Diplomatie : Le président du Faso galvanise les ambassadeurs et consuls généraux du Burkina

LEFASO.NET | Par Nicole Ouédraogo

Publié le vendredi 6 juillet 2018

Diplomatie : Le président du Faso galvanise les ambassadeurs et consuls généraux du Burkina

Réunis à Ouagadougou du 4 ou 6 juillet 2018 pour leur 14e conférence, les ambassadeurs et consuls généraux du Burkina Faso ont échangé avec le chef de l’Etat, ce vendredi 6 juillet. C’était au palais de Kosyam, où Roch Kaboré a invité ses représentants à avoir « une vision plus affinée de la politique étrangère du Burkina ».

Cette entrevue entre le chef de l’Etat et les chefs de mission diplomatique et consulaire est intervenue après la clôture de ce 14e rendez-vous. Première du genre pour Roch Kaboré depuis son accession à la magistrature suprême, le chef de l’Etat n’a pas manqué, au cours de la présente rencontre, de rappeler à ses représentants à l’extérieur du pays, qu’ils sont un maillon essentiel de la politique économique du Burkina.

Cette politique, selon lui, est fondée sur la nécessité de dynamiser et de renforcer la coopération internationale, la recherche permanente de nouveaux partenaires dans le cadre des projets de développement et enfin, la nécessité d’entretenir des relations apaisées entre le Burkina et les pays voisins, ainsi que ceux de la sous-région. « L’objectif final est de relancer notre économie d’une part et de pouvoir travailler au rayonnement international du Burkina », a signifié le président du Faso, soulignant que dans un monde où nous assistons à un effritement de la solidarité internationale, il est nécessaire d’avoir « une vision plus affinée de la politique étrangère du Burkina ».

Puis de poursuivre : « Nous devons travailler à mobiliser non seulement les pays avec lesquels nous entretenons une coopération, mais également les partenaires et bailleurs de fonds pour qu’ils puissent accompagner nos ambitions au plan économique et social. » Et pour cela, le président du Faso a exhorté les chefs de mission diplomatique et consulaire à orienter leurs actions selon des principes, aux plans national et international.
« Consolider la place du Burkina en Afrique et dans le monde, renforcer la coopération bilatérale et multilatérale, travailler à l’intégration économique sous régionale et africaine, et enfin promouvoir la paix dans le monde », tels doivent être, selon Roch Kaboré, les guides qui doivent accompagner les différentes actions des chefs diplomatiques.

Aussi, puisqu’ils sont chargés de promouvoir l’image du Burkina, le président du Faso a convié ses représentants à travailler à rassurer les investisseurs au plan international. « En tant que représentants du Burkina à l’extérieur, vous devez promouvoir l’image d’un pays qui est souverain, d’un peuple qui est travailleur et qui, malgré les adversités, se bat pour son développement économique et social », a souhaité Roch Kaboré.

Par ailleurs, revenant aux différents thèmes évoqués lors de la rencontre, notamment celui relatif au fonctionnement du ministère des Affaires étrangères, Roch Kaboré appelle à une rationalisation des effectifs dans les ambassades. « Quand il y a une rareté, il faut forcement travailler à s’adapter à cette rareté », estime-t-il.

Des diplomates déterminés

« Si on devait le dire, on n’allait pas échanger à huis clos. Il y a des choses confidentielles que nous partageons dans le cadre de notre mission et il ne m’appartient pas de les dévoiler », a déclaré le doyen des ambassadeurs et consuls généraux du Burkina, Alain Francis Gustave Ilboudo, à l’issue de la rencontre. Toutefois, il confie : « Nous avons été réconfortés par le chef de l’Etat et nous repartons véritablement gonflés à bloc, avec de nouvelles orientations, de nouvelles énergies, pour la poursuite de notre mission ».

Nicole Ouédraogo
Lefaso.net

Messages

  • Il faut revoir même le choix et la formation de nos diplomates. Il est souhaitable de nommer des diplomates qui maîtrisent très bien la culture et la langue du pays dans lequel ils sont accrédités. Les américains nous envoient les diplomates connaissant très bien la culture africaine et nos langues officielles, par contre nous préférons nommer les amis, parents etc et espérer avoir une diplomatie offensive !!

  • Si nous voulons attirer les investisseurs Commencons à bien entretenir nos infrastructures dans nos ambassades. Allez voir la plus part des locaux du personnel diplomatique achetés au prix de nos sueurs et de notre sang. Tout est délabré. Aucun entretien. Nous avons même honte d y amener nos amis diplomates .Et la pire des bêtises nous vendons nos logements sous tables pour préférer les locations qui grèvent nos budgets.L ancien résidence de l ambassadeur à Washington est déjà mise sciemment en ruine pour annoncer un jour sa vente comme à New-York. Où allons nous quand nous n avons pas un sens du bon sens ? Que le seigneur nous donne plus d inspiration et le sens d anticipations. Amen

  • Bien vu mon frère, en France par exemple pour passer le concours du conseiller des affaires étrangères, il faut faire un choix de langue entre autres, l’anglais, espagnol, arabe, russe, etc, mais au Burkina on préféré former des diplomates générique et espérer qu’ils puissent soigner le mal. le Burkina aime le générique et pourtant il faut la spécialisation c’est a dire avoir des diplomates qui maîtrisent parfaitement l’anglais pour ceux qui sont nommé dans les pays anglophone et l’arabe pour le monde arabe, l’espagnol pour l’Amérique du sud, et chinois pour la chine, ainsi on peut espérer voir les retomber de la diplomatie Burkina

  • Nos représentations dplomatiques seront plus efficaces quand on y envoie un personnel qui ne se contente pas de jouir des privilèges uniquement mais se montre devoué à la cause du pays et de la diaspora. Malheureusement le personnel se retrouve lui même divisé dans la plupart ,ne poursuivant que leurs interets personnels ;pire contribue parfois à diviser les burkinabè de l’étranger .
    Il faudrait que le ministère des affaires étrangères arrive à les suivre en faisant des enquêtes si non laissés à eux même c’est la catastrophe parfos
    Ils traversent les frontières avec la même mentalité cultivée au pays à l’image de l’administration publique au Burkina

  • ‘’’’A’’’ l’internaute Substance Grise : Tu as parfaitement raison : Car, ton analyse est plus fine et subtile. Tu as bien vu ! Si nous regardions ce qui s’est passé il y a quelques années avec les élections des délégués du CSBE au niveau de la France, ou l’ambassade a divisé les associations et nos compatriotes, surtout l’affaire sombre du maître Kéré, nos ambassadeurs doivent savoir qu’ils sont dans un pays ou les règles sont respectées. Surtout que l’ambassade n’a absolument rien à avoir avec des associations qui veulent s’unir et voter leurs délégués. Tu as parfaitement raison, ces diplomates habitué a la corruption à ciel ouvert et à la manipulation, quand ils arrivent dans un pays dit développé et démocratique, ils croient qu’ils se retrouvent avec leurs maîtresses dans les maquis ou les restaurants aux poissons braisés de Ouaga. Ce n’est pas seulement à Paris, car, avec mon ami et promo Kôrô Yamyélé, peuvent vous dire que d’autres pays, on n’a des petits manipulateurs d’ambassadeurs, qui divisent la diaspora pour leur propre intérêts. Et je dis ici au président du Faso que c’est une occasion avec cette rencontre, ou au Forum de la diaspora, de dire à ses diplomates de respecter les règles dans les pays où ils sont, pour que les investisseurs les prennent au sérieux.

    Le président du Faso doit sans aucun état d’âme, donner des recommandations fermes a ses diplomates d’arrêter de diviser la diaspora avec des manipulations, afin d’avoir une diplomatie du Burkina performante.

  • Chèr(e) Internaute "KA", tu penses que le président du faso lui même, il est comment ? Des gens pétris dans la corruption, le Danjoba et tout sauf le sérieux, comment peut-il donner des recommendations fermes. Regardez ce qui se passe avec le forum de la diaspora prévu pour le 13 juillet, ils avaient prévu de prendre en charge les délégué CSBE en tant que représentants élus. Mais, rien qu’en Allemagne, ils font participer 4 autres personnes en plus, au frais de l’Etat Burkinabè. Ils le font parce que ceux/celles ils avaient prévu avoir comme délégués n’ont pas été élu(e)s. Par conséquent, il faut aussi les faire participer. N’importe quoi de pays. Pays pas sérieux.

  • Huuuummmm…. Quand les ambassadeurs viennent se présenter comme cela au Faso comme des excellences, ça fait rire. On connaît et on regrette souvent l’identité dans leurs locaux de vie et travail. Vous dites "puisqu’ils sont chargés de promouvoir l’image du Burkina" ! Avec des petites maisons louées comme office et sans infrastructures techniques. Cumulation des membres de famille avec la pagaille de vie ouagalaise. Des secrétaires particulières se promènent de leurs chambres au bureau avec des accoutrements de ménagère. Tapis déchirés ou manque de photocopieuses et autres outils de payement courant au Canada. Allez-y voir en Belgique ou au Canada. Les visiteurs se disputent un seul ventilateur mobile antique et bruyant. La pagaille de l’accueil et de traitement des affaires devant le public sans discrétion. Les drapeaux sales et tristement accrochés dans l’herbe de porte sans travail de tondeuse embellissant. hoooooooo…….c’est le Burkina Façon !

  • Merci Walai de me lire : Si tu étais un ancien des internautes de Lefaso.net ou bien tu es celui avec des multiples pseudos qui me joue les sales tours après l’insurrection, tu t’adresses au vieux D. Kayouré dit Ka. Ce que tu dois savoir, le problème de la manipulation dans nos ambassades n’est pas simplement que le président du Faso fait parti de ceux qui sont corrompus : Et comme je répondais a l’internaute Raogo, ce n’est pas seulement les vrais représentants du président dans nos ambassades qui sont vraiment les fautifs des manipulations et le laxisme ou la corruption, mais un système vieux depuis notre indépendance qui oblige une ambassade de préserver des employés de longue durée, comme les secrétaires, et même quelques premiers conseillers qu’on prolonge leur mission pour que ces derniers puissent être les formateurs des nouveaux représentants qui arrivent dans nos ambassades.

    Ce sont ces derniers qui sont le danger de nos ambassades qu’il faut balayer, car ils inculquent les nouveaux ambassadeurs les continuités de la manipulation. L’exemple sont nos anciens ambassadeurs avec Vokouma, surtout en Côte d’Ivoire avec la dynastie des Ilboudo et Koutaba, de l’ère Compaoré qui ont toujours su divisé et manipuler la diaspora Burkinabé en Cote d’Ivoire, grâce aux complices des personnes de longue date installées dans cette ambassade, ou aux Etats Unis et d’autres petites ambassades du Burkina à travers le monde. Les élections des délégués du CSBE dont tu donne l’exemple de l’Allemagne, la diaspora du Burkina de ce pays a eu la chance de pouvoir choisir des personnes de leur choix : Mais dans d’autres pays, les ambassades ont tout fait pour diviser la diaspora et mettre a tout prix leurs pions en complicités avec du personnel habituées de ce genre de tripatouillage. Et je demande au président et son ministre des relations extérieur, de faire le ménage dans nos ambassades des vieux clous qui jouent a ce jeux diabolique en divisant la diaspora Burkinabé : Ce jeu sera un danger pour les votes de la diaspora, surtout en Cote d’Ivoire ou les revanchards n’attendent que ça en 2020 pour la réplique de la crise Ivoirienne de 2011, pour mettre le Chaos au pays que nous aimons tous.

    C’est seulement en Afrique et les pays communiste comme la Chine et la Russie, que ce système existe, et la raison est simple : ’’’Tous les dictateurs comme les Bya, Compaoré, Sassou et d’autres, ont peur de ne pas se faire reconduire à chaque élection parce qu’ils savent très bien que leur gouvernance est bâtie sur le mensonge, la tricherie, la malhonnêteté, l’apologie de la médiocrité et l’escroquerie.’’’ Ils sont parfaitement conscients que les vraies compétences ne sont pas chez eux. Et pour convaincre les autres pays de les suivre, c’est d’avoir des pourris dans toutes leurs ambassades pour la manipulation.

    Et comme je disais a l’internaute de bonne foi notre ami Raogo, si nous pouvons dire la vérité, Roch Kaboré a compris que l’article 37 ne le laisse pas le choix, et durant ces deux mandats si le peuple le choisi encore en 2020, il doit implanter solidement la racine de l’alternance politique voulu par le peuple et sa jeunesse depuis le 31 Octobre 2014 pour une sortie honorable qui le fera rentrer dans l’histoire en 2025. C’est pourquoi, malgré son régime au moteur du diesel, depuis 2015, la gouvernance du MPP, ‘’’a fait ses preuves’’’ et montré qu’il n’est pas là pour s’éterniser au pouvoir comme voulait l’introverti Blaise Compaoré, et si des personnes sont bien placés pour le savoir, c’est l’opposition qui était le pouvoir d’hier. Encore une fois Walai, merci de me lire.

  • Internaute Ka ;l’Ex ambassadeur Clémence Traoré/Somé n’a pas fait du bien à la communauté burkinabè au Ghana qui a connu les mêmes maux que vous denoncez en CI et bien d’autres pays.
    Tant qu’on ne saura pas qui mettre devant pour diriger en Afrique le developpement sera un vain mot. Nos grands diplômes ne serviront à rien si notre élite intellectuelle est sans sagesse la plupart du temps.
    Chacun cherche à s’enrichir au lieu de penser developpement
    La raison vole très bas au sein de cette élite intellectuelle africaine qui n’a aucune conscience de sa mission pour les millions d’âmes

  • Substance Grise je confirme : Les ambassadeurs placés pour des raisons d’amitié, parenté, ou les militaires qui risquent la prison comme le nôtre au Ghana ou celui d’un pays frére au Gabon, ne sont pas des personnes productives comme diplomates, que de la figuration, ou des diviseurs de la diaspora pour foutre la merde comme ce fut le cas dont tu sites, ou un Vokouma qui était dans un pays en Europe : Des personnes sans connaissance de la diplomatie, uniquement que pour être récompensé d’un service rendu, ces ambassadeurs n’ont pas leur place dans la vraie diplomatie.

    Ce qui m’emmène a poser cette question : Est-ce que l’Afrique peut-elle sauter des étapes pour accélérer son développement et s’imposer comme un continent qui devait être le continent parmi les pays les plus puissants du monde, à cause de la richesse de son sous-sol, le soleil clément, les forets abondants des arbres qui produisent sans arrêt du café, du cacao, des bananes, du coton excet ? Malheureusement le problème du retard de notre continent, vient de nos dirigeants et surtout les diplomates de pacotille qui sont dans les pays développés et qui jouent les enfantins et on nous prend pour des idiots.

    Et ce que tu dis de l’Afrique, démontre une fois de plus que nos politiques sont la cause principale des problèmes de notre continent. Conclusion, messieurs les ambassadeurs de pacotille, messieurs les ministres des relations extérieures, messieurs les présidents, quand le bon exemple viendra de vous, peut-être que ça changera, et que notre continent se réveillera comme la Chine des années 1970, et aujourd’hui en 2018, veut être le premier continent le plus puissant du monde. Merci de me lire Substance Grise.

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