4e revue annuelle de l’UEMOA : Le Burkina Faso passe à la loupe des experts de la commission

LEFASO.NET | Par Tambi Serge Pacôme Zongo

Publié le mercredi 8 août 2018

4e revue annuelle de l’UEMOA : Le Burkina Faso passe à la loupe des experts de la commission

Les travaux de la 4e revue annuelle des reformes, politiques, programmes et projets de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) au Burkina Faso se sont ouverts, ce mardi 7 juillet 2018, à Ouagadougou. Pendant trois jours, la performance des Etats membres, notamment celle du Burkina Faso, dans l’application des réformes communautaires sera évaluée afin de relever les résultats atteints et les difficultés rencontrées.

72 heures, c’est le temps indiqué pour la durée des travaux de la 4e édition de la revue annuelle des reformes, politiques, programmes et projets de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) au Burkina Faso. En effet, trois jours durant, soit du 7 au 9 août 2018, il sera question, pour les experts et points focaux nationaux issus de différents ministères (Santé, Éducation, Finances, etc.), ainsi que l’équipe technique de la Commission de l’UEMOA, de passer en revue la mise en œuvre des textes communautaires au Burkina Faso ; ce, après la revue du Togo, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée Bissau et du Niger.

Dit autrement, il sera question « de regarder ensemble, l’application des textes communautaires, c’est-à-dire, leur adoption et leur transposition dans la législation nationale. Egalement, il s’agira d’examiner la mise en œuvre des programmes et projets soutenus par la commission de l’UEMOA au Burkina Faso », a expliqué le chargé de mission du président de ladite commission, Clément Sékongo.

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Clément Sékongo, chargé de mission du président de la commission de l’UEMOA

« Cette édition 2018 permettra de relever les résultats atteints et les difficultés auxquelles les Etats membres sont confrontés afin que des solutions idoines soient apportées dans le but d’améliorer la compétitivité de nos économies et leur potentiel de croissance économique », a ajouté Clément Sékongo, au titre des objectifs globaux de la revue technique 2018.

Abraham Ouattara, directeur général du trésor public et de la comptabilité publique, représentant du ministre de l’Économie, des Finances et du Développement, est revenu sur l’intérêt de cette revue annuelle pour le Burkina Faso. « La revue annuelle est un moment déterminant pour notre pays qui sera évalué sur ses capacités de prise en compte des réformes, des politiques, des programmes et des projets de l’UEMOA et sur la célérité de leur mise en œuvre », a indiqué Abraham Ouattara.

Désormais, fait-il en outre savoir, en se référant à la nouvelle méthodologie de revue appliquée au cours de la revue de 2017, l’attention sera portée sur l’effectivité de la mise en application de certaines dispositions particulières des actes communautaires à évaluer, et non plus seulement sur l’acte lui-même considéré de façon globale.

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Abraham Ouattara, directeur général du trésor public et de la comptabilité publique(au micro)

« Les résultats de ces importants travaux donneront lieu à un mémorandum, qui sera soumis à l’examen des ministres à l’occasion de leur rencontre pour le volet politique de la revue annuelle, en présence du président de la commission de l’UEMOA. Par la suite, les conclusions de ce mémorandum seront portées à l’attention du Premier ministre (superviseur de la revue), puis feront l’objet d’une présentation devant les chefs d’Etat et de gouvernement », a rappelé Ouattara, avant de finalement déclarer cette édition 2018 ouverte.

Pour rappel, la revue annuelle, instituée par acte additionnel grâces aux efforts et la volonté de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UEMOA, est destinée à accélérer l’application des réformes, politiques, programmes et projets communautaires au sein de l’institution.
En d’autres termes, elle vise à identifier et anticiper les facteurs à même de constituer une difficulté ou atténuer l’efficacité des reformes et projets communautaires, mais aussi à donner une plus forte impulsion politique au processus d’intégration régionale dans l’espace UEMOA.

Tambi Serge Pacôme Zongo
Lefaso.net

Messages

  • parlez du fonds commun si dans les autres pays de l uemoa les financiers en beneficie pas il faut la supprimé au Burkina dans le cas contraire nous allons donner raison au grévistes financiers car les gens on a mare du mouta mouta du gouvernement

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