Lutte contre la drogue : Une loi-type sur la table du président du Parlement burkinabè

LEFASO.NET | Edouard Samboue (stagiaire)

Publié le jeudi 13 septembre 2018

Lutte contre la drogue : Une loi-type sur la table du président du Parlement burkinabè

Le président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé, a reçu en audience, le 13 septembre 2018, la Commission globale de politique en matière de drogue (GCPD). Conduite par sa présidente Ruth Dreifuss, elle est venue présenter la loi-type sur les questions de drogue formulée par la Commission ouest-africaine sur les drogues. Ruth Dreifuss était accompagnée de la présidente de l’Association espoir pour demain (AED), Christine Kafando, membre de la commission ouest-africaine.

À sa sortie d’audience avec le chef du Parlement burkinabè, Ruth Dreifuss a déclaré être venue au nom de la Commission globale pour les affaires de drogues, pour présenter le travail de la commission ouest-africaine. En effet, en juin 2014, la Commission ouest-africaine pour les affaires de drogue (GCPD), dont Christine Kafando est membre, a élaboré un rapport intitulé « Pas seulement une zone de transit : drogues, état et société en Afrique de l’Ouest ».

Ce document de recherche et de sensibilisation analyse la situation en matière de trafic et d’usage de drogues en Afrique de l’Ouest.

Le rapport offre également une série de recommandations fondées sur des preuves scientifiques concernant les politiques des drogues dans la région. Du transit des drogues, sa consommation dans la région, aux effets de la drogue sur la santé et la transmission des maladies virales, tout est analysé dans le rapport.
Ainsi, s’appuyant sur les conclusions de ce rapport, la commission ouest-africaine, à travers un projet qui a été lancé à Dakar, s’est penchée sur la marginalisation des personnes addictives. Cette loi-type se veut un cadre d’accompagnement des « personnes souvent en prison à cause de la drogue », a précisé la présidente de la Commission globale de politique en matière de drogue (GCPD), Ruth Dreifuss.

« C’est pour accompagner tout ceci que je suis venue ici, en tant que présidente de ladite commission, pour faire avancer les choses (…) et entendre l’avis de la société civile nationale et régionale. Nous avons soumis une loi-type sur les questions de drogue au président de l’Assemblée nationale du Burkina qui s’inscrit dans le cadre des questions de santé publique régionale », a-t-elle poursuivi.

Il faut rappeler que la GCPD a été créée en 2011 par des personnalités politiques et culturelles du monde avec pour mission de prévoir des reformes des politiques en matière de drogue. Elle a été fondée par Kofi Annan, ancien secrétaire général des Nations unies. Ruth Dreifuss n’a pas manqué de rendre hommage à ce panafricaniste dont les obsèques se déroulaient au Ghana, son pays natal, ce jour même.

La Commission ouest-africaine pour les affaires de drogue, elle, est dirigée par Olusegun Obasanjo, ancien président du Nigéria.
En attendant que les parlementaires burkinabè se penchent sur ce document, Ruth Dreifuss n’a pas manqué de préciser qu’il est téléchargeable sur le site https://kofiannanfoundation.org/.

Edouard Samboue (stagiaire)
Lefaso.net

Messages

  • Un pays où n’importe qui peut venir achteter le vote d’une loi qui doit s’appliquer au peuple. Est-ce vraiment une assemblée NATIONALE ? Apparemment ils n’ont pas tiré les leçons du fiasco de l’histoire de l’avortement.

  • Il faudrait taper fort pour réduire la consommation de la drogue en passant par les drogués eux-mêmes. Vous ferrez que les trafiquante de drogue font stratégiquement diminuer. Je propose que des laboratoires mobiles soient disponibles pour faire la ronde dans les lycées et universités des provinces et même dans les services administratifs. Leur rôle est de faire des prélèvements d’urines et de sang de suspects potentiels et porter cela aux parents des concernés une fois les résultats positifs. Tout nouveau fonctionnaire doit obligatoirement faire ce test après les enquêtes approfondies et si son résultats s’avère positif, il est remplacé par celui de la liste d’attente ou trouver une méthode de récupération du futur agent. Même pour le 2ième concours professionnel de l’agent, il subit cette même épreuve. Si au niveau des lycées et collèges et universitaires, les responsables ont un doute sur un élève ou groupe d’élèves et étudiant, font appel aux labo mobiles pour des prélèvements. Mettre en place un site web et une fois toute structure qui aurait besoin d’un agent donné pourra le consulter pour s’assurer voir si son futur agent n’y figure pas. Il faudrait cet élément de dissuasion pour mettre au pas les citoyens. Vous aller constater que les jeunes font se méfier de façon naturelle à la drogue parce que c’est son avenir qui sera en jeu. Même dans les administrations publiques, il y a des consommateurs de drogues et des intellectuels pas les moindres. Je suis conscient que les enfants de cadres, de gros commerçants etc.. seront épinglés, mais de grâce pour bien du Burkina et de la génération à venir, mettez cela en place et vous ferrer les résultats dans moins de 5 ans. J’invite les députés, le ministère de l’éducation nationale, l’action sociale, la santé etc... à réfléchir conjointement sur cette loi et sortir notre pays de ce bourbier.
    Lancez un SOS, et vous ferrez des gens de bonnes volontés qui vont vous aider. Sinon ça fait pitié quand on te dit que l’enfant de X (députés, Ministres, DG, Hauts cadres, Professeurs, agriculteurs etc..) est devenu un consommateur de drogue. Même les consommateurs et parents sont dépassés par le fléaux. Donc on ferme les yeux consciencieusement et agissons. Vous allez constater que même les trafiquants de drogue vont éviter notre pays parce que ça ne marche plus. Courage à vous.

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