Désignation des membres du nouveau collège des conseillers du CSC : Les associations patronales des médias assument le choix des conseillers

Publié le mercredi 8 août 2018

Désignation  des membres du nouveau collège des conseillers du CSC : Les associations patronales des médias assument  le choix des conseillers

« Les trois représentants des organisations professionnelles des médias au Collège des conseillers [du CSC] n’ont pas été désignés par la présidence du Faso ». C’est la substance de cette déclaration conjointe de l’Association des éditeurs et promoteurs des médias en ligne (AEPML), la Société des éditeurs de la presse privée (SEP), l’Union nationale de l’audiovisuel libre du Faso (UNALFA), l’Union burkinabè des éditeurs de services télévisuels (UBESTV) et Publicitaires Associés. Lisez plutôt !

Dans une déclaration conjointe rendue publique le 1er août 2018, l’Association des journalistes du Burkina (AJB) et le Syndicat autonome des travailleurs de l’information et de la culture (SYNATIC) ont dénoncé, entre autres, « une exclusion des organisations professionnelles les plus représentatives des journalistes » dans le choix des membres du collège des conseillers au Conseil supérieur de la communication (CSC). Les deux organisations dénoncent, dans la foulée, « un processus plus ou moins clandestin » qui est le signe de l’immixtion du politique dans le fonctionnement du CSC.

Surprises par cette déclaration et en tant qu’organisations professionnelles des médias mues par le devoir de vérité et de justice, nous, l’Association des éditeurs et promoteurs des médias en ligne (AEPML), la Société des éditeurs de la presse privée (SEP), l’Union nationale de l’audiovisuel libre du Faso (UNALFA), l’Union burkinabè des éditeurs de services télévisuels (UBESTV) et Publicitaires Associés, tenons à informer l’opinion nationale que les trois représentants des organisations professionnelles des médias au Collège des conseillers n’ont pas été désignés par la présidence du Faso.

Pour l’histoire nous tenons ici à préciser ce qui suit :

1. Nos organisations respectives ont effectivement reçu, conformément à la loi, un courrier de la présidence du Faso daté du 23 avril 2018, nous invitant à désigner les trois représentants des organisations professionnelles des médias pour siéger au CSC. L’AEPML et la SEP devaient désigner le représentant de la presse écrite et en ligne tandis que l’UNALFA et l’UBESTV choisissaient celui de l’audiovisuel. Enfin, Publicitaires Associés se chargeait de la désignation du représentant du secteur de la publicité.
C’est dire donc que les trois représentants ont été désignés par les cinq structures représentant les organisations patronales dans le secteur de la presse écrite et en ligne, de l’audiovisuel et de la publicité. À ce titre, nous assumons pleinement le choix de ces conseillers et nous nous engageons à veiller à ce qu’ils respectent leur serment.

2. Nos organisations n’ont pas trouvé clandestin de la part du président du Faso de leur demander de désigner des représentants pour siéger au sein de l’institution de régulation étant donné qu’au regard de la loi, cette démarche incombe au gouvernement. Du reste, de façon informelle, les responsables de l’AJB et du SYNATIC ont été informés par certains responsables de structures ou des personnes désignées.

3. Nous sommes pleinement engagés dans la bataille pour l’indépendance et la crédibilité de l’institution et avions déjà entamé la réflexion pour une relecture de la loi organique portant organisation et fonctionnement du CSC afin de réduire au maximum les quotas des institutions dans le collège des conseillers. Nous pensons que c’est là que se trouve le vrai combat.
Mais en attendant, nous nous sommes soumis aux prescriptions de la loi. Du reste, nous n’avions pas manqué, à d’autres occasions, d’exprimer nos attentes sur l’impératif de sortir le CSC du bourbier dans lequel les politiques l’ont plongé.

4. Nous avons pris acte de la désignation des six autres membres du collège par le président du Faso, le président de l’Assemblée nationale et le président du Conseil constitutionnel, conformément à la loi en vigueur. Il en est de même de la désignation du président de l’institution.
Nous jugerons sur pièce le nouveau collège et ne manquerons pas, comme à nos habitudes, de dénoncer toute dérive tant dans le fonctionnement quotidien de l’Institution que dans la pratique de la régulation de l’information et de la communication.

En tout état de cause, et sans prétention d’être les organisations les plus représentatives des médias, nous affirmons ici que nous sommes les seules organisations dont les membres sont garants et responsables des contenus des médias et de ce fait, seuls responsables devant le CSC. Et c’est en cette qualité qu’elles ont été invitées à désigner des membres pour siéger au Collège des conseillers.

Tous les professionnels des médias et les observateurs de bonne foi savent que nos organisations ne sauraient être associées à un processus clandestin, encore moins relever d’une quelconque officine politique clandestine ou reconnue. Loin de là !

Sans vouloir engager une polémique inutile et improductive sur des questions aussi fondamentales que la protection et la défense de la liberté de la presse ainsi que l’exercice des métiers de l’information et de la communication au Burkina Faso, l’AEPML, la SEP, l’UNALFA, l’UBESTV et Publicitaires Associés réaffirment l’impératif de resserrer les rangs pour aider le CSC à se mettre debout et à la hauteur des attentes placées en elle.

Le seul combat qui vaille actuellement est d’engager, de mener et de réussir la relecture de la loi organique pour consacrer véritablement l’indépendance, la crédibilité et la légitimité du CSC. C’est à ce prix que nous pourrons garantir une régulation impartiale, transparente et juste de l’information et la communication sur la base exclusive de l’éthique et de la déontologie.

Pour l’AEPML Pour la SEP

Cyriaque Paré, Président Boureima Ouédraogo, Président

Pour l’UNAFA Pour l’UBESTV

Charlemagne Abissi, Président Issoufou SARE, Président

Pour Publicitaires et Associés

Cécile Gouba/Naon, Président

Messages

  • Vous avez notre soutien !

    Ce régime MPP vieille de plus de 30 ans ne pourra pas changer ces anciennes habitudes. Il faut véritablement orthogonaliser le CSC par tous les moyens. Les libertés individuelles et collectives et l’élévation d’une conscience citoyenne passeront par une vraie indépendance de cette organe de régulation !

    Nb : Qui comprend le problème dans l’espace et dans le temps en lien avec le contexte est un homme libre !

  • éééh vous là ne nous prenez pas pour des idiots hein !!!
    On ne boit pas l’eau par les narines ni avec une fourchettes.
    Y a bel et bien copinage waiih !!!

  • Faut pas nous prendre pour bête hein !!! Vous êtes entendu à l’insu des syndicats et autres pour désigner en complicité avec le ministre porte parole du gouvernement les membres et vous nous dites de croire à votre haute bienveillance.

  • Merci aux organisations professionnelles pour ce éclairage !

    A lire les réactions, je fais deux constats :
    — - il y a des gens qui aiment la polémique inutile.
    — - d’autres personnes ont la haine comme seul moteur de leur vie. Une fois qu’ils ont désigné un coupable, rien ne pourra les faire changer d’avis.

    Les faits sont souverains.
    Si vous en avez, publiez-les à la suite des organisations professionnelles. Sinon permettez-nous de lire ce qui est utile.

  • Enfin la vérité. Je savais que cette publication de Ajb et Synatic était du pipo !! Il y a des structures qui ne sont plus crédibles notamment le Synatic, surtout depuis que son SG est allé soutenir le FC sans consulter la base. C’est mieux que les travailleurs du ministère de la communication créé un aure syndicat sinon le synatic va leur faire tout.

  • Enfin les vraies structures concernées par les choses parlent et nous dises la vérité. Merci de nous rétablir la vérité. Sinon Synatic, qui d’ailleurs n’a pas qualité pour parler de choix de membres du Csc nous avait servi du faux. De toute façon c’était pas étonnant car ce syndicat n’est plus crédible. Parce-que les membres ne sont pas issus de vous, alors vous faites de la désinformation !! C’est malheureux. N’oubliez pas que vous n’êtes, d’ailleurs,pas habilité a désigner un membre du Csc. Ce sont les associations habilitées qui, enfin viennent de rétablir la vérité.

  • je pense qu’il y a un problème entre le syndicat des patrons de la presse et le syndicat des employés de la presse. lequel des deux organisations qui doit designer les représentants des professionnels de la presse au sein du CSC ? c’est cette réponse qui pourra mettre fin a cette polémique

    • Tout à fait d’accord avec vous. Qui des syndicats des patrons de la presse et des syndicats des employés sont les plus représentatifs ? Les patrons disent qu’ils sont les seuls garants des contenus. Est-ce vrai dans l’absolu ? Personnellement, je pense qu’il eut fallu un dosage entre les patrons et les employés. D’où l’urgence de la relecture des textes du CSC.

  • Je suppose que "Moi" et " Bantchandi" sont réellement des hommes de presse et partant, ne sont pas sans ignorer que face à certaines situations, la prudence et la retenue s’imposent.
    Personnellement et je ne cesserai de le dire, j’aurais plutot préféré que l’AJB ainsi que le SYNATIC s’investissent pleinement dans d’autres combats qui me semblent prioritaires. A savoir le renforcement des capacités professionnelles et la lutte contre la "perdiémite". Cette ganraine qui s’est malheureusement et confortablement installée dans le milieu sans que cela n’émeuve personne, aussi bien au niveau des dirigeants syndicaux que de celui des responsables d’organes de presse.

    • TAGROU, je ne suis pas un homme de la presse, mais ce que je veux vous faire comprendre, connaissant le Burkunabè, contestataire, ça coûtait quoi aux patrons de presse d’associer et de leur faire part à titre informatif, ça évite les guéguerres. Si le SYNATIC et l’AJB se plaignent c’est qu’auparavant en république de Gondwana sous le régime défunt d’ex président fondateur maintenant exilé ça se faisait ainsi. Moi je suis dans une démarche ironique pour que les uns et les autres recherchent un compromis pour que tous comprennent la légalité et travaillent à combler les insuffisances des textes. même si vous êtes légitimes le fait de travailler en secret sans impliquer souvent ça donne l’air suspicieux.

  • Pauvre Burkina
    A tous les niveaux des divisions. Tout cela arrive parce qu’on assoie pas un systeme de gouvernance claire basé sur des principes clairs que tout le monde doit respecter.
    Tant qu’on va continuer à prendre des décisions dans son seul interet personnel il sera très difficile pour la nouvelle generation de construire la solidarité .
    Changeons de mentalité !

  • Eh les journalistes soyez sérieux et sincères. Quand ce n’est pas un de vos éléments qui est désigné alors c’est pas bon ? ayez pitié de vous même !

  • Reporters du Faso au sujet de la nouvelle équipe du CSC, nos droits ont été piétinés.

    L’association « Reporters du Faso » prend acte de l’installation officielle de la nouvelle équipe du Conseil Supérieur de la Communication (CSC). Cependant, elle regrette la dynamique enclenchée, depuis la relecture de la loi organique concernant cette institution, qui a consisté à exclure du processus les organisations professionnelles majeures des médias. L’association « Reporters du Faso » a toujours été associée aux choix des représentants des médias dans des structures comme le Conseil Economique et Social (CES), le Conseil Supérieur de la Communication (CSC), et même que sous la Transition, elle a été consultée pour la désignation de deux représentants au Conseil National de la Transition (CNT). C’est donc avec regret, qu’elle constate que la règle a changé et que des représentants des organisations professionnelles des médias ont été désignés, en catimini, au nom des associations dans ce nouveau conseil, alors que la loi nous conférait le droit d’être associé au processus de désignation. Qui a foulé aux pieds les droits des organisations professionnelles des médias et à quelles fins ? Sans en faire une affaire dirigée contre les élus de la nouvelle équipe du CSC, nous protestons contre la méthode que nous considérons comme un passage en force, signe d’un recul démocratique. « Reporters du Faso » en appelle au respect des textes, qui donnent le droit aux associations de se concerter pour désigner leurs représentants dans ces structures républicaines.

    Ouagadougou le 06 Août 2018

    Le président

    Charles KIENDREBEOGO

  • Avez-vous déjà vu des individus comme les zaglas rentrer dans une équipe quand il y a transparence ? . l’hyène investit toujours le village à la tombée de la nuit, jamais le jour ! Nom d’un Duc, « A ZAGLA RAMB Lé WAAMIN ».

  • Le reporter du Faso !! C’est quoi ça encore ? Chacun se lève et créé une chose appelée association et veut empêcher les honnêtes citoyens de respirer ! Respecter les gens !!

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