Cité de la diaspora : Les Burkinabè de l’extérieur invités à investir dans l’immobilier

LEFASO.NET | Par Tambi Serge Pacôme Zongo

Publié le mercredi 11 juillet 2018

Cité de la diaspora : Les Burkinabè de l’extérieur invités à investir dans l’immobilier

À quelques heures de l’ouverture du forum national de la diaspora, Paul Kaba Thiéba, Premier ministre burkinabè, a procédé, ce mercredi 11 juillet 2018 à Guiguemtenga, localité située dans la commune rurale de Koubri, à la pose de la première pierre de la cité de la diaspora. C’était en présence de Maurice Dieudonné Bonanet, ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat ; et du ministre de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur, Paul Robert Tiendrébéogo.

1 000 logements et des infrastructures d’accompagnement notamment des écoles, des espaces verts, des centres de santé…sur une superficie d’environ 100 hectares au profit de la diaspora burkinabè. C’est ce que veut réaliser le ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat et celui de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur, à travers le projet de construction de la cité de la diaspora dont la pose de la première pierre a été faite par le chef du gouvernement burkinabè, Paul Kaba Thiéba.

En effet, c’est sur un site aménagé à Guiguemtenga, localité située dans la commune de Koubri, qu’est prévue la construction desdits logements. A cet effet, le 1er adjoint au maire de Koubri, au nom du conseil municipal et de toute la population, a fait savoir tout son ressenti quant au choix de sa commune pour abriter un tel projet. « C’est une grande fierté d’accueillir la cité de la diaspora », a-t-il affirmé entre autres.

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Maurice Dieudonné Bonanet, ministre de l’Urbanisme et de l’habitat

Maurice Dieudonné Bonanet, ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, qui a prononcé le discours de lancement des travaux de construction, avoue que le projet s’inscrit dans un contexte d’accélération du Programme national de construction de logements sociaux (PNCL). Lequel programme s’inspire du programme présidentiel et de la politique nationale de l’habitat et du développement urbain. Ce lancement, à l’en croire, vise de même, à répondre aux préoccupations formulées par la diaspora à savoir faciliter l’accès à l’immobilier aux Burkinabè de l’étranger.

Par ailleurs, convaincu de l’opportunité que le projet offrira aux populations cibles, celle de posséder un toit décent, il avance : « Elle est et sera une cité d’accueil mais, en aucun cas, une ville-dortoir. L’évolution de la cité se fera dans le respect du patrimoine et des valeurs qui nous ont été transmises, et dans le respect de l’environnement. » Pour terminer, il a rassuré des différentes mesures qui seront prises afin de faciliter l’acquisition en pleine propriété des logements.

Le patron de la cérémonie, Paul Kaba Thiéba, tenant à saluer l’initiative, justifie la construction d’une cité en faveur de la diaspora par la volonté politique du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, de permettre aux Burkinabè de l’extérieur de participer à la construction nationale. Selon le Premier ministre, ce projet s’inscrit aussi dans la politique du gouvernement, celle de « faire en sorte que tous les Burkinabè aient accès à un logement décent ».

Lassina Ouattara, Burkinabè résident au Congo-Brazzaville, qualifie le projet d’acte historique. « Depuis 1960, aucun gouvernement n’a pensé aux Burkinabè de l’extérieur. Pourtant, ces derniers ont, une fois au moins, été escroqués par un proche ou une connaissance dans leur tentative d’acquérir une parcelle ou de construire », s’explique-t-il. Pour lui, cette cité est un grand signe qui montre tout l’intérêt que porte le président du Faso aux Burkinabè de l’extérieur. Et s’affiche surtout comme la concrétisation d’une promesse formulée à leur endroit.

Le projet de construction de la cité de la diaspora ambitionne de réaliser 1 000 logements et des équipements sociaux tels que la maison de la diaspora, des écoles, des centres de santé, des espaces verts, le tout sur une superficie d’environ 100 hectares. Les logements que l’on pourra retrouver sur le site sont des villas pavillonnaires de types F3, F4, F5 économiques à des coûts respectifs de 29 600 000, 36 000 000 et 44 900 000 FCFA, toutes taxes comprises. Les superficies des parcelles vont de 330 m², pour les F3 et F4, à 450 m² pour les F5.

Tambi Serge Pacôme Zongo
Lefaso.net

Messages

  • Tout projet de ce genre une occasion pour certains d’escroquer. J’espere bien que ca serait bien clair

  • C’est trop cher. Puis c’est loin de la ville. Comment rentabiliser un tel investissement loin des clients potentiels. Ne jetez pas votre argent. Les logements, on les veut là où le besoin est. Non merci.

  • Une étude sérieuse a t elle été faite ? L’ impact sociologique a t-il été évalué ?
    Pourquoi isoler et caractériser des gens qui sont déjà isolés dans leurs pays de résidence ?
    Que devient la politique de mixité des logements ?
    Le concept diaspora n’a t-il pas une conception péjorative au Burkina Faso ?
    Si vous repondez sincèrement à ces questions, vous en déduirez que la probabilité d’échec de ce projet est très élevée ; a moins que ce soit encore une action de marketing politique.
    Ceci est la contribution du Penseur
    Sincerely,

  • Cité de la diaspora ?
    Que comprendre vraiment par là ? Une cité uniquement pour les burkinabè de l’étranger ou un mécanisme qui sera mis en place par l’Etat pour sécuriser l’acquisition de logements par les burkinabè de l’extérieur partout sur le territoire national ? Cette compréhension me semble, et de loin, la meilleure. En particulier, lors des opérations de construction de cités ou de lotissement que ce mécanisme permette, en toute sécurité, de les prendre en compte.C’est de loin mieux que de construire une cité autour de Ouaga, réservée à la diaspora. Cela permet qu’ils s’implantent sur tout le territoire national et avec tous les autres burkinabè.

  • Et quand j’affirme que notre probleme principal apres l incivisme, l indiscipline et le manque d ordre c est le fait que nous manquions de conception, on me critique. Nous n avons pas de concepteurs de taille dans la politique de notre pays et c est grave.

  • Internaute N.4 a lu dans mes pensées. J’ajoute qu’il faut éviter la stigmatisation avec l’ appellation diaspora qui sonne comme étranger. Le nom de baptême de la cité peut rester celui du village Guiguemtenga ou quelque chose de plus neutre : amitié, avenir, progrès, fraternité, liberté, solidarité ....

  • L’immobilier au Burkina-Faso c’est de l’arnaque. Ils ont inventé Ouaga 2000 et les rebelles de Côte d’Ivoire + les nouveaux riches ont fait flamber les prix.
    Pas normal qu’un terrain à Ouaga coûte plus cher qu’en CI ou au Sénégal.

    A travail égal on est plus rapidement propriétaire en France qu’au Burkina où les taux de crédit sont 5 à 10 fois plus cher. Donc il faut investir en cash. ça ne s’appelle même pas de l’investissement, c’est de la planque.

    Investissez là où c’est plus rentable, vous pourrez aider vos parents

  • pardon, venez terminer ce que vous avez commencé à Basséko !! Tjrs pas de routes !!!

  • Quelle discrimination !!! En quoi peut-on dire que la construction de cette cité est pour la diaspora ? Ou devons-nous entendre par diaspora, les burkinabè travaillant dans les organisation internationales et régionales ?
    Sinon 36 000 000 n’est pas à la porté de n’importe quel diaspora (selon le sens commun à tous).
    Pourquoi ne pas prévoir des lots de parcelles nues ou des maisons de Type chambre salon pour ceux à faible revenu.

  • huummm comment avoir un quartier spécial pour soit disant diaspo dans leur propre pays, c’est pour qu’ils marient leurs enfants entre eux ou koi ?

  • N’importe quoi ouiii !!!! Diaspora ! Diaspora !!!! Avec élection de la Diaspora, on verra tout !!!! A Diaspora d’être PRUDENT sinon, ils vont laisser leur PEAU !!!! Politicien va manger, promoteur va engranger et vous serez les perdants !!!!

  • On les laisse faire faire. Ils seront diasporas dans leur propre pays.Le ministre Bonne Année a été clair. Ils sont allés chercher l argent nous allons les aide à dépenser. Excusez -moi, voici une citée qui sera visite par les voleurs et les grands bandits donc une zone d’insécurité en plus a côté de Ouagadougou.Gopi, je valide des propos. Que Dieu bénisse le Burkina !

  • Franchement je me demande souvent quelle volonté anime nos décideurs. Est ce que la diaspora ne fait pas parti du Burkina ? Est ce qu’on a besoin de faire d’eux des étrangers dans leur propre pays ? Si seulement ils réfléchissaient davantage avant de poser certains actes.
    Autant dire "la cité des fils et filles étrangers du Burkina".

  • Je suis de la diaspora et ca n’est pas ce que nous avons voulions.
    Nous avons demande un terrain viabilise pour construire nous meme avec un cahier de charge précis. C’est trop cher ce que vous proposez. Je préfère dans ce cas acheter ma parcelle et construire petit a petit plus près de ouaga.
    Merci quand meme pour l’effort.

  • Vaiment ce pays manque cruellement de VISION !!!
    Au lieu de développer des initiatives encourageant l’investissement dans des projets créateurs de richesses, on va encore se lancer dans la féraille et le béton. Du déjà vu..... Investir dans le béton tel qu’ils veulent le faire, c’est moins que ZERO. Car la grande partie de cet argent sera immobilisé (ah, ca s’appelle d’ailleurs investir dans l’immobil...). Je suis Burkinabè résident en Europe. Chers frères et soeurs "Diaspo", si vous avez 30 Mio, ouvrez une entreprise au Burkina et mettez y ce que vous avez appris dans votre (ou notre) "errance". C’est très dur (car j’ai déjà moi-même une entreprise au Burkina et je sais de quoi je parle), mais ca marche... Après les 3 à 4 premières années de "montée de montage" (difficultés dues à la corruption des agents de l’etat et leur incompétance, à la pauvrété de notre pays et enfin à la méchanchété ...), donc après ces difficultés, vous verrez le sommet de la montagne vous permettant d’admirer la belle vallet du Burkina et du monde, en lieu en place de bloc de béton d’une cité fantôme, sans âme.

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