Première session ordinaire 2018 : Le groupe parlementaire UPC-RD dresse un bilan positif

LEFASO.NET | Moussa DIALLO

Publié le jeudi 7 juin 2018

Première session ordinaire 2018 : Le groupe parlementaire UPC-RD dresse un bilan positif

Trois après la clôture de la première session ordinaire de l’année 2018, le groupe parlementaire UPC-RD (Union pour le progrès et le changement-Renouveau démocratique) a tenu une conférence de presse pour faire le bilan de ses activités, le 07 juin 2018. Le dernier né des groupes parlementaires qui se réclame de l’opposition a pourtant donné sa caution à tous les projets de loi examinés au cours de cette session, s’alignant ainsi sur les positions de la majorité. « Nous avons voté en toute âme et en toute responsabilité », car « on n’est pas des députés-moutons », ont expliqué les conférenciers du jour.

Après avoir démissionné de leur groupe parlementaire originel, l’UPC, Daouda Simboro et douze de ses camarades ont créé le 04 octobre 2017 le groupe parlementaire UPC-RD. Puis, c’en est suivi des marches et autres manifestations aux domiciles des frondeurs pour exiger qu’ils rendent leur mandat à l’UPC qui ne reconnait pas l’existence de ce groupe parlementaire. Mais, la démarche fut vaine. La tempête passée, l’UPC-RD dit travailler sereinement aujourd’hui au sein de l’Assemblée nationale avec tous les attributs dus à un groupe parlementaire.

Ainsi, après la clôture de la première session parlementaire, le groupe parlementaire des frondeurs de l’UPC a fait le bilan de ses activités parlementaires, à la presse. La veille, 06 juin, le groupe parlementaire UPC avait fait le bilan de sa participation à cette session au siège du parti, sise à Gounghin. Mais, c’est au sein du parlement que l’UPC-RD a tenu sa conférence de presse. Et les conférenciers dressent un bilan positif pour la première session à laquelle ils ont pris part en tant que groupe parlementaire nouvellement créé.

Au titre des activités purement législatives, ce sont 27 projets de loi qui ont été adoptés au cours de cette session parlementaire. Et l’UPC-RD précise avoir donné sa caution à l’ensemble de ces projets de loi, « non sans faire les critiques nécessaires ». Et le groupe justifie ses votes comme il peut.
Sur la loi relative aux conventions d’extradition et l’entraide judiciaire entre le Burkina et la France, l’UPC-RD s’est démarquée des autres groupes de l’opposition parlementaire en votant « pour ». Car, estime-t-il, cette loi permettra de renforcer notre système judiciaire ». Mieux, ajoutent-ils pour prendre le contre-pied des autres membres de l’opposition, « cette loi est impersonnelle et de portée générale ».

« On n’est pas des députés-moutons »

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une vue des journalistes prenant part à la conférence de presse

Concernant le retrait de la loi sur le statut du chef de file de l’opposition qui a conduit trois groupes parlementaires de l’opposition à vider l’hémicycle, l’UPC-RD l’estime salutaire. Ce retrait « va permettre de l’améliorer et de lever toute suspicion sur sa visée personnelle.
Mais, si elle avait été rejetée après le vote définitif, le gouvernement ne pouvait pas le soumettre de nouveau au parlement avant un délai d’un an », a expliqué Ladji Coulibaly, le vice-président de l’UPC-RD. Poursuivant son argumentaire, il soutient que « de façon générale, nous inscrivons le sens de nos votes dans la perspective, qu’en tant que législateur, les mots que nous prononçons, les lois que nous votons et qui engagent nos citoyens doivent être dénués de tout calcul politicien et égoïste ».

Mais, le constat est sans appel. Depuis sa création, le groupe parlementaire UPC-RD a toujours voté dans le sens de la majorité. « En tant que groupe parlementaire, nous votons les lois en fonction de l’étude que nous en faisons : est-ce qu’elle est bonne pour la population ? On ne suit pas l’opposition, parce qu’en âme et conscience, nous votons librement.
On n’est pas des députés-moutons pour voter des textes de loi un peu n’importe comment. C’est le fruit des études que nous en faisons. Si cela coïncide avec le vote de la majorité, tant mieux, si non tant pi », tente de justifier Lona Charles Ouattara, membre du groupe sus-cité et 5e vice-président de l’Assemblée nationale.

« Si nous sommes invités, nous prendrons part au congrès de notre parti, l’UPC »

Au cours de la conférence de presse, l’UPC-RD a aussi livré son analyse de la situation nationale. « Sans être alarmante, la situation nationale en appelle tout de même à un sursaut patriotique aussi bien de la part des gouvernants que des citoyens », soutient Ladji Coulibaly. Concernant la fronde sociale, le groupe parlementaire UPC-RD en appelle à la responsabilité du gouvernement et des syndicats pour qu’une issue favorable soit trouvée afin de préserver l’équilibre social et éviter le chaos économique.

Cette conférence de presse se tient également à un mois de la tenue du congrès ordinaire de l’Union pour le progrès et le changement. Les membres de l’UPC-RD vont-ils y participer ? Ils disent attendre d’être invités, mais aussi que leur sécurité soit garantie. « Jusqu’à preuve du contraire, nous sommes militants de l’UPC, donc nous attendons d’être invités. Si nous sommes invités, nous prendrons part à notre congrès.
On voudrait surtout faire comprendre que notre participation va être tributaire des conditions de sécurité qui vont être prévues. N’oubliez pas qu’il y a eu des violences qui ont été perpétrés sur nous, il y a eu des domiciles saccagés et surtout des menaces de mort qui ont été proférées à l’encontre de nos personnes. Donc, nous attendons.
Si nous nous sentons en confiance, nous irons à notre congrès parce que nous voulons que ce grand parti aille de l’avant », a confié Fatimata Korbéogo/Ouédraogo, membre de l’UPC-RD qui avait vu des militants UPC du Kadiogo exiger qu’elle rende son mandat, aux premières heures de sa démission du groupe parlementaire UPC.

Moussa Diallo
Lefaso.net

Messages

  • Vraiment, si la morale existait encore en politique. Quelle preuve d’équilibrisme flagrant. Mes chers frondeurs, tout le monde sait que vous êtes en période d’essai pour la majorité, mais vous ne serez jamais recrutés et jamais, vous ne serez invités au congrès de l’UPC. Un traitre est un traitre et le restera, point barre. Continuez à errer. Echec et mat.

  • Un député élu qui a besoin de la qualité d’invité pour participer au congrès de son parti ça veut tout dire : un invité c’est quelqu’un qui n’est pas de la maison. Ces Burkinabè ont vraiment perdu leur dignité. Une mandature ce n’est pas pour l’éternité, quand les rideaux du cirque vont se fermer on saura véritablement de quel troupeau vous relevé.

  • Si vous du parti on a pas besoin de vous inviter. Vous vous excluez deja.

  • Nous sommes d’une naïveté révoltante. C’est toujours nous qui sommes utilisé. Pourtant de la Haute Volta jusqu’aux indépendances, c’est nous qui étions l’intelligentsia, le politique,..., bref depuis que nous avons décidé de vivre en république, nous sommes ceux qu’on utilise dans leurs salles besognes. Loin de moi des idées ségrégationnistes, mais l’histoire est là .soit nous croyons trop naïvement a l’homme ou bien nous sommes trop sincère en amitié ou nous protons trop d’importance à la parole donnée. C’est une question d’éducation vous me diriez, j’en conviens certes. Mais nous avons intérêt a s’adapter rapidement a la nouvelle donne.

  • Chez nous au Faso c’est comme ça. Un bon politicien, c’est celui qui est prêt à trahir pour son ventre. Observez nos images et vous comprendrez que nous avons honte de nous mêmes , c’est pourquoi nous avons le regard non droit et non haut. Tout ca à cause de nos ventres qui ne sont pas si petits que ca. Nous les traites savons bien que nous n’avons pas d’avenir puisque celui à qui notre trahison profite, sait qui nous sommes. Que nos enfants ne soient pas comme !

  • C’est vraiment triste. Si le ridicule pouvait tuer ! On voyait bien le calcul politique derrière la fronde ; pour les happer, le mpp a suscité la fronde et encouragé honteusement les recrues à la création du GP. UPC-RD. (Pour juste affaiblir un adversaire politique sérieux). Mais l’heure de la désillusion approche. Et malheur à l’UPC original si elle invitait ces chercheurs de postes à son congrès . Le jour n’est plus loin.

  • On vous félicite d’avoir quitté le groupe parlementaire du caméléon qui a pris aujourd’hui la couleur du cdp pour être contre l’extradition de qui que ce soit et pire qui qualifie le dossier Norbert Zongo de règlement de comptes politiques.

  • j’ai honte pour ce pays. Quelle morale ces politiciens donnent-ils à leurs enfants, la crème de l’avenir de la nation ?Dites moi svp, vous partez chez quelqu’un pour lui rendre une visite de courtoisie. Il vous accueille et vous installe en disant faites comme chez vous.qu’est ce que cela signifie mes frères ? Pour moi c’est un rappel que tu n’es pas chez toi. Donc pour un GP UPC - RD, si vous êtes déjà de la maison vous n’avez pas besoin qu’on vous invite. Arrêtez cet équilibrisme politicien.

  • BRAVO à vous ! vous avez le soutien du peuple intègre du Burkina Faso. L’UPC de Zeph et le CDP son époux en auront pour leur compte. On ne trahit pas indéfiniment le peuple !

  • Haaa Si le ridicule etranglait

  • Si le ridicule pouvait tuer !!!! Je ne suis pas fier de vous mes chers députés. J’aurais bien aimé vous voir claquer la porte de l’UPC et créer courageusement votre parti, en remettant votre mandat de député à vos suppléants, mais trois fois hélas !

  • BSR CHERS INTERNAUTES .APRES TOUS CES COMMENTAIRES. UNE QUESTION SE POSE. SOMMES NOUS EN DÉMOCRATIE OU PAS ?OU SE TROUVE LA LIBERTÉ D’APPARTENANCE OU NON ? LAISSEZ L’UPC-RD FAIRE SON CHOIX.

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