État de la route nationale Ouaga-Bobo : Le député Moussa Zerbo interpelle le gouvernement et l’opinion publique

Publié le jeudi 24 mai 2018

État de la route nationale Ouaga-Bobo : Le député Moussa Zerbo interpelle le gouvernement et l’opinion publique

Tribune du député Moussa Zerbo sur les risques liés à l’état de la route nationale N°1
En février 2018, je publiais une tribune sur la situation de l’économie bobolaise, un cri de cœur en faveur d’une capitale économique à l’industrie moribonde.

A la suite de cette tribune, je viens par la présente attirer l’attention de l’opinion publique et des décideurs sur les énormes risques que le mauvais état de la route Ouaga-Bobo fait courir à la fois aux populations, aux transporteurs et à l’économie nationale.

En effet, la nationale 1 enregistre les records de drames de la route dans notre pays. Le cas le plus emblématique est l’accident du 15 novembre 2008, qui avait causé 99 morts et 46 blessés, à quelques encablures de Boromo. Dans la même zone, le 19 mai 2016, un autre accident a causé 24 morts et 36 blessés. La liste d’accidents est longue. Chaque année avec ses drames. La route, elle, est en perpétuelle réfection.

A quoi sont dues ces pertes en vies humaines, en matériels, en économie ? Existe-t-il d’autres problèmes moins visibles mais tout aussi sérieux ? Comment devons-nous repenser le trafic sur la nationale 1 ?

Pour mieux cerner la problématique, j’ai demandé le concours d’un consultant, M. Faozane Kabré. Je le remercie pour ses précieux éclairages.

Cela dit, sur les 367 kilomètres du trajet, nous avons relevé plusieurs facteurs d’insécurité, dont la plupart ont déjà causé des désastres en termes d’accidents de la route et de faillites de sociétés de transport.

De façon globale, l’état de la chaussée est très bon de Ouagadougou à Bobo-Dioulasso. Toutefois, la présence de plus de 145 ralentisseurs ou « dos d’ânes » sur le tronçon impacte considérablement sur plusieurs aspects du transport. Il ressort ainsi que cette réalité entraine 20% de surplus en consommation de carburant, plus de 20% de taux d’amortissement des pièces de véhicules, la perte d’une heure et demie sur le trajet, l’inconfort des usagers/passagers, et surtout les accidents. Toutes ces charges jouent sur le coût du billet de transport et sur les prix des marchandises.

De ce fait, nous suggérons la suppression considérable des ralentisseurs et leur remplacement par des avertisseurs, tel que pratiqué dans la sous-région. Nous préconisons également la sensibilisation des habitants (y compris des écoliers) des villages traversés sur les risques routiers et la formation des chauffeurs interurbains de toutes les catégories. Par ailleurs, l’évaluation permanente des chauffeurs routiers sur les procédures d’entrée et de sortie de villes/villages peut être fort utile.

Les autres risques sont liés aux virages dangereux. C’est le cas à l’entrée de Tanghin-Dassouri, surtout lorsque l’on croise un camion hors gabarit chargé d’un bull.
Sur certains segments comme Kokologo-Sabou, il y a une présence humaine non-contrôlée. En plus, à l’entrée du carrefour route de Koudougou, le pont est suivi d’un virage à visibilité très réduite, et des fers à béton sur la chaussée non balisée peuvent causer des crevaisons, voire des accidents. Ces mêmes dangers sont présents sur le pont de Boromo où, en outre, la chaussée est très rétrécie.

Le passage non-contrôlé d’animaux, les déviations non-conformes et non-entretenues, les véhicules en panne et en stationnement dangereux, de même que les cycles circulant sur la chaussée, sont autant de risques sur l’axe Ouaga-Bobo.

Nombre de ces problèmes soulevés pourraient trouver des solutions, dans la concertation. Malheureusement, de nos différentes recherches, il ressort qu’il n’existe pas de cadre sectoriel permettant aux transporteurs et leur ministère de tutelle d’échanger sur leurs préoccupations respectives.

Aussi, la double taxation de la TVA sur le carburant et les billets transport handicapent la rentabilité dans le secteur des transports. D’où les difficultés de renouvellement du parc des autocars, le vieillissement et la vétusté des bus et, par conséquent, les accidents liés aux défaillances techniques.

Il convient également de noter que le contrôle de la CCVA imposé chaque trimestre aux cars de transport en commun oblige les transporteurs à arrêter momentanément leur exploitation, avec perte de chiffres d’affaires. Or, de manière générale, dans les pays de la sous-région, ce contrôle est obligatoire chaque semestre ou chaque année.

Enfin, les droits et taxes appliqués aux importations des bus (y compris la TVA) sont un frein à l’importation de nouveaux bus, gage de sécurité et de confort des voyageurs.
De ce qui précède, nous estimons que des efforts conjugués du ministère en charge des Infrastructures, celui des Transports et les différents acteurs du transport, pourront permettre aux usagers de la principale route nationale de notre pays de se déplacer en toute sécurité.

Cette route est d’autant stratégique pour l’économie de notre pays, qu’une grande partie des marchandises importées ou exportées y passe. Des activités sérieuses de rénovation, des réformes permettant aux transporteurs de développer leurs services pour les voyageurs, ainsi que des opérations de sensibilisation : Voilà ce pour quoi nous plaidons. Ça y va de la sécurité routière sur le plus grand axe routier du Burkina Faso, de l’avenir de notre transport routier et du commerce.

Que Dieu bénisse le Burkina Faso en ce mois saint du Ramadan !

Ouagadougou, le 23 mai 2018
Moussa ZERBO,
Député à l’Assemblée nationale

Messages

  • C’est bien de se pencher sur les problèmes du pays.
    Merci Monsieur ZERBO.
    Il est vrai qu’il y a trop de ralentisseurs et ils sont trop gros. Mais Monsieur ZERBO, chaque conducteur de transport en commun est sensé connaitre les emplacement des gendarmes couchés, donc doit faire attention.
    Monsieur ZERBO, ayant aussi pensé à ce problème et ayant écouté plus d’un, il est ressorti que nous même n’avons pas de notion du respect des panneaux de signalisation mais aussi de la limitation de vitesse. Regarder la circulation à Bobo quand il n’y a pas de policiers aux carrefours et vous comprendrez. C’est de la sorte que tous se comportent même sur les nationales. Aussi, il faudra pousser l’enquête sur le nombre de voyages par chauffeur dans les compagnies de transport.

    • Je regrette mais le problème des ralentisseurs n’impacte pas uniquement que sur les accidents de la circulation, mais également sur certains problèmes très sérieux comme les évacuations sanitaires par route. Donc leur suppression est très recommandée, accompagné d’une grande sensibilisation des populations des zones concernées.

  • Pour les ralentisseurs, je n ai jamais ete d accord, non seulement sur la route de bobo, et ailleur ou les gents ont entasse la terre. ouaga leo, ouaga kaya, diebougou bobo. Je pense que l etat a pourve son incapacite. Comment des gents peuvent venir s installer sur une voix et faire leur loi et on est ne dit rien. J ai crus comprendre que le minister des routes a promis de les enlever. Il faut surtout renvoye toutes ces installations anarchiques des grandes voix, et le probleme sera aussi regle, surtout que partout ces eux qui ont rejoint la voix.

  • Dites à ce Samo de demander à ce que la route Yako- Tougan- Lanfièra soit bitumée

    • Sans etre de son parti,je trouve que ce député est un modèle pour notre democratie de par ses interview,ses ecrits...

    • mon cher un député ne se limite pas aux écrits et interviews,mais aussi par ses actions,ce type est toujours dans la contestation et délations.même le PPP ,il s’y oppose

  • Comme quoi tout Samo qu il est,il peut etre intelligent le petit.Bravo pour cette belle contribution.Apprenons a nous parler avec respect,c est plus productif.

  • Merci pour cet éclairage. En plus de 147 ralentisseurs hors normes qui impactent négativement la durée de vie du véhicule il faut noter l’absence d’aire de repos

  • Je suis entièrement d’avis avec le député sur la suppression des ralentisseurs. On ne peut pas construire le bitume à coût de milliards et ériger des ralentisseurs qui anéantissent finalement tous ces efforts de développement. Cette suppression des ralentisseurs doit être valable sur toutes nos routes.

  • D’accord avec le premier intervenant : le respect du code de route (limitation de vitesse et des panneaux de signalisation) est l’un des premiers facteurs des accidents. il faut le relever et prendre les dispositions ( sensibilisation, amendes et autres ...) pour que les usagers soient disciplinés.
    Au lieu de limiter les durées des permis il faut faire des retraits de permis aux mauvais conducteurs qui se font remarquer : sommation de PV conduisant à retrait de permis puis reprendre l’examen pour le permis.

    • Huumm. Retrait de permis ? J’ai bien peur que ce soit encore une autre source pour certains pour se remplir les poches. Le plus difficile n’est pas la prise de lois, mais l’application. C’est pourquoi certains arrivent même à conduire sans permis.

  • "Pour mieux cerner la problématique, j’ai demandé le concours d’un consultant, M. Faozane Kabré" dixit député Moussa Zerbo.
    Pour cette initiative de faire recours à un consultant pour vous éclairer, BRAVO Monsieur le DEPUTE, L’HONORABLE ZERBO.

  • QUAND IL S’AGIT DE MAL-CAUSE CE MONSIEUR ZERBO EST UN CHAMPION. MAIS NE PEUT CONVAINCRE. IL A ETE CLOUE LA FOIS DERNIÈRE A LA CROIX SUR 3TV ET WAT FM POUR L’AFFAIRE DE VOTE DES DÉPUTÉS.

    • Mon cher Naaba Guesbé
      Désolé, mais ici il ne s"agit pas de vote. Il est plutôt question d’une situation (déplorable ?) que plus d’un a observé. Et le mérite de ce samo bon teint est non seulement d’avoir fait le constat, mais aussi et surtout d’avoir eu recours à un spécialiste du domaine pour l’éclairer et ensuite faire des suggestions. En parcourant les différentes réactions des internautes, vous auriez dû comprendre la pertinence de son écrit. Mais je vous comprends. Apparemment, vous n’avez jamais emprunté la nationale n°1 !!!

  • Voilà un Samo éclairé. Je suis parfaitement d’accord avec mon jeune esclave. J’ai toujours dit qu’on rendait les conducteurs automate. Ils n’agissent plus selon le code. Il faut sensibiliser les habitants des aglomérations et surtout des lieudits. Pour les conducteurs, il suffit de contrôler avec des appareils (dont dispose la police). Cela marche bien en Côte d’Ivoire et au Ghana par exemple.
    De plus, 20% de plus sur la consommation induit une augmentation supérieure à 20% de la pollution car la phase d’accélération est le régime le plus consommateur en carburant. Or après chaque ralentisseur il faut accélérer pour atteindre la vitesse normale . En plus du parc qui est vieux, cela devient plus grave.
    La plupart des accident sur nos axes interurbains n’ont même pas lieu dans des villages.
    Je crois qu’il faut réduire le nombre de ralentisseurs au 1/4 et revoir la hauteur.

  • Très bien écrit en effet, même Samo. L’économie de tout pays passe inéluctablement par la fluidité de mouvement des gens et les biens. Sur cela, il n y a pas débat. La National 1 et l’axe principale qui lie les deux plus grands centre-urbain de notre pays donc, du coup, elle est la voie la plus fréquentée par les populations. De ce fait, c’est difficile à comprendre qu’il y ait des failles qui entrainent fréquemment la perte en vie humaine. Il est temps qu’on fasse quelque chose pour freiner cette situation lamentable. Les accidents dont tu as parlé, ce qui les a provoqués. Ont-ils eu lieu à cause des choses citées dans le texte, ou bien d’autres choses. Ces autres choses doivent être soulignées également. Merci tout de même.

  • Tous ce que vous dits est vrai,mais à mon avi la route est sans largeur.c’est ça qui cause de nombreux accidents regardez comment la route a traversé la ville de houndé pour stationné dans la ville même tu as des problèmes

  • POLO5, il faudrait ajouter la section de routes LEO-SABOU et KOUDOUGOU-YAKO sinon les petits samo ne pourront plus aller payer le mil et le petit-mil à Léo. C’est bien cette étude, mais le mieux c’est de les reverser aux ministères concernés. Quand vous voyez le Ministère des Transports, ceux qui font la pluie et le beau temps ne sont pas des spécialistes dans le domaine, ce sont des embrouilleurs et des vrais gueulards intelligents et qui pensent que cela fera du bien à cette institution. Prenez même le niveau de la majeur partie des examinateurs ce sont des secrétaires administratifs, des comptables et bientôt vous aurez des informaticiens, des archivistes, des administrateurs financiers (selon les info en tout cas). Sinon au stade ou nous sommes, il faudrait même revoir les modules de formations dans les auto-écoles pour muscler un peu les formations. Mais comme ça ne fait ni froid ni chaud au Ministre des Transports, certainement avec ça, il aura des résultats surtout aussi au niveau de la mobilité urbaine. Selon les info ils ont conçu un arreté bidon qui fixe en fonction de la catégorie B et A ceux qui peuvent être examinateurs sans tenir compte de la formation initiale de l’agent (même si un docteur est affecté par erreur aux transports, ils pourra être examinateur). Les gens n’ont pas honte. Laisser les techniciens leurs choses et vous verrez que les choses vont changer. Bon vent aux Institutions du FASO.

  • IL YA UN PROBLÈME QUE TOUS LES INTERVENANTS ONT OUBLIE . CES RALENTISSEURS NE SONT PAS VENUS COMME CA. C’EST SUITE A PLUSIEURS PLAINTES QU’IL YA EXCÈS DE VITESSE QUE L’ÉTAT A DÉCIDÉ DE FAIRE CES RALENTISSEURS . JE NE COMPREND PAS POURQUOI CES MÉMÉ GENS SE PLAIGNENT ENCORE . MR ZERBO SE PLAINT TOUT SIMPLEMENT PARCE QU’IL EST FRÉQUENT MAINTENANT SUR CETTE VOIE. SINON QUAND IL N"ÉTAIT PAS DÉPUTÉ IL NE SE PLAIGNAIT PAS

    • Pourquoi, vous êtes si négatif à ce point ? Il fait une contribution et tout ce que vous trouvez à dire, c’est pourquoi, il ne l’a pas fait plus tôt que cela comme si ces genres d’apport se font au pif. vous savez ce que ce document lui a coûté comme collecte d’informations, analyse, échanges avec des spécialistes...?
      Si c’est aussi facile de faire, alors faites la vôtre on va l’apprécier. Toujours tapis derrière votre clavier juste pour balancer des critiques faciles aux gens. Arrêtez ça un peu ! Pour construire le pays, on a besoin des arguments, des propositions. Rien dans votre commentaire ne se réfère à cela alors, pfffft !

  • L’honorable député, sur recommandation de son expert, crie haro sur les ralentisseurs en feignant d’ignorer le problème qui est à l’origine de l’érection de ces ralentisseurs. Monsieur le député qui est un usager de la route avec son véhicule défend ici les intérêts des utilisateurs de véhicules sur la même route qui supportent mal les pertes de temps dues à la nécessité de diminuer la vitesse pour franchir ces ralentisseurs. Il est donc normal que les internautes, qui se recrutent parmi les utilisateurs de véhicules sur le route, eux dont le confort dans la circulation prime sur la sécurité des habitants des agglomérations que traverse la route, approuvent la proposition de supprimer les ralentisseurs.
    Un député représente l’ensemble de la population, toutes catégories et toutes conditions économiques et sociales confondues, et il est surprenant de constater que le député Zerbo défend bec et ongle les intérêts d’une partie de cette population (la minorité privilégiée qui roule en véhicule), ignorant cyniquement ceux de la grande majorité qui risque sa vie du fait de l’inobservance habituelle des règles élémentaires de la circulation par les conducteurs de véhicules. Dans les propositions du député il n’y a aucune allusion à l’obligation d’observer strictement les règles élémentaires de la circulation. Monsieur le député et son experts auraient mieux convaincu le public en montrant, chiffres à l’appui, que les nombreux accidents qui surviennent sur la route Ouaga-Bobo sont dus en grande partie aux ralentisseurs et très peu, sinon jamais, aux excès de vitesse et autres cas de non-respect des règles élémentaires de la circulation.

    • Pour votre information, de la frontière Togo/Burkina jusqu’à Lomé, je ne pense pas qu’il y’ait plus de dix "dos d’âne", route longue de près de 700 kms.

  • L’origine des ralentisseurs : l’excès de vitesse des conducteurs ayant entraîné des accidents graves, souvent mortels. Mis à part les ralentisseurs, quels autres moyens les populations disposent-elles pour obliger les conducteurs à ralentir à l’entrée des villes et villages ?

  • Le député s’est lancé dans une démagogie politicienne sous le couvert d’un soit disant consultant.
    Il étale dans son analyse des contre vérités et des contradictions dont un professionnel de la route ne peut laisser sous silence.
    Première contradiction : il dit que le mauvais état de la route fait courir des risques aux populations, heureusement qu’il se rattrape en disant :" de façon globale l’état de la chaussée est très bon".
    La RN1 ayant la meilleure structure au Burkina est la RN1 à cause de l’importance de son trafic. Couche de fondation en sol ciment, couche de base en grave bitume de 8 à 10 cm d’épaisseur, couche de roulement béton bitumineux de 5 cm d’épaisseur. La RN 1 est dimensionné pour supporté l’essieu de 13 tonnes. L’honorable Zerbo allez vous renseignez auprès des services du MID ou de la gendarmerie et vous verrez qu’il y a qui vont jusqu’à 22 tonnes à l’essieu. Vous pourriez tirer une conclusion sur l’impact de ses charges sur la chaussée.
    Vous parlez de record d’accident. Vous n’êtes sans ignorer que le nombre d’accident est lié au volume du trafic. Rapportez le nombre d’accidents de chaque RN à son volume de trafic et vous pourrez tirer une bonne conclusion(démarche scientifique).
    Depuis l’option de laisser tomber la structure en couche de base en grave latéritique et couche de roulement en enduit superficiel pour la structure lourde actuelle je n’ai pas vu de perpétuelle réfection à moins qu’on ne parle pas de la même RN1 du Burkina.
    Je vous donne la vérité sur ce point : avec le fiasco que cette route a connu avec l’entreprise RAZEL une étude menée en son temps a révélé qu’au delà des insuffisances constatées dans les travaux de l’entreprise le volume du trafic de la RN1 avait évolué considérablement avec la crise ivoirienne d’alors. L’option trouvée était de renforcer la route par une structure lourde. Ce renforcement s’est fait en 4 grandes étapes( d’abord Boromo-Bobo, puis Ouaga-Sakoinsé , Sakoinsé-Boromo et enfin la mise en norme des ponts).
    Je ne sais si c’est la mise en norme des ponts que vous appelez perpétuelle réfection je suis désolé vous voulez trompez le peuple.
    Vous parlez de virages dangereux. Là encore c’est archi faux vous êtes un profane de la route. Toutes les caractéristiques des courbes et des déclivités de la RN 1 respectent les normes.
    Parlant du pont Nazinon qui pour vous est directement suivi d’une courbe. Là encore vous trompez le peuple. Après le pont il y a un alignement droit avant d’entamer la courbe qui est normale pour une vitesse de référence de 100 km/h.
    Vous avez aussi dit camion hors gabarit chargé de Bull, leur circulation obéit à des règles qui malheureusement ne sont pas respecter. Vous en tant législateur qu’est ce que vous préconiser comme loi pour obliger ces hors loi au respect des règles.
    Je ne sais pas comment vous avez obtenu votre permis de conduire, juste vous rappeler que les cycles sont aussi des usagers de la route et que là ou il n’y a pas de pistes cyclables ils ont aussi à la chaussée comme tout véhicule.
    Il est trop facile de jeter l’anathème sur les autres oubliant que la multiplication des ralentisseurs est lié à notre mépris du respect de la limitation de vitesse en agglomération.
    Vous pouvez vous renseigner auprès des services de la gendarmerie ou de la police.
    Quand dites de remplacer les ralentisseurs par des avertisseurs on est tous d’accord mais je vous rappelle que par le passé on mettait des avertisseurs, en plus de la signalisation verticale et horizontale mais la plupart ne les respectaient pas occasionnant de nombreux accidents lors des traversées des villes et villages.
    Renseignez vous constaterez que la plupart des ralentisseurs ont été faits à la demande des populations face aux nombreux accidents dont ils sont victimes.
    La démarche doit être globale car 60% des accidents sont dus à des erreurs humaines.
    Les visites techniques trimestriels des véhicules de transport a eu comme impact direct la baisse des accidents liés à défaillances techniques. Il faut plutôt saluer cela

  • Bonjour M. le député Moussa ZERBO, j’ai lu avec grand intérêt votre analyse assez digeste et j’ai trouvé des éléments assez intéressants en l’occurrence la double taxation de la TVA sur le carburant et le billet de transport du voyageur, moi j’allais dire plutôt la triple taxation de la TVA puisque à l’acquisition du véhicule de transport en commun il doit y avoir si je ne m’abuse une TVA qui est facturée. Moi je voudrai vous inviter et je vous exhorte à mieux investiguer là-dessus et à faire sortir les failles si besoin en était d’élaborer si possible une loi là-dessus ou tout autre élément pour attirer l’attention de l’autorité (fisc. (État)). Par cette contribution député Moussa ZERBO vous faites honneur à votre mandat et à votre parti et vous apportez votre pierre pas du tout virtuelle à l’édification de la Nation.

    Puisse Dieu vous bénir ?

    La Patrie ou la mort, nous vaincrons.

  • Merci votre honorable et cher ami pour cette analyse pertinente qui restera sans doute sans reponse et non capitalisee par les autorités concernées par cette problématique.
    Étant vous même honorable, faites interpeller devant l’assemblée nationale le ministre des transports ou celui de l’administration ( en tout celui qui a fait construire ces ralentisseurs anarchiques sur toute l’étendue du territoire en particulier sur la N1 très fréquentée) et demander lui :
    1. Pourquoi a t-il autorisé ces constructions de ralentisseurs au hasard ?
    2. Est ce que les statistiques de son ministère démontrent qu’il y a une diminution significative du nombre des accidents sur ces routes a ralentisseurs ; sinon pourquoi nous les gardons toujours en état ?
    3. N’oubliez pas de lui demander la RN1 reconstruite n’a pas de bretelle à droite a partir du secteur 24 de Bobo-Dioulasso ni de garde-fou et comment l’UE (le bailleur de fonds) de cette route a t elle valide la réception d’une telle infrastructure qu’elle n’aurait pas laisser passer sur le sol européen ?

    Enfin, dites lui surtout de ne pas nous dire que cela a été fait avant lui car l’administration est une continuité et cela ce sera considéré une fuite de responsabilité.
    Bonne chance Honorable et respect pour tout ce que vous faites pour la ville de Bobo-Dioulasso et l’ouest du Burkina Faso en general.

  • Tout cela, c’est l’incivisme inné. Et l’impunité enseignée.

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