Jazz à Ouaga 2018 : Une apothéose sous des sonorités mandingue et jamaïco-américaine

LEFASO.NET | Par Cryspin Masneang Laoundiki

Publié le dimanche 6 mai 2018

Jazz à Ouaga 2018 : Une apothéose sous des sonorités mandingue et jamaïco-américaine

Après six soirées de communion, les rideaux sont tombés sur la 26ème édition de Jazz à Ouaga. La cérémonie de clôture suivie du dernier spectacle se sont tenus au jardin de la musique Reemdoogo, le samedi 5 mai 2018. Elle a été présidée par le président de Jazz à Ouaga, Abdoulaye Diallo, en présence des invités de marque.

Lors de son mot d’ouverture de la soirée et par ailleurs, un mot de clôture pour cette 26ème édition, le président du festival Jazz à Ouaga, Abdoulaye Diallo a tenu à remercier le comité d’organisation pour le travail abattu. Mention spéciale a été également faite aux amoureux du jazz qui à chaque affiche, ont répondu présent au rendez-vous.

Jazz à Ouaga 2018 a connu des hauts mais également des bas. En effet, Abdoulaye Diallo, au nom du comité d’organisation, a présenté ses excuses au public parce que l’artiste malienne Oumou Sangaré qui a été annoncée n’a pas pu honorer de sa présence suite à un « imprévu de dernière minute ».

A la demande du président de Jazz à Ouaga, tout le public a observé deux minutes d’applaudissements en la mémoire des artistes malien Habib Faye et burkinabè Hamidou Valian. Selon les explications de M. Diallo, ces deux artistes ont joué à Jazz à Ouaga lors des éditions précédentes.

Après ce cérémonial, place au spectacle du jour. L’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Burkina, David Young a annoncé la montée sur scène de l’artiste américaine Shola Adisa-Farrar.

Shola Adisa-Farrar, à travers sa belle mélodie, a fait voyager le public du Burkina Faso aux USA, en passant par la Jamaïque, terre de ses ancêtres. Née à Oakland en Californie, la chanteuse Shola Adisa-Farrar a grandi au sein d’une famille d’artistes où elle a été initiée dès l’âge de huit ans.

Avant que le second artiste ne monte sur scène, l’humoriste ivoirien Maréchal Zongo a changé la tension des jazzophiles par son art de faire rire.
Comme prévu dans le programme de cette 26ème édition de Jazz à Ouaga, le claviériste malien de renom, Cheick Tidiane Seck est monté sur scène. Selon lui, « les origines du jazz sont partout en Afrique avant d’aller aux Amériques ».
Les deux artistes Shola Adisa-Farrar et Cheick Tidiane Seck ont ainsi, à travers leur savoir-faire, bouclé la boucle du festival.

Du 27 avril au 5 mai 2018, les jazzophiles ont été tenus en compagnie de belles sonorités du jazz. La 26ème édition de Jazz à Ouaga a vu la présence des artistes de la Belgique, du Burkina Faso, des Etats-Unis d’Amérique, du Ghana, du Mali, de la Suède et de la Suisse. Rendez-vous en 2019 pour la 27ème édition.

Cryspin Masneang Laoundiki
LeFaso.net

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