Intronisation d’un Chef de terre (Tengsoba) à Manéga : Quand la mort côtoie la vie

Publié le vendredi 10 août 2018

Intronisation d’un Chef de terre (Tengsoba) à Manéga : Quand la mort côtoie la vie

Au Palais coutumier de Manéga, la cité de Maitre Titinga Frédéric PACERE (Naba PANANTUGRI), à une cinquantaine de km au Nord de Ouagadougou, a eu lieu, mardi 31 Juillet 2018, un Rituel sacré et secret des Traditions : l’intronisation d’un Chef de Terre (Tengsoba). Un fait qui n’arrive pas tous les jours et qui paraît d’intérêt, surtout pour les observateurs non imprégnés des pratiques traditionnelles.

La cérémonie d’intronisation comme Chef de terre a concerné le patriarche octogénaire Sawadogo Manegdo du village de Sanmissi, à 15 km de Manéga, dans la pure tradition secrète des tenants du Pouvoir de Manéga et ceux du village des Younyossé (les maîtres des vents, des tempêtes, des saisons et de la terre). Et comme on le dit, dans les tréfonds du secret, « ceux qui savent, ne parlent pas et ceux qui parlent, ne savent pas » !

Mais conscient et convaincu que « si la Culture se replie sur elle-même, elle finira par disparaître faute de véritables connaisseurs et témoignages, faute de sérieuses relèves », Maître PACERE, défenseur chevronné de la Culture, et par ailleurs Chef coutumier de Manéga, en entente parfaite avec les Younyossé et sa Cour, a ouvert quelques séquences de cette cérémonie au public extérieur, constitué pour l’essentiel de notabilités coutumières et religieuses, de professeurs et enseignants universitaires, d’étudiants et bien sûr de la Presse.

Mais ces convives sont tenus à l’écart du groupe des initiés en charge de conduire les rites. Dès lors, les choses sérieuses pouvaient commencer ! Cependant, une inquiétude hantait visiblement le milieu du chef de Manéga : « et si la pluie venait à perturber la cérémonie ? ». Et le futur Tengsoba de rassurer : « foi de mes ancêtres consultés l’avant-veille, la pluie ne se déclencherait qu’après la Cérémonie, dès que j’aurais quitté le Palais de Naba Panantugri ». Et c’est cela qui s’est produit, à la surprise de tout le monde !

Pour la cérémonie proprement dite, on se croirait dans un autre monde, le monde de l’ineffable. En effet, la délégation de Sanmissi, avec en tête le futur Chef de terre, est arrêtée en un lieu (fixé depuis 1000 ans), à environ 300 m du Palais. Et tout à coup, on entendit un vrombissement, puis un hurlement, des cris rituels, des rythmes de tam-tams et de flûtes. Ce rituel annonce l’entrée du futur Tengsoba à Manéga ; avec interdiction formelle à toute personne de « couper le passage de la délégation ».

Il est surtout interdit de passer de la droite vers la gauche du cortège. Et pour cause, le fétiche dénommé « KOUKOURI », porté à l’épaule gauche du futur Chef de Terre, et le « RAYAGRE » porté à l’épaule gauche d’un dignitaire, ont le pouvoir mystique de « tuer à distance tout imprudent qui s’aventurerait à enfreindre à l’interdit ».
Par extension et selon les croyances du terroir moagha, « la partie gauche de la chaussée est de nocivité extrême ; la partie gauche du sentier est donc une zone de la mort ».Toute la population et les invités présents à la cérémonie d’intronisation ont été avisés de l’interdit de traverser le cortège. Même les fous ne s’aventureraient pas !

A une centaine de mètres de l’entrée du Palais, nouvelle interdiction : « personne ne bouge de sa place » jusqu’à ce que la délégation de Sanmissi s’engouffre dans le Palais, par la porte centrale (le Samandé ou Cour extérieure) et qui fait face à l’ouverture de la Case des morts du Palais. Le cortège avec ses fétiches est accueilli et invité à s’asseoir au fond droit de l’espace de la Cour extérieure (Samandé).

Puis un silence absolu s’en suit, interrompu par moments par le hurlement des tam-tams parleurs de la Cour de Naba Panantugri. L’atmosphère est lourde et pesant ! Mais le Rituel est solennel et vaut la peine d’être vécu.

Le poulet du grand fétiche a parlé

La sortie de Naba Panantugri au lieu de la cérémonie est annoncée subitement par un terrible coup de canon à faire vibrer le Palais et tous ses occupants. Passé l’instant de la frayeur, tout le monde se met débout ; les tam-tams parleurs résonnent de plus bel, chacun selon son rythme et ses paroles.

Enfin apparaît Naba Panantugri, tout de grand boubou vêtu et encadré de soldats traditionnels bardés de fétiches, d’amulettes et d’armes (sabres, lances…). Un temps après, et sur signal du Baloum Naba, (l’intendant du Palais), tout le monde est invité à s’asseoir, après que le Naba se soit assis sur son « Pouf » et sur ordre du même Baloum Naba.

C’est alors que le Nakombs-Naba (Premier Ministre de Manéga) s’avance, son bonnet et son sabre en main, accompagné de ses 29 ministres nommés par le Naba pour l’administration de Manéga. Ensemble, ils se prosternent, saluent en parfait rythme le Naba qui demande à son Premier ministre l’Ordre du jour de la Journée.
Le Premier Ministre annonce qu’après le décès du Chef de terre de Sanmissi, la population sollicite, comme cela est prescrit par les Coutumes qu’on puisse pourvoir au remplacement du Chef de terre défunt. Le prétendant à cette responsabilité est Sawadogo Manegdo, âgé de 88 ans et apte, selon la population, à diriger les Younyossé.

Après cet exposé fait au Naba, les ministres de la Cour se retirent sous le Préau des dignitaires. A la suite, le futur Tengsoba de Sanmissi et son aéropage (Fétiches et accompagnants) s’approchent du Naba, mais pas de trop près ; ils font véritablement peur. Après les salutations d’usage ponctuées de remise de cadeaux (argent ne dépassant pas 1000 FCFA, colas et un poulet), le Naba se réfère à ses dignitaires, notamment ses ministres pour avoir leur position afin de pouvoir prendre sa décision.

Après s’être assuré que « tout est conforme aux prescriptions de la Coutume depuis 1000 ans et que le prétendant actuel à la responsabilité de Chef de terre n’a jamais été pris à défaut dans le respect des Coutumes et de la morale publique », la décision de Naba Panantugri tombe : « ce doyen mérite d’être consacré Chef de terre (Tengsoba) de Sanmissi ». Il donne alors l’ordre au doyen d’avancer, mais toujours à bonne distance, car on craint beaucoup les Younyossé.

En réaction à l’ordre du Naba, le doyen de Sanmissi avance légèrement avec sa hache sacrée ; on fait déplacer le fétiche (un long bâton avec au bout une grosse boule, description du non initié que je suis).

Au nom des ancêtres, et dans un langage un peu particulier que rare de non-initiés arrivent à déchiffrer, Naba Panantugri « installe Sawadogo Manegdo nouveau Tengsoba de Sanmissi » et dote le récipiendaire d’un certain nombre d’attributs : un bonnet tout blanc ; une couverture rituelle « qui est et sera le seul vêtement du Tengsoba, qui ne portera rien sous elle, pas même un cache-sexe » ; un grand bonnet conique (appelé couramment chapeau de Saponé) et la sacoche sacré des Younyossé (Korgo).

Tous ces attributs sont caractéristiques de symboles. En effet, le bonnet blanc symbolise « l’amorce de la fonction de dignitaire suprême de son milieu, le milieu des Younyossé de Sanmissi ». La couverture est à deux couleurs : « le noir qui symbolise la nuit et l’au-delà ; et la couleur dominante le blanc qui symbolise la lumière, c’est-à-dire la vie actuelle, la vie terrestre ». De par cet attribut, le Chef de terre quitte le terrain des hommes pour celui des esprits, des êtres de l’au-delà. D’où le respect sacré qu’on lui doit et en contrepartie, sa fonction de sagesse et de bonne gouvernance qu’il incarnera en être exceptionnel et surnaturel.

Le grand bonnet conique ou chapeau de Saponé, lui sert d’ombre et de couverture de la tête et du visage jusqu’aux yeux, pour être à l’abri des regards indiscrets de distinction et de reconnaissance de son identité. Aussi bien la couverture que le chapeau « sont truffés de cloches et clochettes à signaler la présence dans l’espace, la présence du Tengsoba, et à imposer à toute le monde de s’éloigner car c’est un danger de mort ». Pour ce qui est de la sacoche sacré ou Korgo, il lui a été offert pour servir de contenant « des fétiches à pouvoir tuer des gens, les ennemis même, à distance ».

Arboré de ses attributs, le nouveau Tengsoba, sur ordre de Naba Panantugri, se lève enfin pour décliner les trois noms par lesquels il entend désormais être reconnu et appelé dans la société. La main gauche posée sur le grand Fétiche (KOUKOURI) et la hache sacrée ou TOABGA à l’épaule gauche, le nouveau Tengsoba confie ses trois devises. En traduction simple, sa première devise renvoie au vent maléfique et dévastateur des ennemis ; sa deuxième devise est un remerciement et une reconnaissance à tous ceux qui l’ont aidé à accéder à cette fonction de Chef de terre ; et sa troisième devise est tout un programme de travail, fait d’espérances de construction du nouveau Tengsoba, sous fonds de bonnes pluviométries aux fins de bonnes récoltes.

Alors qu’on croyait la cérémonie à sa fin, que quelqu’un apporta au nouveau Tengsoba un poulet. C’est le moment pour lui d’entrer en contact avec ses ancêtres. Le poulet est immolé sur le grand fétiche et lâché à son triste sort sur l’air de la cérémonie. Pour les initiés, selon la position du poulet immolé, le nouveau Tengsoba saura si son intronisation est acceptée des ancêtres ou pas.
En effet « si le poulet immolé sur le Fétiche tombe sur le ventre, il y a refus des ancêtres ; s’il tombe sur le côté, c’est qu’il y a un problème (mais lequel ? L’immolation d’un ou d’autres poulets s’impose) ; par contre si le poulet tombe sur le dos, les ailes ouvertes vers le ciel, il y a approbation totale des ancêtres sur le mandat du nouveau Tengsoba ».

En attendant la réaction du poulet, c’est le silence dans l’assistance. Tous les regards sont maintenant rivés sur le poulet qui se débat tout seul au milieu de la foule. Puis, après plusieurs sauts sur le sol, devant le public, le poulet immolé sur le grand fétiche s’éleva et tomba devant l’officiant (le nouveau Tengsoba), sur le dos, ouvrant ses ailes et sa poitrine vers le ciel couvert déjà de nuages. La cour du Palais de Naba Panantugri se couvrit alors d’acclamations, de cris et hurlements de joie. L’intronisation du nouveau Tengsoba est du goût des ancêtres. Mieux, disent les notables, « son mandat sera couronné d’abondance et de paix ».

Du côté de la rangée des universitaires qui ont suivi avec beaucoup d’attention cette séquence particulière, s’éleva une voix : « ça c’est la Culture ; c’est surprenant ; vive la Culture ; si ça pouvait être connu, préservé, enseigné ; ce sont des valeurs de cohésion sociale, de gouvernance, de paix… Peut-on consigner cela pour enseignements aux générations actuelles et montantes ! ».

Le lourd canon tonna à nouveau, entrainant la frayeur dans l’assemblée. Puis Naba Panantugri se leva pour se retirer dans son Palais, en précisant qu’il ressortira peu après pour répondre aux préoccupations ou interrogations de ceux-là qui souhaiteraient avoir plus d’explications sur l’ensemble du rituel.

Bref, ce fut une journée riche en enseignements, en révélations et en valeurs de société moulée dans la tradition du terroir moagha. Fin de la cérémonie !
Et comme prédit au départ par le futur Tangsoba, « une pluie forte et inattendue s’abattit sur le village de Manéga et ses environs », contraignant le tout nouveau Tengsoba à se réfugier à Yarabogo, à 1 Km de Manéga jusqu’au lendemain. Pour cause de pluie ! Mystère de mystères que seuls ces hommes dits des temps anciens, ces hommes des vents et des tempêtes, ont le secret.
C’est un univers où la mort côtoie quotidiennement la vie… Regard d’un simple journaliste qui n’a que deux yeux pour voir, contrairement aux initiés qui en ont trois pour mieux déchiffrer les pratiques des Younyossé.

Sita TARBAGDO (journaliste-collaborateur)
Photos : Michel PACERE

Messages

  • Bon travail mes chers journalistes. Vaut mieux valoriser la culture que d’ecrire des mensonges à tout vent.
    Felicitations !! Continuez pour la culture ne se perde pas totalement.

  • J’y étais. très bel article. Est-ce le même sita de sidwaya, entre autre ? Connaissant un petit peu les coutumes, j’avais dit a mon voisin qui s’inquiétait quand les nuages s’amoncelaient qu’il ne pleuvra pas avant la fin de la cérémonie. Mais après il y aura une forte pluie. Oh ! Le tengsoba sebgo ! (Une violente tempête s’abat sur le village, que la vielle femme qui porte un pagne (sans dessous) se cherche au lieu de vouloir protéger sa farine. Car si le vent ne caresse pas les seins flasques il caressera les poils du pubis. (Mort de rire, oh les vieux espiègles) ! !

    Le tengsoba a été jugé digne de la fonction parce qu’il n’a jamais été pris a défaut sur la morale publique. Il a prêté serment la main sur le fétiche. Et il sait a quoi il s’attend s’il n’a pas une conduite digne après ce serment. Dommage que les dirigeants actuels prêtent serment sur la Constitution, la Bible, le Coran et c’est quand ils respectent ce serment que c’est un événement. Dommage !!!

    • André Eugene Ilboudo de Saponè, merci pour ce témoignage, car a l’enterrement de ma mère bien aimée, un mois de Mars en pleine saison sèche, il y eu une mystérieuse pluie qui arrosa sa cérémonie, et qui a surpris toutes et tous les participants. C’est pourquoi je ne manque jamais de dire que la culture est la seule valeur pour identifier tout un peuple. Et ceux qui sont les porteurs de ses valeurs culturels sont nos chefs coutumiers, dont leurs continuités des coutumes de l’ancêtre au grand-père, allant au père en fils, restent une référence de notre jeune démocratie qui cherche son vrai chemin. Bravo a cette intronisation, et bon vent a l’intronisé.

    • de fois c’est le non respect de la constitution qui est glorifié. exemple du putsch militaro-civil du 30/10/14 à l’issu duquel un CNT illégal avec des lois ségrégationnistes a été mis en place et ceux qui ont mis le pays à sac, à feu et à sang bombardés héros ; ceux qui défendaient les institutions de la république bannis. ce qui fait que si l’opposition décidait de marcher aujourd’hui sur Kossyam pour dire non au code électoral, il n’y aura pas un seul FDS défenseur des institutions qui pourra l’empêcher ; jurisprudence insurrescroquienne oblige.

    • Je valide avec Monsieur ILBOUDO de Saponé que c’est ainsi le vrai serment que certains de nos politiciens et autorités vereux n’ont jamais respecté de leur vie, ignorant que la valeur d’un serment est sacrée. C’est ainsi qu’ont les voit sombrer à un certain moment et ils oublient que c’est le fait du non respect de leur propre serment.

    • Monsieur ka, votre mère est certainement une nyonnyonga comme la mienne. Première fille de son père, patriarche de son clan, un peulh, parent a plaisanterie de ma mère, a traité un jour ma mère de "kavonre", (vaurien). Et ma mère de dire mais toi verras le trou ce soir. La nuit, la seule case du peulh a été décoiffée la veille de noël par un vent venu d’on ne sait ou ? Et ma mère de m’envoyer le matin de bonne heure demander à son " rakyan" ( son parent a plaisenterie) si vraiment elle est une vaurienne ? Et le peulh de dire " a ya pug yoogo". C’est une mauvaise femme !

    • André Eugéne Ilboudo : Je confirme, ma mère vienne d’une famille très réputé des Younyossé, dont on ne badine pas avec leur continuité des coutumes. Je me rappelle dans ma jeunesse, quand on rendait avec ma mère dans son fief pour des visites ou les fêtes des récoltes, et autres cérémonies, et à chaque sortie sacrée des totems dans ce village, personne ne mettait nez au dehors que les initiés qui ne craignaient pas la mort. D’ailleurs rien n’a changé de nos jours chez mes oncles Younyossé, ils ont su conservé leur continuité des coutumes.

  • Sincères félicitations à ce stagiaire dont la description colle parfaitement à la réalité. Vive la culture et longue vie au chef de Manéga et au nouveau chef de terre de Sanmissi. Plein succès à ces hommes qui n’hésite pas à promouvoir la vraie culture au profit des nouvelles générations qui n’ont souvent pas l’occasion d’en savoir l’importance sur notre société. Je suis vraiment très ravi que le chef de terre soit une personne agée qui n’utilisera pas les sacrés puissants pouvoirs des "Youniossé" qu’à des fins utilitaires et justes comme récommande la coutume. Vive la culture car "un peuple sans culture est un peuple perdu"

    • Si avec "stagiaire" vous faites allusion au journaliste, c’est que vous vous trompez. Vous le qualifiez de "stagiaire" peut être parce qu’il a signé "journaliste collaborateur" ou parce qu’il a indiqué en ralation aux traditions "non-initié". Non non : Sita est un des doyens dans le journalisme Burkinabè. Toujours percutant aussi bien dans le style, la fidélité aux faits ainsi qu’à la maîtrise de la langue. Il est un des formateurs qui ont malaxé mes premiers pas en journalisme.

    • Si avec "stagiaire" vous faites allusion au journaliste, c’est que vous vous trompez. Vous le qualifiez de "stagiaire" peut être parce qu’il a signé "journaliste collaborateur" ou parce qu’il a indiqué en ralation aux traditions "non-initié". Non non : Sita est un des doyens dans le journalisme Burkinabè. Toujours percutant aussi bien dans le style, la fidélité aux faits ainsi qu’à la maîtrise de la langue. Il est un des formateurs qui ont malaxé mes premiers pas en journalisme.

  • Très bel article de non initié.
    le sacré doit rester sacré sinon il n’est plus sacr騠?

  • C´est le genre d´articles que l´on peut lire et relire...et toujours avec plaisir ! Merci Madame pour ce beau récit.

  • Toute mes félicitations au journaliste et au chef de Manéga. La chefferie coutumière devraient jouer ce rôle de transmission des savoir ancestraux. Malheureusement, aujourd’hui, leurs implications au niveaux politique leurs fait perdre tous ce qui peut être encore appelé valeur. On n’a des chef qui ignore le nom de leurs ancêtres. Et c’est bien dommage

  • J’ai aimé le récit, en général, du journaliste et la tenue de pareille cérémonie. Nos traditions millénaires sont les seuls boucliers qui peuvent nos sauver dans cette vie et l’autre monde. Juste une petite remarque : J’ai senti un ton anxiogène dans l’article, ce qui est normal d’un NON initié, mais cela témoigne que nous, notre jeune génération, est en train de louper un pan entier de nos traditions, l’initiation. Comment peut-on remédier à cela ? Il faut que collectivement, nous arrivons à instituer l’initiation à nos traditions à nos enfants. C’est la seule voie, à mon sens, pour construire de nouvelles générations de Burkinabé et d’Africains conscientes de leur mission et armées pour le combat afin d’assurer notre place dans le concert des nations.

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