Nouveau code électoral burkinabè : L’Ambassadeur Mahamadou ZONGO poursuit sa série d’échanges avec ses compatriotes de Côte d’Ivoire

Publié le mercredi 15 août 2018

Nouveau code électoral burkinabè : L’Ambassadeur Mahamadou ZONGO poursuit sa série d’échanges avec ses compatriotes de Côte d’Ivoire

Après sa rencontre du 08 juillet 2018 avec une délégation du Chef de file de l’Opposition burkinabè en Côte d’Ivoire (CFOP-CI), S.E.M. Mahamadou ZONGO, Ambassadeur du Burkina en Côte d’Ivoire, a rencontré ce mardi 14 août 2018, une cinquantaine de leaders des associations et de la communauté burkinabè vivant à Abidjan. A l’ordre du jour, des informations relatives à l’adoption du nouveau code électoral burkinabè, les préoccupations de la communauté de la communauté et les questions diverses.

A l’entame des échanges, l’Ambassadeur Mahamadou ZONGO, assisté du Consul adjoint, gérant intérimaire du Consulat général du Burkina à Abidjan, M. Idrissa SOULAMA, et du Ministre Conseiller de l’Ambassade, M. Jean Kléna OUATTARA, a campé le décor en présentant les vertus du dialogue autour des divergences sur un sujet donné. « Personne n’a le monopole de la vérité, et c’est pourquoi, il faut privilégier les échanges en respectant les différences de vues. » Le décor ainsi campé, l’Ambassadeur ZONGO a déroulé les points inscrits à l’ordre du jour : le vote de la diaspora burkinabè à la présidentielle de 2020, les documents de votation (Carte nationale d’identité burkinabè « CNIB » et passeport burkinabè ordinaire), les lieux de vote et le dispositif de délivrance massive des CNIB, etc.

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Quelques leaders des associations

En guise d’introduction, l’Ambassadeur Mahamadou ZONGO a indiqué que la Représentation diplomatique et consulaire exécute les décisions et lois prises par les autorités du Burkina Faso. Aussi, l’initiative de la rencontre d’échanges avec les leaders de la communauté a pour objectif principal de donner des éclairages en vue de lever toutes les équivoques possibles sur la carte consulaire burkinabè qui n’a pas été retenue parmi les documents de vote.

Ces éclairages ont porté sur le caractère biométrique, fiable et sécurisé de la carte consulaire délivrée par les Consulats du Burkina Faso en Côte d’Ivoire ; la reconnaissance de la carte consulaire burkinabè par les autorités ivoiriennes ; et enfin, le rapport entre la carte consulaire et la question de la nationalité burkinabè.

Si pour établir la carte nationale d’identité burkinabè (CNIB), il est demandé à tous ceux qui sont nés à l’étranger de fournir un certificat de nationalité burkinabè délivré par un juge burkinabè, ce n’est pas la même exigence qui est demandée pour établir la carte consulaire burkinabè pour ceux qui sont nés à l’étranger. Autrement dit, les documents exigés pour l’établissement des deux pièces d’identité (CNIB et carte consulaire) diffèrent lorsqu’on est né à l’étranger ou au Burkina Faso.

Personnel diplomatique et consulaireA cet effet, l’Ambassadeur ZONGO a rappelé la déclaration sur la question du Ministre des Affaires étrangères, Monsieur Alpha BARRY. Etant également né en Côte d’Ivoire, l’Ambassadeur Mahamadou ZONGO a expliqué à l’assistance (il a brandi une copie de son certificat de nationalité voltaïque d’alors) qu’il lui a fallu d’abord établir le certificat de nationalité de son père ou de sa mère afin de pouvoir établir son propre certificat de nationalité burkinabè.

A l’issue de son exposé, la parole a été donnée aux leaders de la communauté burkinabè. De nombreux leaders d’associations ont exprimé avec force leurs frustrations quand de hauts responsables du pays tiennent des propos sur les chaines de télévisions qui peuvent laisser croire qu’il y a des doutes sur leur nationalité ou sur la fiabilité de leurs documents d’identité. D’autres leaders ont sollicité la diligence de S.E.M. le Président du Faso.

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Photo de famille à l’issue de la recncontre

Enfin, presque l’unanimité des intervenants a apprécié positivement cette initiative de l’Ambassadeur Mahamadou ZONGO, et souhaité que de pareilles concertations se fassent le plus rapidement possible.
Se saisissant de cette recommandation, l’Ambassadeur ZONGO a rappelé la création d’un cadre de concertation consulaire prévu pour être le lieu d’échanges et de communication permanents entre la communauté et la Représentation diplomatique.

Comme avec le CFOP-CI, l’Ambassadeur Mahamadou ZONGO a recommandé à ses compatriotes les vertus du dialogue et de la concertation. Il a demandé aux leaders de la communauté qu’on lui remette un document synthétisant les préoccupations pour transmission à qui de droit au Burkina Faso.

Issouf ZABSONRE
Attaché de presse
Ambassade du Burkina
Abidjan

Messages

  • L’exécutif a refiler la patate chaude à l’ambassadeur en Côte d’Ivoire, même Mr TRANQUILOS n’a pas daigné se pointer pour un grand orale avec ses compatriotes. TRANQUILOS a mouillé ou du reste veut prendre le pouls avant toute aventure en Côte d’Ivoire. Abidjan n’est pas Ouagadougou où on parle yada yada. CNIB ou passeport, no problème rapprocher l’électeur du lieu de vote. Comme au Burkina Faso nous sommes résolument à la pointe des NTIC, les inscriptions se ferons par SMS et le choix des lieux de vote seront déterminé par le taux d’inscription. Quand on est tranquilos, on est serein quelque soit la multiplicité et la quantité des sites de vote.

  • Une seule femme présente et vous parlez de frustration. Vous nous frustrée. Reconnaissez que c’est la première fois que vous vous agitez pas pour voter mais sur les propos au sujet de la carte consulaire. Cette carte sert ce qu’elle représente mais pas un document prouvant que le détenteur est Burkinabè, c’est clair et net.

  • Le passeport est un document pour voyager et ne prouve pas la nationalité du détenteur. Je rappelle que gbagbo ADO ainsi que IB ont été bénéficiaires du passeport voltaique. Les pièces exigibles devraient être :la carte consulaire ou le passport avec le certificat de nationalité joint,la CNIB doivent être fournis pour pouvoir bénéficier d’une carte d’électeur et être inscrit sur la liste électorale. En tout état de cause,il faut 1)justifier sa nationalité burkinabe et 2)disposer auprès de la ceni d’une carte d’électeur pour pouvoir voter.La CENI ne doit surtout pas délivrer des cartes d’électeurs sur la seule base du passeport ou carte consulaire mais exiger chaque fois en plus le certificat de nationalité pour justifier qu’on est vraiment burkinabe. Tout ce bruit est inutile parce que les paweto ne vont pas abandonner leurs champs ,parcourir des centaines de km pour juste voter pour des ventrus.

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