Festival Faso Tag : la culture burkinabè célébrée en Allemagne

Par Wendpanga Eric Segueda, Collaborateur

Publié le mardi 4 septembre 2018

Festival Faso Tag : la culture burkinabè célébrée en Allemagne

Comme il fallait s’y attendre, la ville de Bonn a vibré, le samedi 1er septembre 2018, au rythme du festival Faso Tag. Organisé sous la houlette de l’association Kulturbrücken Kiiba e.V., ce festival a connu la participation de Burkinabè de plusieurs coins de l’Allemagne ainsi que de personnes de diverses autres nationalités. C’était l’occasion pour les Burkinabè de se ressourcer dans leur culture. Aussi le festival s’est voulu un pont entre les cultures ; toute chose qui a contribué à stimuler l’engagement de toutes parts pour le Burkina Faso. Au menu : sketch, apprentissage de langue, film documentaire sur le secteur de la transformation agro-alimentaire, panel sur les expériences de différentes ONG, bilan du forum national de la diaspora burkinabè, défilé de mode et concert live.

Il était 12h lorsque le programme a commencé avec des ateliers d’apprentissage d’expressions et mots en dioula et mooré au public adulte ainsi que des ateliers de sketch et de dessins à l’intention des enfants. Tous de pères et/ou de mères burkinabè, les enfants ont reflété l’image qu’ils ont du Burkina Faso à travers des dessins. Ils ont également préparé un sketch sur la princesse amazone Yennenga qu’ils ont présenté par la suite lors de la cérémonie officielle.

Celle-ci est intervenue vers 14h et demie lorsque Son Excellence l’ambassadeur du Burkina Faso en République fédérale d’Allemagne a fait son entrée dans la salle. En bon hôte, Jul Martin Sanwidi, représentant le comité d’organisation du festival, a d’abord souhaité la bienvenue à l’ambassadeur ainsi qu’au public venu nombreux témoigner sa solidarité au pays des Hommes intègres. Il a souhaité que les Burkinabè s’unissent et s’intéressent aux différents festivals qui s’organisent pour la promotion socio-culturelle et économique du Burkina Faso.

Comme l’indique de nom de son organisation « Kulturbrücken », Jul Martin Sanwidi a par ailleurs invité tout le monde à être des bâtisseurs de ponts culturels. « Que ces instants que nous passons ensemble constituent un pont culturel entre les Africains, entre le Burkina Faso et l’Allemagne et, par extension, entre l’Afrique et l’Europe », a t-il conclu.

L’ouverture officielle du festival a été prononcée par Son Excellence l’ambassadeur du Burkina Faso en République fédérale d’Allemagne, M. Simplice Honoré Guibila. Il s’est d’abord attardé sur les derniers évènements douloureux qui ont endeuillé notre chère patrie tout en demandant au public d’observer « une minute de silence en mémoire des sept éléments de nos forces de défense et de sécurité qui sont tombés sur le champ d’honneur ».

Toujours pour citer l’ambassadeur, il a transmis au public les « salutations fraternelles et amicales du ministre de l’Intégration africaine et des Burkinabè de l’extérieur que les organisateurs ont bien voulu inviter, et qui, malheureusement, pour des contraintes de calendrier ne peut pas être parmi nous ».

Le festival Faso Tag étant à sa première édition l’ambassadeur n’a pas manqué d’adresser des félicitations et des mots d’encouragement aux organisateurs et organisatrices aussi bien de la part du ministre qu’en son nom propre. Faisant cas des différentes initiatives et actions des Burkinabè en Allemagne, le ministre et l’ambassadeur souhaitent qu’il règne la « cohésion et l’unité » entre les tous Burkinabè. « Toutes les initiatives sont bonnes ; toutes les initiatives sont belles, pourvu qu’elles requièrent l’adhésion de tous », a souligné l’ambassadeur.

Le délégué CSBE de la région II, dont fait partie la ville de Bonn, a abondé dans le même sens. Malick Koutou a en effet livré un rapport sur le forum national de la diaspora burkinabè qui a eu lieu en juillet dernier à Ouagadougou. Tout en mettant en exergue l’importance des échanges lors de cette rencontre, il a invité, pour la prochaine fois, à une concertation en amont entre les participant-e(s) de la diaspora en Allemagne pour parler d’une voix commune.

Divers engagements pour une contribution au développement

La cohésion et l’unité recommandées par les autorités sont déjà tangibles. En effet, les structures qui ont sponsorisé le festival sont des entreprises et associations dont les fondateurs sont Burkinabè. IAB, un bureau d’études en génie civil fondé par Passam Tiendrebeogo, est spécialisé dans l’infrastructure communale. L’entreprise fait notamment des études en assainissement, approvisionnement en eau potable, aménagement de terrain d’habitation ou de zones industrielles. Elle intervient également dans les travaux de voirie, d’énergie et de télécommunication.

Toujours dans le domaine de l’infrastructure l’entreprise « Diallo Ingenieurbüro für Gebäudetechnik » est spécialisée dans la technique du bâtiment. Créée par Souleymane Diallo, cette entreprise fait de la consultation, la planification et assure la direction de travaux dans diverses disciplines techniques rencontrées dans le bâtiment telles que la ventilation, les installations d’assainissement ainsi que les systèmes thermique et gazier.

Quant à l’entreprise Somlare Fruits fondée par Eric Yanna, elle importe des fruits du Burkina Faso vers l’Allemagne, participant ainsi d’une manière considérable à la promotion des produits provenant de la transformation agroalimentaire biologique au Burkina Faso. Inutile de dire que cette activité commerciale contribue à l’amélioration de vie des personnes qui travaillent dans la transformation agroalimentaire au pays. Foi du fondateur de Somlare Fruits, les bénéfices de ce commerce sont réinjectés dans des projets sociaux au Burkina Faso touchant surtout l’éducation et la santé.

Quant à l’association BUSPAD, elle n’est plus à présenter. Regroupant en son sein des étudiants et anciens étudiants burkinabè en Allemagne, elle mène de nombreuses actions au profit de la mère patrie entre autres dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’environnement. Enfin l’association « Kulturbrücken kiiba », hôte de ce festival, œuvre dans le sens du dialogue culturel entre les peuples. Au Burkina Faso, elle s’investie entre autres dans l’alphabétisation des femmes, la sensibilisation sur la santé ainsi que dans la construction d’un futur orphelinat.

Ces sponsors ont pris part à un panel d’échange d’expériences avec d’autres structures germano-burkinabè telles que l’association « Piéla-Bilanga Ochsenhausen », l’association « Kindern Zukunft geben e.V. », l’association « Enfant pour un lendemain meilleur » et l’association « Aide aux enfants défavorisés ». Des échanges, il ressort que beaucoup d’initiatives sont menées au Burkina Faso, telles que la construction d’écoles, des soutiens divers à des familles pour la scolarisation de leurs enfants ainsi que des appuis à des orphelinats et centres d’accueil pour handicapés.

L’Occasion a été donnée aux différentes structures de faire davantage connaître leurs activités. Des stands d’exposition, vente et d’information étaient disponibles à cet effet. L’ambassadeur n’a pas manqué de remercier les diverses initiatives présentes pour leur contribution au développement socio-économique du Burkina Faso. Il a du même coup invité les autres festivaliers à leur emboîter le pas.

Une ambiance internationale

Des ponts culturels tels que voulus par le festival se sont effectivement construits. A travers un défilé de mode le public découvert certaines habitudes vestimentaires africaines. Vêtu-e(s) de Faso dan fani, de basin et de bogolan, femmes et hommes du Burkina Faso, de l’Allemagne et du Sénégal ont montré la richesse vestimentaire de l’Afrique au rythme du balafon produit par des doigts habiles de Siriki Coulibaly.

Zedess le dit si bien : « Oh la musique, sans toi je pète les plombs ».

Les festivaliers attendaient ce moment avec impatience et ne se sont pas fait prier pour embellir la musique de leur pas de danse. Fidèle à ses habitudes de rassembler et de réunir, le kôrô du reggae burkinabè, Jimas Sanwidi, a formé un orchestre panafricain, sinon international. Ces musiciens et musiciennes burkinabè, bissau-guinéens, sénégalais, camerounais, nigérians, guinéens, allemands et indonésiens sont venus en solidarité contribuer à la construction de ponts culturels de par la diversité des instruments et des mélodies. Ils ont tenu le public en haleine pendant des heures. Chacun et chacune y a trouvé son compte.

Wendpanga Eric Segueda
Collaborateur

Messages

  • Faso Tag lâ,ti Burkina Tag lâ. L’ambassadeur a raison de plaider pour la cohésion. en tout cas du courage. Néanmoins c’est bien. C’est bien de savoir qu’il y a compatriotes qui détiennent des entreprises là-bas.

  • Felicitions pour ce grand succès. Vraiment cela honore le Burkina Faso

  • Succès oui, mais pas "grand succès". La prochaine fois, il faut revoir la nourriture. Les restauratrices étaient bien placées et c’était propre et ordonné. Seulement c’était cher et il n’y avait même pas de restauratrices burkinabè.

  • De Burkinatag à Fasotag ? Apparemment une partie des organisateurs de Burkinatag s’est détaché pour faire Fasotag tout en faisant semblant comme si c’était d’autres personnes qui organisaient Fasotag. Ça ne nous surprend pas qu’il n’y a pas eu du monde, moins d’une quinzaine de Burkinabés. Pas de plats Burkinabés .faut savoir au moins copié
    Où est le sérieux ? Parlez plutôt de vos intérêts personnels au lieu de culture. On est pas aussi naïf comme vous croyez, on a compris votre jeu. Ressaissez vous pendant qu’il est temps et organisez ensemble une fête au non du Burkina et arrêtez ses enfantillages, sinon l’année prochaine c’est Burkina Faso Tag vous allez organiser.

    • Dans tous les cas c’est le Burkina Faso qui gagne. Pourvu qu’on en vienne à une union. Tout le monde savait que Burkina Tag est disloqué ou n’allait en tout cas pas avoir lieu cette année. Donc ce n’est pas mal qu’une autre plateforme ait été organisée.

  • Bonjour,

    Le Festival Faso Tag est inconstestablement une amelioration qualitative substentielle des editions passees. Cela est vraiment a l’honneur des personnes qui ont pris la responsabilite’ de rassembler les Amis du Burkina Tag.

    Un grand merci a Jimas et a son equipe efficace et pragmatique.

    Vivement que l’annee prochaine en 2019, les Burkinabe et les amis du Burkina puissent encore se depasser pour que les retrouvailles puissent etre encore plus belles.

    Excellente journee et que Dieu Benisse tous les Burkinabe.

    G. Jean-Eric Yanna

  • Bonjour,

    Le Festival Faso Tag est inconstestablement une amelioration qualitative substentielle des editions passees. Cela est vraiment a l’honneur des personnes qui ont pris la responsabilite’ de rassembler les Amis du Burkina Tag.

    Un grand merci a Jimas et a son equipe efficace et pragmatique.

    Vivement que l’annee prochaine en 2019, les Burkinabe et les amis du Burkina puissent encore se depasser pour que les retrouvailles puissent etre encore plus belles.

    Excellente journee et que Dieu Benisse tous les Burkinabe.

    Gueswende Jean-Eric Yanna

  • Un beau festival, c´est ce que nous pouvons retenir de cette rencontre. Des burkinabe venus de tous les quatre coins du pays, des Allemands, Africains, Indonesiens, Asiatiques, tous pour une rencontre d´échange. Le nom de la rencontre importe peu. Je pense que cela n´est pas l´essentiel, puisque j´entendais des gens dire que c´est "un beau burkinatag" ce jour là.
    Une rencontre très harmonieuse qui a réjouit le coeur des participants.
    J´entendais aussi des participants africains dire que les burkinabe sont à féliciter de pouvoir organiser des rencontres de ce genre.
    Merci aux organisateurs autour de Jimas qui ont battu un bon travail. Que le bon Dieu vous
    rende vos bienfaits au centuple.

  • C’était une fête Burkinabè ou Allemande ? On voit plus de blancs que de noirs,

  • Le discour de Son Excellence a tout dit ; l’an passé Burkinatag, cette année Fasotag , l’année prochaine vous Allez donner quel nom ! Un peu de serieux er unissez vous sinon chaque année in a l’impression que c’est une fête allemande et non Burkinabé.

    • Tu es sérieux et rassembleur, alors démontre s´il te plaît de quoi tu es capable. Le festival n´a exclu personne. Relie s´il te plaît le texte du journaliste. Tu sembles avoir lié amitié avec la haine. L´esprit du festival n´a rien à voir les sentiments qui t´animent dans ce commentaire.
      Si tu veux seulement avoir des burkinabe à ton festival, vas organiser un au village. Si tu as encore un village.

    •  ;-) Aucune haine
      Je ne m’adresse pas au journaliste, à mr Sanwidi non plus. Je m’adresse aux organisateurs. j’ai déjà assisté à une les années passées et c’était une déception totale. Biensur que c’etait mieux cette année à cause de Mr. Sanwidi et non à cause des anciens organisateurs.
      On vous invite à Berlin , c’est ca on appelle une fête Burkinabé avec une grande participation de la communauté burkinabé et allemande et non seulement allemande.
      Acceptez les critiques pour mieux faire les années suivantes
      Peace

  • Le burkinabè ne changera jamais ou qu’il soit. Toujours pétit d’esprit et mesquin. Toujours des critiques vides de sens, toujours le " je peux mieux faire", Fête de burkinabè à Berlin ? Jamais entendu. On parle d’unir alors qu’on divise . S’il y’a plus d’allemands que de Burkinabè dans une fête burkinabè qui se tient en Allemagne, ou est le problème ? Il faut laisser vos idées bornées quand vous sortez du pays. En tout cas moi je félicite ceux qui ont oeuvrer à ce que la fête se tienne. Je demanderais même au grand frère Jimas de travailler à ce que la fête se tienne chaque année. Courage Kôrô.

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