Présidentielle malienne : 24 candidats pour le fauteuil de Koulouba

LEFASO.NET | Par OLO

Publié le mardi 10 juillet 2018

Présidentielle malienne : 24 candidats pour le fauteuil de Koulouba

C’est parti pour la conquête du pouvoir au Mali avec l’ouverture officielle de la campagne ce samedi 7 juillet 2018. 24 présidentiables sont en course pour le palais de Koulouba (résidence officielle et bureau du président de la République), dont les favoris des pronostics sont Ibrahim Boubacar Kéïta (IBK), candidat à sa propre succession, Soumaïla Cissé, chef de file de l’opposition, candidat malheureux en 2013 ainsi que l’ancien Premier ministre, Cheick Modibo Diarra.

Sur plus de 30 intentions au départ, 24 candidats ont obtenu la caution de la Cour constitutionnelle pour la conquête du pouvoir. Dans le lot, plusieurs anciens collaborateurs (Premiers ministres et ministres) du président sortant, Ibrahim Boubacar Keïta, candidat à sa propre succession.

Avec ce nombre de départ, le jeu d’alliance se dessine (le coup ’’K.O" ne semble pas envisagé). Dans les starting-blocks, Djénébou Ndiaye Kanté, seule femme engagée dans la conquête du fauteuil. L’entrepreneur estime que "les hommes ont échoué’’ dans la gouvernance du Mali. Opinion partagée ? Sera-t-elle suivie dans son projet au soir du 29 juillet 2018 ? Le temps le dira. Mais d’ores et déjà, des citoyens maliens voient en ses déclarations, du sexisme qui ne va pas rendre service à la candidate.

Des candidats en lice, chacun y va donc de ses atouts ; les uns aussi cotés que les autres. A ce jeu d’analyses, « deux principaux candidats » se dégagent du lot selon les observateurs. Il s’agit du président sortant, Ibrahim Boubacar Keïta, fondateur du Rassemblement pour le Mali (RPM) et Soumaïla Cissé, fondateur de l’URD (Union pour la République et la démocratie), principal opposant. Chacun des deux leaders bénéficient d’accompagnement d’une large coalition de partis politiques et d’associations.

L’ancien Premier ministre, Cheick Modibo Diarra, forme avec les deux premiers, le trio de tête, selon un sondage de l’Ingénieur Statisticien-Economiste, Guindo Sidiki, publié à quelques jours de l’ouverture de la campagne. Cet exercice démocratique conclut que le second tour se jouera entre IBK et Soumaïla Cissé ou entre IBK et Cheick Modibo Diarra.

Sitôt la campagne ouverte, l’ancien président de la Commission de l’UEMOA, Soumaïla Cissé, a pris la direction de la capitale nigérienne (Niamey) avant de mettre le cap sur Bobo-Dioulasso et Ouagadougou où il a sonné, à chaque étape, la mobilisation de ses compatriotes.

Le dimanche 8 juillet a été une démonstration de force de mobilisation entre les deux rivaux politiques qui ont procédé au lancement officiel de leur campagne ; Ibrahim Boubacar Kéita était au stade du 26 Mars à Bamako tandis que Soumaïla Cissé occupait la Place de l’indépendance.

Face à un IBK qui a un bilan à défendre et des challengers qui ont à convaincre les Maliens de la pertinence de leurs programmes, la tâche ne semble facile pour personne, surtout lorsqu’il s’agit de proposer "une solution concrète" à la crise que vit la partie Nord du pays.

Le contexte du scrutin du 29 juillet 2018 est celui où le nord et certaines localités du pays sont, depuis 2012, fréquemment ciblées par des attaques terroristes ou des conflits intercommunautaires.

Pour cela, plus de 30 000 hommes ont donc été mobilisés pour la sécurisation du processus (les forces de défense et de sécurité du Mali, les forces internationales, mais aussi les ex-combattants des groupes armés seront déployés sur le terrain).

Le processus doit, en partie, enseigner les dirigeants burkinabè, lorsqu’on sait que le pays se prépare pour sa présidentielle en 2020 et que, depuis quelques années, il est confronté dans sa partie septentrionale à la même crise sécuritaire.

O.L.O
Lefaso.net

Messages

  • Bel article ! Toutes mes félicitations à la rédaction

  • C’est dommage pour l’AFRIQUE. Comment vingt et quatre (24) personnes veulent chacune etre le Président ? N’est-ce pas là la chasse aux mègres ressources pour détourner ? Cela veut dire que ces gens ne pourront jamais s’entendre pour garantire une cohésion sociale aux populations ; chacun y allant pour des intérets inavoués. Comme disait l’autre, "A quand l’AFRIQUE ?"

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