Ministère de l’économie : A la recherche des mesures innovatrices pour accroitre la productivité et la performance

LEFASO.NET | Par Moussa DIALLO

Publié le mardi 1er mai 2018

Ministère de l’économie : A la recherche des mesures innovatrices pour accroitre la productivité et la performance

Le ministère de l’économie, des finances et du développement a organisé la première session ordinaire de l’année de son Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM), à Kaya, le 30 avril 2018. Une journée durant, les 270 administrateurs ont réfléchi sur le thème : « innovation et productivité : quelles mesures pour accroitre les performances du ministère de l’économie, des finances et du développement ? ». Ils ont examiné et adopté le rapport de mise en œuvre du plan de travail annuel au 31 mars. Ils ont également fait l’état des lieux, le fonctionnement et les perspectives des Comités anti-corruption. Ce fut aussi l’occasion pour la ministre Rosine Coulibaly/Sori de lancer un appel aux partenaires sociaux au dialogue et à la retenue, toute chose qui permettra de trouver ensemble des solutions qui satisferont tout le monde.

Les sessions du CASEM constituent des cadres de réflexion sur les sujets majeurs des différents départements ministériels. Elles se veulent des occasions pour échanger sur des problématiques en lien avec les missions du département et dont l’actualité ou la pertinence interpelle les différents acteurs. Ainsi, au cours de cette session de l’année 2018, les 270 administrateurs ont échangé sur la contribution de l’innovation dans l’amélioration des performances de l’administration publique, de relever des pistes de solution pour une modernisation de l’administration économique et financière. Ce, à travers le thème : « innovation et productivité : quelles mesures pour accroitre les performances du ministère de l’économie, des finances et du développement ? ».

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les participants

En 2012, le ministère en charge de l’économie avait procédé à la réorganisation de son armature institutionnelle. Ce qui a conduit à la mise en place des comités anti-corruption dont le rôle est de promouvoir la transparence et lutter contre la corruption dans toutes ses formes. Après six ans de fonctionnement, il était nécessaire de faire un bilan sur leur effectivité, leur efficacité et de dégager les perspectives pour soutenir l’élan du MINEFID dans sa quête permanente contre la corruption. Ainsi, au cours de ce premier CASEM de l’année 2018, les administrateurs comités ont également passé à la loupe le bilan de ces comités anti-corruption et proposé des mesures pour un meilleur fonctionnement.

Par ailleurs, cette rencontre a permis d’examiner et adopter le rapport de mise en œuvre du plan annuel de travail au 31 mars 2018. En dépit des remous sociaux en 2017, le ministère a enregistré des résultats intéressants, a précisé le ministre de l’économie, des finances et du développement, Rosine Coulibaly/Sori. Pour l’année 2018, a-t-elle rappelé, les actions et les enjeux demeurent énormes. Car, il est attendu, entre autres, la réalisation d’activités stratégiques telles que :
- l’élaboration d’une stratégie nationale d’intelligence économique du Burkina Faso ;
- la réalisation du Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) ;
- l’opérationnalisation effective des plateformes de télédéclaration et télépaiement.

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Rosine Coulibaly Sori, MINEFID

« Je mettrai en œuvre dans la mesure du possible tous les moyens et les dispositions utiles pour créer des conditions de travail nécessaires à l’accomplissement de notre mission. Je ne saurai passer sous silence le contexte difficile au ministère caractérisé notamment par des tensions sociales. Je pense pour ma part qu’il s’agit là d’incompréhensions entre nous et les partenaires sociaux. Nous avons la volonté de bien faire, de sécuriser tout le monde et de mettre tout le monde dans de bonnes conditions. Pour cela, nous devons nous faire confiance mutuellement et faire des sacrifices. J’en appelle au dialogue et à la retenue et j’ai foi que nous trouverons ensemble des solutions qui satisferont tout le monde », a-t-elle lancé. Sera-t-elle entendue par ses vis-à-vis que sont les syndicats ? Les prochains jours nous situeront, sans doute.

Moussa Diallo
Lefaso.net

Messages

  • Je félicite Rosine Sori dans cette quête de modernalisation à travers les NTIC des process au MINEFID. Cela va permettre sans doute des économies en termes de coûts et de rendre moins dépendant l’Etat des agents publics MINEFID qui souvent n’hésitent pas à nous prendre en otage pour des interets égoïstes et individuels au détriment de ceux du peuple.

    • Tu n’y connais rien dans l’affaire,car tu es à dos d’âne et tu ne sais pas que le sol brûle.

  • Vous au moins vous appeler les partenaires sociaux à la retenue et au dialogue social. C’est bien votre démarche car sans discussion on ne peut rien construire. Votre collègue de la femme, de la solidarité nationale et de famille est votre opposé.

  • Le MINEFID doit résolument s engager à donner le bon exemple en matière d utilisation efficiente des ressources du pays et de performance globale dans la gestion. La tenue du CASEM à kaya, au moins 270 personnes délocalisés peut elle simplement se justifier par le fait que l on veut accéder à une demande de collègues de kaya ?
    Je crois qu’ il est temps de ne pas tergiverser avec les options.si on opte de réduire le train de vie de l état et de lutter contre cette autre forme de gangrène du budget de l état qu’ est la délocalisation des rencontres et les rétributions de membres de comité,il faut afficher la volonté à travers les actes : portée didactique.sinon,aux yeux des autres ministères et du reste des burkinabés, MINEFID est dans la comédie !

  • Courage Mme Coulibaly, le problème au Faso c’est que d’autres travaillent et d’autres détruisent impunément. Aucun pays au ne s’est développé dans l’impunité et le désordre.

  • "Je pense pour ma part qu’il s’agit là d’incompréhensions entre nous et les partenaires sociaux. Nous avons la volonté de bien faire, de sécuriser tout le monde et de mettre tout le monde dans de bonnes conditions. Pour cela, nous devons nous faire confiance mutuellement et faire des sacrifices. J’en appelle au dialogue et à la retenue et j’ai foi que nous trouverons ensemble des solutions qui satisferont tout le monde ».
    S’agit-il vraiment d’incompréhension madame le ministre en toute ame et conscience ?
    Il me semble parfois que vos propos, madame le ministre sont aux antipodes de vos pratiques. Comment voulez-vous instaurez un climat de dialogue, de sérénité avec vos collaborateurs (même si ce sont des syndiqués, ils sont avant tout vos collaborateurs) en jetant en pâture ces derniers ? j’aurais compris que vous instauriez ce dialogue là avant de vous donner à cette aventure-là qui je crois constitue une première dans notre pays : qu’un ministre vende aussi moins cher ses collaborateurs au lieu de les galvaniser.Quoi que l’on fasse, vous savez sans doute que vous ne pouvez pas travailler sans ces collaborateurs. De grâce, comme le dirait quelqu’un si tu ne peux pas arranger ne gate pas ce qui est déjà là. Je vous invite à vous relire dans le journal l’Événement (en 2016), lors de vos premières interviews et comprendrez tout le sens de mon intervention.

  • Il serait hautement souhaitable que le décor d’une telle réunion, présidée par un membre du gouvernement, soit paré des couleurs nationales en lieu et place de la fameuse étoffe " Liliou pendé", héritée de l’époque coloniale et qui n’est ni de conception, ni de fabrication de chez nous. C’est une question de fierté nationale.

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