils (le chef traditionnel en question et certaines officines) veulent qu’un Moaga soit président que c’est inique ; c’est inique et pervers parce que le jeu démocratique burkinabé semblait avoir un dé déjà pipé, selon ce politicien orateur d’un matin ; de la triche artificielle et artificieuse qui ferait entorse aux règles du jeu démocratique. Il voulait aussi pointer du doigt les intrusions politiques itératives de ce chef coutumier craint, respecté et respectable au regard de la force de son influence sur les esprits de « ses sujets ».Apparemment le message n’a pas été reçu et compris comme tel.

Le mythe des origines et celui de l’autochtonie sont aussi pernicieux que la hiérarchisation ethnique ; c’est en son nom que les Ebriés d’Abidjan voulaient expulser d’Abidjan « la république du Golf » d’Alassane Ouattara, que des chefs de villages de plusieurs localités ont chassé des citoyens burkinabé de leurs localités ; c’est en son nom qu’Israël est resté une terre querellée depuis la nuit des temps, c’est en son nom que la Nubie s’est faussement autoproclamée comme le nombril du monde, c’est en son nom que la prophétesse Dona Béatrice,brûlée vive, avait voulu faire du Kongo la terre natale de Jésus Christ, en son nom le Yamoussoukro d’Houphouët Boigny s’échine toujours à héberger la capitale ivoirienne et à honorer le Saint Siège par la construction de la basilique ; en son nom Ghadolite, village de Mobutu, a bénéficié d’un collège de référence onéreux, d’un aéroport international inutile, d’un palais dispendieux et d’une cité ultra-moderne ruineuse ; en son nom l’Arabie Saoudite se dit, gaillardement, la gardienne du plus haut lieu de pèlerinage pour les Musulmans du mondeentier etc.

Les lieux d’origine deviennent ainsi peu à peu des hauts lieux, des lieux sacrés, des terres saintes et des capitales ; on voit déjà venir le danger : tous les habitants situés hors de ces hauts lieux, ces lieux sacrés, ces terres saintes et loin de ces capitales seront et sont vite taxés d’inférieurs, de négligeables. Au Burkina on les appelait (et on les appelle encore), diversement et ironiquement, les provinciaux, les broussards, les villageois…avec tout ce qui s’ensuit comme entités ethniques rattachées à ces villes secondaires, à ces villages. Ainsi a-t-on l’impression que le Mogho Naaba (parce qu’il est à Ouagadougou, la capitale) est le roi de tous les Mossi du Burkina Faso et même, dans le subconscient de beaucoup de gens, le premier chef traditionnel du Burkina.

Avec la mondialisation, le développement technologique, grâce aux migrations humaines, avec les affectations des fonctionnaires sur tous les coins et recoins du pays, grâce aux mariages inter-ethniques et inter-religieux…, la notoriété des origines et de l’autochtonie est en passe d’être bousculée ici et là. Ouagadougou n’est plus forcément le fief politique des Mossi, Abidjan n’est plus le fief politique des Ebriés, Conakry ne l’est plus pour les Baga et les Nalou, Niamey n’est plus contrôlé politiquement par les Haoussa etc.

Les autres villes, puis toutes les localités du pays des hommes intègres et d’ailleurs subiront le même sort parce que les marqueurs de frontières ethniques disparaissent de plus en plus vite et les mythes d’origine et d’autochtonie se diluent avec le temps dans les mémoires sous l’effet de l’aliénation culturelle. Et la peur change de camp ; les autochtones sont épouvantés de voir l’étranger s’installer et réussir chez eux, épouvantés de voir l’étranger acheter et faire fructifier ses terres, agacés d’entendre des allogènes revendiquer leur attachement à « leur » terre à eux et frileux de les voir s’accaparer de ses richesses et de son pouvoir. Ainsi va toute pseudo-vérité ou mythologie c’est-à-dire qu’elle meurt toujours de sa belle mort. Heureusement. Les ethnies au Burkina Faso sont des faits irrécusables et surtout des marqueurs d’identité qui impactent la qualité démocratique, n’importe comment.

Quelles solutions pour parer aux effets pervers de l’ethnicité dans notre démocratie ?En entendant que leur capacité de nuisance soit édulcorée par le temps, l’éducation, l’aliénation, l’inculturation etc. il faut reconsidérer nos ethnies en les sublimant pour qu’elles soient compatibles avec notre démocratie. Il faut aussi consolider et rendre efficients les acquis sur la chefferie coutumière et le régionalisme, tous constitutionalisés ; la chefferie coutumière est déjà constitutionnalisée, il faut définir et clarifier maintenant son rôle et sa place dans le paysage social et institutionnel ; le régionalisme est aussi une notion constitutionnelle, reste maintenant à poursuivre l’intensification et l’effectivité de la décentralisation, le développement des régions de façon équilibrée de sorte qu’aucune région ne se sente délaissée sous couleur qu’elle ne serait pas importante aux yeux du pouvoir politique, économiquement et politiquement parlant.

Par ailleurs, il y a un combat à mener contre certains préjugés ; il existe des préjugés répandus sur certaines ethnies du Burkina Faso, que je ne citerais pas ici ; certains propos transpirent même la xénophobie, la haine et la rancœur du genre : ceux-ci sont foncièrement mauvais, ceux-là sont naturellement méchants, ceux-ci sont sorciers, ils sont félins et hypocrites devant l’éternel, ce sont des népotistes de naissance ou encore ils sont voleurs et menteurs fieffés…

Ces idées reçues ont la peau dure ; pourtant il faut les déconstruire ;il existe en effet un inconscient collectif qui se nourrit des schèmes communs de vie, de valeurs ;il est l’ensemble des habitudes des modes de vie propre à une société donnée. Il est transmis de génération en génération par les processus d’éducation et permet à l’individu de s’y accommoder inconsciemment. Or je ne connais pas de peuples ni d’ethnies oùles enfantssont soumis, massivement et structurellement, à une éducation aux vices et non aux vertus,par l’institution tant familiale que politique.Et si d’aventure, dans l’absolu, des vices anti-démocratiques et républicains étaient liés à des ethnies précises, la culture burkinabé aurait eu le devoir régalien de les domestiquer, tout comme les autres vices d’ordre instinctuel.

Donc les clivages bonnes ethnies/ mauvaises ethnies, ethnies supérieures/ethnies inférieures…sont ce que le philosophe et théologien burundais Melchior Mbonimpa appelle la « maladie hiérarchisante », non héréditaire ou innée ; ce sont de vieux oripeauxdestinés à médire de certaines ethnies, à les isoler et à les confiner dans des échelles ou des cales plus basses, à dessein.C’est dans cette même veine que l’institution du système des castes a été introduitedans l’organisation sociale, depuis Mathusalem, pour inféoder un groupe social au profit d’un autre groupe social. C’est une tare culturelle. C’est injustepour la démocratie burkinabé et indigne pour notre république.Le pouvoir politique est sommé d’ouvrir le bon œil et d’agir avec efficacité.

Par ailleurs des politiciens véreux excitent et tirent des ficelles ethniques, manipulent les populations à la base en dressant les autochtones contre les allogènes. Cela doit être détecté et puni. Tenez ! Beaucoup de députés et maires sont résidents à Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et autres grandes villes mais vont se faire élire dans leur ville et village au nom du fallacieux et galvaudé concept « fils de la localité » ; au point que de valeureux allogènes résidents sont interdits d’être députés ou maires. Beaucoup de conflits post-électoraux burkinabé ont pour originecet état de fait, l’ethnie.On a entendu des propos du genre : le maire doit être le fils de notre localité.

Même une ville comme Bobo-Dioulasso, jadis réputée pour sa réussite dans le brassage culturel et ethnique, n’échappe plus au virus de l’ethnicisme sectaire. Des maires mossi, lobi, dagara ou samos à Bobo-Dioulasso, on les cherche dorénavant avec des torches allumées en plein midi, vainement.Il faudrait revoir la loi organisant les conditions de candidatures aux postes de député et de conseiller municipal.

Kpagnawnè Domètièro Anissé MEDA, professeur certifié de philosophie.
(medado72@yahoo.com, tel : 76.52.72.12)

Messages

  • "Ainsi les ethnies sont des données innées et se valent". Pas si simple que cela. L’ ethnie est aussi une construction sociale soutendue par des rapports de force et des raports au pouvoir. Elle ne sont pasaussi innees que cela et ne peuvent etre egales qu’ a travers un regard idealise.La realite, elle, est la.

  • Bonne initiative mon type.Mais ce que tu oublies au faso personne n’aime les reflexions honnetes.les nabas de nos villes ont bati leur fortunes dans cet obscurantisme.ils ont pris la place de DIEU.DE vrais faux types.voir soumane toure.

  • cet écrit est franc, osé, équilibré et philosophique. On dira qu ’il fait fait l’apologie de l’ethnicité mais ce n’est pas le cas en lisant entre les lignes. Félicitation

  • ah, mon philosophe de perdu !!! Félicitation pour la facture : elle est salée pour les politicien véreux et digne pour quelqu’un de ta trempe qui a été formé à la bonne école. Fierté retrouvée et heureux de te revoir sur les lignes de lefaso.net

  • Le séminaire a fait ses preuves. Merci mon prêtre raté retrouvé à la faveur de cet article !!!! Les ethnies sont un fait ineffaçable !!! Bien dit ! et elles impactent positivement ou négativement sur la démocratie . Alors comment faire faire pour qu’elles coïncident le plus avec la démocratie le plus longtemps possible ??

  • Si on peut chercher vainement en plein jour un maire dagara, moaga, Samo...à Bobo, c’est idem à Ouaga où il est difficile d’être simple conseiller municipal si vous n’êtes pas moaga. Cela n’enlève rien à la pertinence de l’analyse.

    • Bobo et Ouaga sont différents. Ouaga a beau être la capitale du pays, il est en majorité peuplé de mossis, c’est donc normal que la plupart des maires soient mossis, c’est une logique statistique. Toutefois, le maire de l’arrondissement 5 de Ouaga est un bissa et non un mossi, si je me trompe qu’on me corrige. Les bobos, les senoufos ne sont pas massivemrnt installés à Ouaga, d’où leur faible représentativité politique dans cette ville . En revanche, Bobo Dioulasso n’est pas majoritairement peuplé de bobos. Certes, tout le monde y parle dioula mais à y regarder de près, ça ne serait pas exagéré de dire qu’au moins 50% de la population bobolaise est mossi. Le secteur 22, nienieta, colma, dogona, bindougsso et bindougsso kouroua, le 24, le 25, Sarfalao, ouezzinville, kodeni.... sont à majorité des secteurs ou quartiers où la majorité des habitants sont des mossis. Les autochtones bobos sont à Diarradougou, sikassosdira, bolmakote, Accarville...
      Ne mélangez pas les choses. Mon écrit, ce n’est pas pour qu’il y ait plus de postes élus (maires, députés ) pour les mossis ; pour dire vrai je n’en veux pas. Je suis de ceux-là qui pensent que dans une région il faut laisser les choses politiques aux autochtones. Ainsi tout le monde se porte bien et des crises inutiles à la karangasso vigue sont évitées.
      Juste pour nuancer vos propos

    • Vous lui donnez raison sans savoir.

      Donc si votre ethnie n’est pas majoritaire, la probabilité que vous soyez élu est faible. La politique devrait pas se fonder sur une base politique mais sur un programme.

  • La seule solution, c’est l’école sérieuse ; pour laver progressivement les mentalités en changeant les raisonnements. Vous même vous êtes capable de faire vos hypothèses de danger parce que vous êtes prof. Nos politiciens sont des analphabètes fonctionnels et ils ne peuvent pas faire mieux. Nos parents sont des illettrés ; et ils ont raison dans leurs gestes ethniques parce qu’ils ne peuvent pas comprendre ce bruit politique européen appelé démocratie. À part la bousculade des élections pour les avantages du pouvoir, ce mot démocratie ne se traduit pas ; et ne se définit pas dans leurs langues locales. Allez ; à chacun son sac pour l’éducation et l’éveil .

  • Avec mes respects, cet ecrit est dangereux.Il table simplement sur une forme d’ identites poyur batir une democratie. Vous pensez que l’ ethnie est une unite d’ analyse plus determinante que le genre( etre femme ou homme et comment on se sent dans sa peau par rapport a cette division heteronormative/cisnormative de la vie) ? Vous croyez que le statut socioeconomique est moins disant dans la construction democratique ? Moi je suis Bobo, mais un ministre Bobo ne me represente pas en tant que Bobo. Il ne represente meme pas une region. On doit arreter de chercher ces faux equilibres dans la composiution d’ un gouvernement. C’est reactionnaire et pas progressiste. Si les choses sont bien faites, on n’ a pas beoin de chercher coute que coute a saupoudrer le gouvernement de particules regionalistes ou meme villagistes dans un gouvernement. Il n’ y a qu’ une 30 taine de ministeres contre plus de 45 provinces. J’ aurais voulu que vous integriez aussi l’ element classe sociale dans votre analyse. On poiurrait dire qu’ il y a deux grandes classes au Burkina : La classe salariee et compradore et la classe paysanne et non salariee. On pourrait parler de 2 regions : La region urbaine et la region rurale. Je vous le dis sans ambages, votre ecrit, bien construit d’ ailleurs, n’ apporte rien au probleme de developpement democratique. On n’ eteint pas un incendie en y apportant encore plus de fuel. Dire que l’ idee ethnique est un atout en soi, ca depend de comment il est utilise. Sinon que ca ne va pas de soi, Mr. Some. Desole d’ etre le seul a apporter une notre dissonnante a votre ecrit.

    • Parfaitement d’accord avec vous. D’ailleurs il ne maîtrise pas suffisamment les différentes ethnies et parle déjà d’ethnies influentes. Même en citant les groupes ethniques il fait la différence entre yadga et moaga, comme si c’était pas la même ethnie. Il y a une soixantaines d’ethnies au Burkina et on gagnerait plutôt à inciter leurs inter-pénétrations qu’à vouloir les distinguer coute que coute. Le problème que le Burkina vit actuellement est surtout lié à la grande majorité qui est analphabète, peu cultivée et donc facilement manipulable lors des échéances électorales.

  • Analyse sincère et lucide en bon..dagara.
    Mais le langage est un peu soutenu pour ne pas dire ésotérique pour la grande masse.Tout le monde n’est pas initié au vocabulaire philosophique.
    Bon, les enthnies ne sont pas un problème ; c’est plutôt la féodalité et les chefs coutumiers qu’il faut combattre farouchement. Dans la même veine, combattre au ’’lance -flammes’’ comme SANKARA le prônait les escrocs politiques qui surfent sur la fibre ethnique et les tares culturelles des castes par ex.
    Il semble que Kadre Désiré Ouedraogo n’est pas présidentiable parce qu’il serait issu de la caste des forgerons mossi..On a vraiment du boulot avec les forces rétrogrades.C’est mon cheval de bataille, et je me fatiguerai jamais de le dénoncer.

    #MOLOTOV

    • Molotov, les sujets d’ordre ethnique semblent beaucoup vous intéresser. Le problème avec vous, vous devriez y penser sérieusement c’est qu’il n ya que les mossis qui sont ethnicistes dans ce pays. C’est l’impression qui se dégage de vos écrits. En conséquence, je ne vous prends pas beaucoup au sérieux. Sachez que l’ethnicisme concerne toutes les ethnie au même titre. Sinon pourquoi chaque homme politique fait un score fleuve dans son village, sa région ? Zeph Diabre a fait un score incroyable au centre-est, la NAFA un score impressionnant aux législatives à Reo, feu Arba Diallo à Dori ? En terme de proportion, l’l’ethnicisme est le même d’une ethnie à l’autre. On connait tous ce pays ! On se sait tous, comme dirait quelqu’un.
      Ce que je vous conseille c’est de combattre l’ethnicisme à tous les niveaux ; il n’est pas plus chez les mossis qu’ailleurs. Ne tapez pas dans un seul sens comme vous le faites, c’est injuste. Le mossi n’est pas plus ethniciste que ton parent.
      Souvent tu t’en prends aux nabas notamment au mogho naba, sur ce plan, je dirais que tu n’as pas tord. Dans un pays, un roi, quelque importance qu’on lui donne, ne doit nullement être associé aux choses de l’État. Il peut jouer les médiations, recevoir des ONG, des associations mais pas des commis de l’État. Soyez plus objectif dans vos critiques, ne vous laissez pas submergés par des ressentiments, des demi-vérités de rue. Ma reactIon, ce n’est pas par rapport à ce post mais par rapport à l’ensemble de vos posts.

    • Mon cher ou ma chère compatriote.
      Content de votre intérêt pour mes post même si tu ne partages pas mes opinions sur la question.Toute cette frénésie et ce déclic sur la dénonciation de l’ethnicisme sournois dans notre pays est venu de la conférence de presse de SOUMANE TOURE tenu le 30 mars dernier.L’auteur de la présente tribune y fait référence.
      Et qu’est ce que Soumane a stigmatisé ? C’est les mossis du centre qui sont les fer de lance de cette escroquerie politique de la République. Je suis dans cette logique et je l’assume.Il faut commencer à briser cela avant de parler des autres velléités ethnicistes des autres nationalités du Faso qui sont marginaux pour ne pas dire anecdotiques.
      Je te rassure, je ne suis pas contre les mossis mais je suis contre les féodaux mossis et leurs chefs coutumiers.Je sais que vous êtes assez perspicace pour faire la différence et la nuance.
      Merci
      salutions républicaines et citoyennes.

      #MOLOTOV

  • Cher Philosophe. Félicitations pour cette réflexion, mais qui ou combien vous liront sérieusement ? La réalité est que l’africain incarne le mauvais coté de l’ethnicisme et ne semble pouvoir s’en départir. Ne soyez pas naïf on idéaliste. Seule une lutte sérieuse contre la malgouvernance et l’impunité constituent l’antidote le plus efficace contre les effets pervers de l’ethnicisme et peut nous éviter à terme les drames.

  • Analyse pertinente , Il y eu une période où le ministère en charge de l’administration territoire à exploiter les relations entre ethnies du sud ouest et celles des cascades comme facilitateur de la gestion des provinces de ces régions. Les hauts commissaires ou les préfets à Banfora pendant une longue période étaient lobi ou dagara
    inversement à gaoua ils étaient gouin karaboro. Cette pratique a permis de faire passer sous le couvert du jeu des alliances les mots d’ordre de l’autorité centrale et même parfois d’éviter des drames. Un haut commissaires gouin rapporte avoir désamorce un conflit entre pasteurs peul et agriculteurs lobi.Il serait arrivé au moment même où les populations étaient sur le point d égorger les pasteurs dont les boeufs avaient saccagé des récoltes. À Banfora l’administrateur entre autre géré avec aisance le climat délétère qui prévalait à l’époque entre militants du RDA et ceux du PRA. Avant son arrivée tous les événements sociaux étaient étiquetés, RDA ouPRA.

  • Belle analyse dans l’ensemble, sauf votre conclusion qui stigmatise Bobo-Dioulasso et les bobos. Prenez donc le cas de Ouagadougou ou il n’y a pas de deputes bobos. Commencons par la capitale et les autres suivront !

  • En tout cas félicitations pour cet écrit . La solution à cet affaire pour moi réside dans l’éducation ; si on arrive avec les années à venir à donner une bonne éducation scolaire et intellectuelle à nos enfants les politiciens véreux comprendront qu’ils ne peuvent plus nous tromper avec cet histoire d’ethnies
    . D’ailleurs je crois qu’un certain politicien moaga musulmans du plateau centrale là appris à ses dépens car ayant été rejeté en bloc par la classe intellectuelle et non intellectuelle.

  • Simplement félicitations à vous pour cet écrit !

  • Anissé MEDA : Merci pour ton analyse pertinente et bien pensée : Parler d’ethnicité sans la culture de tout en chacun, c’est de ne pas connaitre le sens de l’ethnicité. Je suis parfaitement d’accords avec toi pour dire que l’ethnicité avec ces différences cultures, restent les seules valeurs pour identifier tout un peuple. Et ceux qui sont les porteurs de ses valeurs culturels sont les chefs d’ethnies, dont leurs continuités des coutumes de l’ancêtre au grand-père, allant au père en fils, restent une référence de notre jeune démocratie qui cherche son vrai chemin. En tout cas au Burkina sans la sagesse de nos cultures qui coule dans nos veines, il n’y aura aune démocratie fiable, car la solidarité de chaque ethnie suivis de la façon dont on n’est éduqué, reste la racine de notre jeune démocratie.

    Bien sûr que l’histoire ethnique de notre monde s’est renforcée après Jésus-Christ, qui a mis des braises sur les histoires ethniques et les origines douteuses. Tous ceux qui sont nés avant les indépendances de notre continent, sont forcément des ethnies et des origines douteuses, puisque les nationalités dont ils se prévalent (ou dont vous vous prévalez tous) maintenant n’existaient pas au moment de leur naissance, et encore moins à la naissance de leurs parents. Qui sait si vraiment Blaise Compaoré qui a opté pour la nationalité Ivoirienne, ses ancêtres ne viennent pas de la Cote d’Ivoire ou du TOGO ? En plus, on naît où on naît, et de qui on naît, c’est une chose dont on n’est pas responsable, et qu’on ne peut pas le modifier. Aucune naissance n’est honteuse, et être né à BOBO comme Dioula, à Koudougou, à Ziniaré, à Ouahigouya comme mossi, à Tenkoudougou comme Bissa, cela ne peut pas être considéré comme infâmant.

    Oui à l’ethnicité dont ses valeurs renforces notre démocratie : Mais malheureusement, l’ethnicité nous joue aussi des sales tours, comme nos élus pour les pouvoirs régionaux, constituent un obstacle considérable au développement du pays que nous aimons tous : Et si l’Afrique en est encore là où elle est, c’est en grande partie à cause de ça, et surtout des personnes dont l’extrémismes exprime leur seule pensée qui les dicte qu’ils sont supérieurs a d’autres ethnies, et qui n’admette pas qu’on les oppose une autre manière de penser.
    Merci pour cette analyse pertinente et constructive. Conclusion : Et si nous oublions cette ethnicité, et pensé d’une même pensée Africaine, et dire que nous sommes toutes et tous des filles et fils de l’Afrique, comme Thomas Sankara a été qualifié par le monde entier étant, ‘’’’Digne fils de l’Afrique ?

  • Ce texte dans sa première partie pose bien le problème de l’ethnicité. Il devient moins dense par la suite et fini par se contredire à la fin. En résumé, l’auteur s’ attaque à un sujet delicat et il l’a dit lui-même. Là où il échoue, c’est qu’à la fin, il dit le contraire de ce qu’il avançait au début de son texte, et pire, il transparait dans ses propos un relan de radio mille collines du Rwanda en montrant sa frustration de ne pas voir un maire dagara à Bobo. Dommage de jeter de l’huile sur le feu en croyant y jeter de l’eau. Je pense que si monsieur le professeur avait soumis son texte à la lecture d’une tierce personne, il aurait certainement évité les contradictions flagrantes.

    • Je suis totalement d’accord avec votre avis Oeil de Lynx. L’auteur commence bien, très bien même, mais perd de la teneur au fur et à mesure qu’il progresse dans son écrit. Plus grave encore, il en vient à se contredire en fin de texte. Dommage !

    • oeil de lynx et Le bon citoyen !!! Vous n’avez pas compris le philosophe dans son cheminement:Oui pour les ethnies au Burkina. Non aux manipulation des ethnies au Burkina ; d’où il fait des mises en garde

  • Est ce que Yadéga c’est une ethnie. Je pense bien que ce sont des mossis.

  • Merci professeur, l’histoire retiendra que vous au moins, vous avez oser susciter le débat autour de la question de l’ethnicité au Burkina. Vous avez simplement joué votre rôle d’intellectuel Merci encore

    • Je suis ravi de tout ce que le politicien d’un jour l’an a pu susciter comme debat. Il sert au moins là à quelque chose que de ne pas se faire oublier.
      Du reste, si je m’en tiens aux différents points de vue que je respecte, car c’est la raison d’être d’un débat, humblement et surtout très
      humblement, je dirai que vous êtes tous en contradiction avec DIEU parce que l’HOMME dans son imperfection ne veut pas de ce que la nature a créé de plus harmonieux (harmonie de DIEU).
      Ce n’est pas par hasard que Dame nature a créé cette si grande diversité. Jouissons donc en avec toute la moderation de ne pas se prendre pour ceux qui sortent de la cuisse de JUPITER et d’autres les damnés de la terre.
      Je comprends aussi QUI a créé chez vous cette manière de penser : c’est la colonisation, votre état de colonisé parce que justement certains le disent (vous êtes des intellectuels) ce qui veut simplement dire que les autres sont des IDIOTS.
      C’est là que tout est RATE. Jouez balle à terre et vous verrez que ces problemes n’existent pas.
      Attention, car le colon a justement bien a dessein fait votre sociologie pour EXPLOITER LES CONFLITS ENTRE VOUS ;
      La meilleure illustration c’est le genocide UTU TUTSI, le seleka balaka antibalaka ; les ninjas et les cobras ; certains l’ont evoqué ici au Faso, les craintes des kolgweogo.
      Et pourtant avant, c’etait une autre manière de s’accepter mutuellement, de vivre ensemble. RETOURNEZ A VOS SOURCES NON INTELLECTELLECTUELLES QUI SONT MOINS MANIPULABLES. Vous aurez la solution.

  • le texte contient des contradiction en soulignant l’ethnie comme, une richesse dans la cohésion sociale,une donnée ineffaçable, donc essentielle à prendre dans la construction de la démocratie et comme un problème sans solution. Par ailleurs, le problème n’est pas cerné, ce n’est ni les ethnies, les rois le problème. c’est les hommes politiques et les pseudo intellectuels. la preuve est que en dehors des sphères politiques et leur influences les communautés n’ont pas de problèmes entre elles.

  • DONC C’EST A CAUSE DE L’ETHNICISME QUE LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE SERA TOUJOURS MOSSI CAR MAJORITAIRE ?
    JE DIS STOP AUX IDEES DE MAJORITE ETHNIQUE.
    UN ELU NE DOIT ETRE UN NABA IL NE DOIT NON PLUS ETRE UN MIROIR POUR UNE ETHNIE MAJORITAIRES.
    POUR UN PAYS QUI VEUT SE DÉVELOPPER LA PRIORITÉ DOIT ETRE MISE SUR LES PROGRAMMES ET NON SUR L’ETHNIE.
    NOUS DEVONS VOTER LES GENS SUR UN PROGRAMME ET NON SUR L’ETHNIE QU’IL SOIT MAJORITAIRE OU NON.
    UNE QUESTION THOMAS SANKARA A ÉTÉ ASSASSINE PARCE QU’IL N’ÉTAIT PAS MOSSI ?

    • @ Vérité : Thomas Sankara a été considéré par des tenants de l’ethnicisme comme étant un Sinmi-moaga, donc pas un moaga "pur". Mais est-ce pour cela qu’il a été tué ? Je n’en sais rien. Il est certes le seul président de notre pays qui a été tué. Mais il y a aussi eu des présidents non mossi qui n’ont pas été tués. Alors...???

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