École primaire de Zinka dans le Noumbiel : 100 % de succès au CEP pour la neuvième année consécutive

LEFASO.NET | Par Boubacar TARNAGDA

Publié le lundi 2 juillet 2018

École primaire de Zinka dans le Noumbiel : 100 % de succès au CEP pour la neuvième année consécutive

Les résultats du Certificat d’études primaires (CEP), session de 2018, sont disponibles dans le Noumbiel. La province a enregistré un taux de succès de 84,34 %. Mais s’il ya une école de la zone qui se particularise par ses résultats notoires, c’est l’école primaire publique de Zinka dans la commune rurale de Legmoin, à une quarantaine de kilomètres de Gaoua. En effet, cette école a réalisé neuf fois d’affilé un taux de succès de 100 % à l’examen du CEP. L’enseignant titulaire de la classe de CM2 de cette école se nomme Kpèhè Kam, instituteur certifié, directeur de ladite école. Nous l’avons rencontré, le samedi 30 juin 2018. Dans cet entretien, il nous dévoile sa stratégie de travail pour garder cette constance dans la réussite.

Lefaso.net : Depuis quand enseignez-vous ?

KpèhèKam (K.K.) : Je suis entré à l’ENEP(École nationale des enseignants du primaire, ndlr) en 2004 et je suis sorti en 2005. L’école de Zinka a été mon premier poste et j’y suis depuis treize ans. J’enseigne par vocation ; depuis mon primaire, quand on me demandait ce que j’aimerais devenir quand je serai grand, je disais que je voulais être forcément enseignant comme mon maître.

Lefaso.net : Cela fait neuf ans d’affilé que vous réalisez 100 % à l’examen du CEP. Quel est votre secret ?

K.K. : Comme on a l’habitude de le dire, c’est le travail qui paye. On a toujours travaillé dur pour mériter ces résultats. Si on nous a affecté ici, c’est pour lutter contre l’ignorance. Il est de notre plein devoir de le faire. (…) Le secret de la réussite, c’est le travail. Je suis avec une équipe très jeune et qui me comprend.

Lefaso.net : Quelle est votre stratégie de travail avec l’équipe enseignante ?

K.K. : À chaque début d’année, nous faisons des évaluations afin de détecter les difficultés de chaque enfant. Si la difficulté est criarde, nous ciblons ces enfants et je les confie à chaque enseignant qui s’évertue à lever la difficulté de sorte que l’enfant ait le niveau requis. Et chaque 15 jours, chacun de mes adjoints me fait le point de l’évolution de l’élève qu’il suit.

Lefaso.net : De façon pratique, comment vous préparez vos élèves à l’examen du CEP ?

K.K. : Je dirai que chaque année, nous faisons neuf à dix examens blancs, cela pour familiariser les enfants à plusieurs types de sujets. L’élève peut assimiler une notion et ne pas pouvoir la restituer s’il n’a pas été habitué à divers types de questions. Ce que nous appelons dans notre jargon « les items d’évaluation ». Donc si les leçons sont bien administrées et que les enfants les apprennent, quel que soit le type de questions ou d’exercices, ils trouveront toujours les réponses appropriées.

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Lefaso.net : Comment se fait-il que durant neuf ans d’affilé, c’est vous qui tenez la classe du CM2 ? Vous êtes spécialiste du CM2 ? Les autres collègues refusent-ils ou ont-ils peur de tenir cette classe ?

K.K. : (Rires) Généralement, en début d’année, lors de la rencontre de rentrée, nous répartissons les classes entre collègues. Et comme mes collègues sont plus jeunes que moi dans le métier, je leur donne la latitude de choisir la classe que chacun souhaite tenir, ceci pour que chacun assume son choix. C’est ainsi que je me retrouve à tenir la classe qui reste à chaque fois, c’est-à-dire le CM2.

En plus de cela, les collègues qui font trois ou quatre ans dans cette école demandent à partir. Selon eux, le Noumbiel est dur. Pour moi, le Noumbiel n’est pas dur, c’est une partie du Burkina et chaque Burkinabè doit préserver son territoire. Celle qui me suit en ancienneté a cinq ans de service et les autres collègues en ont trois.

Lefaso.net : Quel était votre effectif de cette année, et quel a été votre plus grand effectif durant ces neuf ans ?

K.K. : Cette année j’avais 26 élèves et mon effectif le plus grand depuis ces neuf années était 38 élèves.

Le faso.net : Et quel soutien vos collègues vous apportent-ils ?

K.K. : Je disais plus haut que nous faisons régulièrement des examens blancs, et pour la circonstance, je demande à chaque collègue de proposer des sujets qui nous serviront de banque de sujets. En dehors de mes tâches pédagogiques, j’assure également des tâches administratives en tant que directeur. Et durant ces temps de flottement, ils occupent et surveillent mes élèves.

Je les remercie du fond du cœur parce que dans l’enseignement, seul on ne peut pas faire de résultats, et c’est parce que les autres classes sont bien tenues que le CM2 fait de bon résultats, donc ce succès est l’œuvre de toute l’équipe enseignante.

Lefaso.net : Quelles difficultés rencontrez-vous à l’école de Zinka ?

Les difficultés sont nombreuses. Mais essentiellement d’ordre matériel. En tant que directeur de cette école, mon vœu le plus cher, c’est de voir la normalisation de cette école. Nous avons trois salles de classes (CP1, CP2, CE1) sous abris précaires, c’est-à-dire des tentes. Avec la saison pluvieuse, à la rentrée, ces tentes seront en lambeaux et c’est ainsi à chaque début d’année.

Les enseignants et les élèves qui y travaillent souffrent énormément et sont exposés à tous types d’intempéries. Je demande aux bonnes volontés de nous aider à avoir ces trois salles de classes afin que nos élèves et mes collègues travaillent dans de bonnes conditions pour maintenir cette régularité dans le travail. Si l’école de Zinka a pu être normalisée, j’aurai le sommeil tranquille.

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Lefaso.net : Quel est le regard des autres collègues sur vos résultats constants ?

K.K. : Quand on est ensemble, ce sont des encouragements, des félicitations et ça fait plaisir. On garde les pieds sur terre et le travail continue. Ce n’est pas les résultats individuels qui m’intéressent, mais les résultats de toute la circonscription. Si le résultat d’ensemble est bon, moi je suis satisfait.

Lefaso.net : Cette année scolaire a été beaucoup perturbée par des mouvements exigeant la revalorisation de la fonction enseignante. Quel message avez-vous à l’endroit des autorités éducatives de ce pays pour qu’ils perçoivent la nécessité de revaloriser ce corps ?

K.K. : Comme on a l’habitude de le dire, c’est un métier noble. Je l’exerce avec toute ma fierté. Quoiqu’on dise, un pays où l’éducation n’est pas une priorité, je n’appellerai pas ce pays un pays. Les autorités doivent avoir un regard particulier sur l’éducation.Un homme qui n’est pas motivé ne peut pas donner satisfaction surtout dans le domaine de l’éducation.

Le faso.net : Quels conseils pouvez-vous donner à vos collègues qui se laissent aller au découragement face aux difficultés que le monde enseignant vit de façon générale ?

K.K. : C’est de leur dire de continuer à se battre. Le métier n’est pas facile. Si on veut bien l’exercer, il faut d’abord assurer sa part de contrat avant de revendiquer. Et la plus grande richesse d’un homme, ce sont ses enfants et lorsque quelqu’un vous confie son enfant, vous avez le devoir d’en faire un homme de demain.

Lefaso.net : Durant ces années de succès, quelles récompenses avez-vous reçues ?

K.K. : J’ai bénéficié d’attestations de reconnaissance, de documents pédagogiques, de sacs en cuir offerts par Plan Gaoua (Organisation non-gouvernementale, ndlr). Mais pour moi, la reconnaissance ne se réclame pas. Quand on jugera de l’opportunité de me récompenser, ils le feront. Le fait de voir mes élèves réussir à leur examen, et certains de mes anciens élèves dans la Fonction publique comme moi, cela me réjouit, parce que planter un arbre et cueillir ses fruits, il n’y a rien de tel.

Entretien réalisé par Boubacar Tarnagda
Lefaso.net

Messages

  • Félicitation mon frère. L’amour de la patrie se traduit par des actes concrets et non des débats et de longs discours. Cette école sous des tentes, si après cet interview ne connait pas d’amélioration on saura que certains sont malhonnêtes. je connais pas un metier plus noble que celui qui consiste à transmettre le savoir.

  • La stratégie utilisée dans cette école est une excellente stratégie. Cette stratégie immatérielle est comparable à celle du système anglo-saxon et ça fonctionne malgré le manque de matériels didactiques et des infrastructures inadéquates pour peu que les enseignants aient un sens élevé de leur vocation. Courage aux Messieurs de Zinka, c’est excellent travail d’équipe !

    C’est que l’État à travers ces ministères peut faire, c’est de demander chaque année à l’ensemble des enseignants qui ont faits d’excellents résultats aux différents examens (CEP, BEPC, BAC, dans les universités) de mettre sur ÉCRIT PAPIER leur stratégie de transmission des connaissances aux élèves et étudiants qui sera par la suite collectée, analysée et vulgarisée par les inspecteurs d’enseignements et encadrants pédagogiques pour l’ensemble des enseignants du pays. Cela contribuera à relever le niveau d’ensemble des élèves du pays en l’espace d’une dizaine d’année !

  • Tu as le secret de ton exploit : humilite, assitudite au travail, et vision. Je t’admire et te felicite. Ta recompense et reconnaissant seront au dela de tes attentes. Que est comme mon enseignant du CM2 qui m’a plus marque que ceux de Univerisite de Ouaga, France et Canada. De la licence au doctorat PhD, je reste marque par mon maitre de CM2. KK continue ton sacerdose et ton oeuvre tu est un PAPA NATIONAL

  • Tu es un patriote. Osons croire que tu seras dècorè. .

  • Congratulations. Bon courage a toute l’equipe enseignante. Ce sont des fonvtionnaires comme vous qui meritiez vraiment des fonds communs non pas cette rapace de financiers sans Foi ni Loi.

  • Youuuu c’est dans notre province ! C’est pas a Banfora chez qui vous savez... qui ont fait 0% l’annee derniere quelque part vers Orodara.
    Une medaille pour cet enseignant.
    Si le Fasonet pouvait preciser les voies pour aider cet enseignant, ce serait super.

  • Félicitation ! C’est des gens comme vous qu’il faut décorer. Et j’espère que ce sera bientôt fait. je boirai bien une bière avec toi à l’occasion et profiter faire une photo. Que Dieu te garde.

  • Grand bravo à vous Monsieur KAM pour le succès de votre pédagogie. Il me semble que vous devriez éditer un manuel pédagogique qui vous permettra de vulgariser votre technique d’enseignement et de réussite aux examens. Ce sont des modèles comme vous (d’ailleurs très nombreux dans notre Cher Burkina Faso) qu’il faut "cultiver" et soutenir. Je suis disposé, bien que cette charge "incomberait" normalement à votre ministère de tutelle, à vous épauler financièrement pour l’édition de votre manuel de réussite aux examens et vous laisse mes coordonnées en France si votre coeur vous en dit. paul.kere.avocat@gmail.com
    Bonne suite à vous et ne baissez surtout pas la garde dans ce succès pédagogique continue.
    Paul KERE, Avocat.

  • Noble fils du Faso, félicitations et bcp de courage pour la suite. Puisse ton abnégation et ton amour pr ton pays inspirer chaque fils et fille du Faso pr un Burkina qui avance !

  • bravo et felicitation mon frere

  • Ce sont des genres d’enseignant qu’il faut décorer et encourager. Je souhaiterais même que le ministre de l’éducation se deplace sur les lieux pour encourager toute l’équipe qui semble avoir la vocation de leur travail. Que DIEU le tout puissant vous récompense et vous donne longue vie.Par contre il y a des enseignants qui abandonnent les élèves pour leurs intérêts égoïstes : enseignant chef de projet, enseignants premier adjoint au maire, enseignants commerçant, enseignant cherchant des diplômes à l’université, enseignant ayant la phobie des villages, enseignant politiciens. Encore courage et félicitations monsieur KAM. Si tous les fonctionnaires étaient comme vous, le BF serait aujourd’hui sorti du sous développement. Le BF serait un pays pauvre sorti de la misère.

  • Neuf (9) fois bravo et merci pour tout mon frère . En toute humilité tu accomplis des prouesses . Je prie Dieu qu’ il te récompense au centuple te donne .

  • peut-etre le cas de mr KAM est une exception, sinon moi, je ne fais plus confiance à ces résultats de 100%. On sent que dans toutes les écoles, c’est la course au 100% sans égard pour la qualité de la formation reçue. J’ai déjà reçu chez moi des nièces venues du village avec leur CEPE, mais qui ont eu du mal à lire le livre de CE1. il faut que le ministre passe de en temps en temps dans les classes pour évaluer le niveau des élèves.....Un élève qui a le CEPE en poche et qui ne peut pas formuler une bonne phrase, n’en parlons pas de la table de multiplication. Je précise qu’il s’agit des écoles publiques, sinon dans le privé, ça va un peu. La preuve, en ville, la plupart des enseignants du public préfère inscrire leurs enfants dans les écoles privées.

  • Du haut de ma noblesse par rapport a cet individu, j’avoue que ce type force le respect : humble, peu exigeant, mais très convaincu de la charge qui est la sienne dans son domaine d’activités. Je retiens des passages qui disent tout de lui tels "le métier n’est pas facile mais il faut d’abord assurer sa part de contrat avant de revendiquer...... Pour moi, la reconnaissance ne se réclame pas...."
    Je vous fais une confidence, cette interview ouvre de très bonnes perspectives pour cette école. Bravo mon petit.

  • Felicitations Monsieur Kam ! Vous etes un model pour la jeunesse Burkinabe.

  • Un burkinabè digne, simple, travailleur, humble que le pays doit récompenser ses mérites. Bon vent à toi c’est le Burkina qui gagne

  • Bravo digne et intrépide travailleur. On voit clairement que dans ce pays, il y’a trois (3) catégories de burkinabé :
    - la première est composé d’hommes et de femmes qui ont gardé les vertus de nos aïeux : travaillé de toute ses forces et avec rigueur tant qu’on est valide, dignité, honnêteté et courage. dans cette catégorie, en terme de valeur, l’argent est inférieur au travail et n’est qu’un outils de travail. In fine, on tire sa motivation dans le travail bien fait et non dans l’argent gagné quelques soit la manière. C’est cette catégorie de burkinabé qui a légué ce pays qui nous héberge et que le monde, même les aminants historiens, apprécie. Malheureusement ils sont environs 10% de la population. Nos chers enseignants des 80 à 90% de succès en font partie.
    - La second catégorie, est composé d’hommes et de femme équilibristes : ils ont des valeurs, sont travailleurs, honnête ou malhonnête selon les circonstances. Ils ont un penchant pour le bien mais ils privilégie leurs intérêts. Ces derniers ajouté aux premiers, produisent et défende l’intérêt général. Ils sont environ 30% de la population.
    - Enfin la troisième catégorie, celle des burkinabé de l’argent et le confort avant tout. Leur seul et unique motivation, c’est l’argent avant le travail. Dès qu’ils ont un numéro matricule, ils ne penses qu’a profiter des biens publiques et du laxisme de l’administration publique. Leurs caractéristiques : retardataires au service, passe te temps à défiler de bureau en bureau pour parler politique et de femmes, désertent dès 10 h le bureau pour le gombo. Ils n’ont de repère que la belle maison, la voiture du commerçant et j’en passe. Ils sont majoritaires et sont dans touts les domaines. Malheureusement ils sont environs 60% de nous. Hélas.

  • J’ai les larmes aux yeux, toutes mes félicitations, Monsieur KAM. Vous êtes un vrai patriote.

  • Félicitations pour votre réalisme. C’est cela un BURKINABE, HOMME INTEGRE. Nombreux sont ces enseignants venus dans le corps à la recherche d’argent en méprisant la déontologie de ce noble métier par l’insubordination vis à vis de leurs chefs hiérarchiques et le manque de respect envers leurs collègues et partenaires. Cet témoignage édifiant montre qu’il y a encore de très patriotes et intègres Burkinabè en dépit de ce que tout le monde sait aujourd’hui. Tout comme dans les autres corps de notre administration publique, privée et notre monde paysan, il y a des hommes et des femmes qui font et qui feront la fierté du BURKINA FASO. Dieu tout puissant et les manes du pays les béniront en abondance. Ceux qui ne vivent aussi que du mensonge, le vol, la rapacité, des crimes divers et en un mot de la délinquance paieront inévitablement d’abord sur terre devant nous avant de répondre un jour devant DIEU et leurs fins seront assurèment douleureux.
    Monsieur K. KAM, communiquez nous votre adresse à toutes fins utiles. Je vous envie car j’exerce aussi mon metier dans la grande qualité comme vous. Que DIEU te protège afin que tu continue d’assurer une éducation de qualité aux Burkinabè. Merci et tous nos encouragements.

  • FELICITATIONS A TOI ? UN VRAI ENSEIGANT. TU HONORE TOUS LES ENSEIGANTS DU BURKINA FASO. FELICITATIONS A VOUS.
    MALHEUREUSEMENT VOUS N’AVEZ PAS DE FOND COMMUM OU BIEN UN FOND PRIVE. COURAGE A VOUS. VOUS AVEZ ATTEINT ET DEPASSEE VOS OBJECTIFS.
    DIEU VOUS LE RENDRA AU CENTUPLE

  • Félicitations pour votre réalisme. C’est cela un BURKINABE, HOMME INTEGRE. Nombreux sont ces enseignants venus dans le corps à la recherche d’argent en méprisant la déontologie de ce noble métier par l’insubordination vis à vis de leurs chefs hiérarchiques et le manque de respect envers leurs collègues et partenaires. Cet témoignage édifiant montre qu’il y a encore de très patriotes et intègres Burkinabè en dépit de ce que tout le monde sait aujourd’hui. Tout comme dans les autres corps de notre administration publique, privée et notre monde paysan, il y a des hommes et des femmes qui font et qui feront la fierté du BURKINA FASO. Dieu tout puissant et les manes du pays les béniront en abondance. Ceux qui ne vivent aussi que du mensonge, le vol, la rapacité, des crimes divers et en un mot de la délinquance paieront inévitablement d’abord sur terre devant nous avant de répondre un jour devant DIEU et leurs fins seront assurèment douleureux.
    Monsieur K. KAM, communiquez nous votre adresse à toutes fins utiles. Je vous envie car j’exerce aussi mon metier dans la grande qualité comme vous. Que DIEU te protège afin que tu continue d’assurer une éducation de qualité aux Burkinabè. Merci et tous nos encouragements.

  • FÉLICITATIONS !!!!

  • Fonds commun à ce brave enseignant dont le patriotisme déborde. Salut là-bas mon frère. A mn prochain passage au pays je te rencontrerai personnellement. Tu fait la fierté, digne burkinabè.

  • Enseignant consciencieux doté d’une valeur professionnelle aiguie et courage à toi pour tout ce tu fais ou tu as fait pour les élèves du BF. Que le Seigneur te rende au centuple encore bravo bravo

  • il faut initier des primes de rendement pour motiver ce genre de cas, féllicitation camarade

  • Bravo Mr. KAM. Vous avez tous mes encouragements ! Gardez cette vision s´il vous plait.
    Merci aussi au Faso.net pour ce genre de reportages qui montre que le Burkina a des fils courageux qui sont une source de motivation pour les autres.
    L´intervention de PIONG YANG est aussi pertinente. Dans son texte il a dit ce que j´aurais voulu dire. Bravo à lui ! Qui veut pourrait y retourner et relire.
    Merci à tous pour un Burkina positif et en route pour la prospérité dans la dignité exemplaire.
    Nous devons honorer ce que nos ancêtres nous ont légué comme patrimoine de règles et coutumes.
    Les années 90 sont celles du pain et de l´ argent de la paresse. Cela a perverti nos moeurs. Mais les bons comportements reviennent, j´en suis convaincu.

  • Toutes mes félicitations aux enseignants de cette école. L’historique de la décoration remonte à Napoléon si je ne me trompe, qui pour encourager et galvaniser ses troupes, avait l’idée de passer en revue les militaires qui se sont illustrés durant les batailles. L’excellence est à encourager dans notre pays. Le Président du Faso pourrait recevoir au Palais tous les enseignants qui ont atteint le taux de succès de 98 à 100% du primaire, privé et public à l’université publique pour célébrer l’excellence et cultiver l’amour des meilleurs résultats. Cette rencontre avec le Président du Faso est bien meilleure qu’une décoration.
    Toutes mes félicitations aux enseignants et aux promoteurs privés qui ont fait de bons résultats au BEPC

  • Félicitations et courage Mr KAM. Que Dieu vous comble au delà de vos attentes.

  • Félicitations à ce digne fils du Faso. Mais j’espère qu’il n’a pas des connexions bizarres avec là où les sujets sont produits. Juste pour taquiner et dire autre chose quand même sinon on risque de mettre une forte pression inutile à l’enseignant. En tout cas il mérite un FC.

  • Vite ! Le fonds commun pour lui 😀😀😀😀😀

  • Humblement merci à vous Maitre !

    Vous et vos collègues faites parmi des dignes fils et filles du Faso.

    Le travail bien fait est prière.

    Puisse le SEIGNEUR TOUT PUISSANT vous élever au delà de vos attentes.

  • FELICITATIONS mon frere. Il reste encore des gens humains dans ce pays deshumanisé par la course a l’argent roi de la vantardise. Il reste encore des gens integres dans ce pays desintegre et qui restent fideles a leur vocation pour croire que l’humain existe encore et est encore possible. Comme tu le dis, tu as trouvé le vrai bonheur ; ne t’illusionne jamais à envier ces pauvres qui roulent en 4x4 (si tu savais leur malheur !). cela ne signifie pas que tu dois refuser de vivre bien : ca jamais ! mais rappelle toi la recitation du grillon que ton maitre t’a enseignée et que maintenant toi-meme tu enseignes à tes eleves.

    « …c’est le travail qui paye” si seulement et seulement nous avions retenu cela…. » je te cite en entier « Comme on a l’habitude de le dire, c’est le travail qui paye. On a toujours travaillé dur pour mériter ces résultats. Si on nous a affecté ici, c’est pour lutter contre l’ignorance. Il est de notre plein devoir de le faire. (…) Le secret de la réussite, c’est le travail. Je suis avec une équipe très jeune et qui me comprend. »

    Oui effectivement il faut de la discipline (de soi et entre les membres de l’equipe comme vous le faites), du travail (consciencieux et desinteressé comme vous le faites) et voila la troisieme pierre qui en resulte : le succes garanti (comme vous le faites) et le vrai bonheur. BRAVO et surtout gardez les pieds sur terre malgre les louanges (tres meritées) qui vont venir (mais aussi repartir comme elles etaient venues). Ce qui est eternel et vrai, c’est ce que vous vous vivez.

    L’an dernier c’était 100% au bac pour le lycee de dano. Cela a fait s’interesser finalement a d’autres enseignants comme M Kam et ses collegues qui excellaient dans le silence depuis bien longtemps. Mais nous autres fils et filles de cette region on est restés dans l’indifference totale. Nous sommes vraiment les vrais destructeurs de notre region.
    SOME

  • Ecoles sous paillotte et classes sous tentes : "quel devenir et que avenir avec un fond commun de 55 milliards pour le personnel d’un seul ministère".
    Notre pays est obligé chaque année de négocier avec nos partenaires pour la réalisation d’infrastructures dans plusieurs domaines dont celui de l’éducation.
    Dans ce domaines, chaque année, les parents d’élèves et le personnel enseignant demandent la construction de salles de classe en remplacement de celles sous paillotte et sous tentes. Face à cette requête, l’Etat est obligé de se retourner vers des partenaires pour quémander. Pendant ce temps, 55 milliards sont répartis sous forme de bonus à des individus et ce bonus dépasse parfois largement leur rémunération annuelle.
    55 milliard par an , ça fait combien projets de développement à réaliser ? Combien de salles de classe peut - on construire ? combien d’établissement d’enseignement général et technique peut - on mettre en place ?....
    Ces 55 milliard dilapidés chaque année peuvent servir à beaucoup de choses dans notre pays. Ma suggestion est que, malgré les conclusion de la conférences nationale sur la mise aplat des rémunérations, ces milliard soient affectés à la réalisation de projets de développement dans les domaine de l’éducation, de la santé, pour la réalisation d’infrastructure et leur équipement,. je vous donne ma tête à couper, si dans 05 ans notre pays ne change pays de visage dans ces domaines.
    Pour ce qui est de l’encouragement des financiers, qu’on les aligne sur les même principes que les autres fonctionnaires dans la chaine de recouvrement des recettes , c’est à dire sur la base des recettes contentieuses que les intéressés auront enregistrées pour le compte du budget national.

  • BRAVO BRAVO !
    Voilà des travailleurs à encourager .

  • Bravo a toute l’équipe enseignante de Zinka. Maintenez le cap Dieu vous le rendra.

  • Cet enseignant force respect et considération. Le Ministère devrait partager cette pratique à l’ensemble des écoles. Il mérite plus que décoration. Puisse le Président du Faso le recevoir dans son palais. C’est un Gassama et Gassama ça se reçoit dans les palais

  • Félicitations frère KAM. J’ai l’occasion de discuter avec vous récemment dans le cadre du travail et l’on peut lire en écoutant l’amour que vous avez pour votre travail. Je suis sûr que vos efforts seront récompensés, soit-il par les hommes visionnaires ou par Dieu (le dernier, c’est sûr). Et surtout, Merci pour tous ces efforts pour l’éducation de ces enfants !

    Merci et félicitations frère

  • Les results de d, fe

  • Bravo, félicitations et du courage. Hummm !!! NEUF (09) années successives et rien. Six (06) mois de fonction et six (06) mois d’avantages conservés après la perte de cette fonction. Ah ba !!! Ces vieux dinosaures qui n’ont jamais fait 49,93% sur le terrain et aujourd’hui, conseillers techniques diront qu’il est très jeune pour être promu car leur promotion n’a pas été digne au bon sens.

    Mais tu es un chef et saches qu’avec M. OUARO, tu seras comblé et j’en suis sûr.

  • félicitations M. Kam, on espère que vos supérieurs hiérarchiques tiendront surtout compte de ces performances au lieu de privilégier le clientélisme. vivement que les responsables travaillent à encourager leurs agents.

  • Cher Collègue ! Toutes mes félicitations pour le gros travail abattu. Je pense que tu seras décoré. Mais au cas où tu ne l’es pas, ne te décourage pas car le BON DIEU t’a déjà décoré ; les parents, les élèves et tous les autres acteurs de l’éducation t’ont décoré. Bonne suite et garde le cap avec l’humilité que tu as.

  • Le village est dur selon les autres enseignants qui repartent !!! Voilà la vraie plaie gangrenée de notre administration !!
    Qui va vivre en brousse et les autres ne jurent que par la ville !! Comme quoi le changement qui doit partir des vraies mentalités n’est pas pour aujourd’hui.

  • Toutes mes félicitations à ce Monsieur qui me rappelle certains de mes maîtres et maîtresses des années 70-80. Quelle humilité.
    Vous serrez certainement un jour récompenser de ce que vous faites. Les ressortissant ce village doivent s’organiser pour témoigner, d’une manière ou d’une autre, toute leur reconnaissance à ce monsieur et à ses collègues.
    Les associations qui œuvrent aussi dans le domaine de l’éducation doivent aller s’inspirer de l’exemple de cette école. Il y a certainement beaucoup de petits secrets que le personnel de cette école possède qui ne transparaissent pas forcement cet article.
    Encore bravo, ce sont les gens comme vous qui feront le Faso émergent loin des appétits des fonds communs que vous méritez pourtant...

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