Burkina : Des experts s’imprègnent de l’intelligence économique des marchés africains

LEFASO.NET | Nicole Ouédraogo

Publié le mardi 9 octobre 2018

Burkina : Des experts  s’imprègnent de l’intelligence économique des marchés africains

Qualifiée d’élément de survie, l’intelligence économique est cet outil qui permet aux entreprises d’être compétitives au plan national et international. Dans le but d’assurer la sécurité de l’économie africaine, le Centre africain de veille et d’intelligence économique (CAVIE) a initié un séminaire de formation sur la veille stratégique et l’intelligence économique dans les marchés africains. La formation se déroule du 9 au 12 octobre 2018, à Ouagadougou.

« Dans le sport comme dans l’intelligence économique, la meilleure défense, c’est l’attaque », a noté d’entrée Guy Gweth, président du Centre africain de veille et d’intelligence économique (CAVIE). Nouvelle frontière de la croissance mondiale, l’Afrique, selon Guy Gweth, qui représente la plus grande part de marchés, fait face aujourd’hui à des entreprises qui ont à cœur de conquérir ses parts de marché. Et le directeur général adjoint de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF), Emmanuel Yoda, de soutenir que les économies africaines présentent une multitude de vulnérabilités. « Elles sont exposées à une diversité de chocs exogène et endogène provoqués, sinon imposés par le jeu de certains acteurs de la scène internationale. Ce n’est un secret pour personne, nous sommes plus que jamais dans une guerre économique permanente sans précédent », a-t-il relevé.

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Directeur général adjoint de la CCI-BF, Emmanuel Yoda

Puis de noter que les activités des échanges économiques transfrontaliers obligent aujourd’hui les Etats et les entreprises, soucieuses d’abord de leur survie, puis de leur développement sur le marché, à se réinventer et à se doter constamment de moyens matériels et intellectuels pour faire face à l’agressivité qui fait désormais partie des échanges commerciaux. D’où la présente formation en vue de permettre aux acteurs des secteurs public et privé de l’économie africaine, de s’approprier le contexte international dans lequel évolue l’économie africaine, les différentes forces et faiblesses de l’économie du continent et les outils de collecte de l’information économique.

Pas de développement sans sécurité économique

Convaincu que l’intelligence économique constitue l’un des outils essentiels au décryptage des environnements économiques incertains, voire instables, qui se complexifient de jour en jour, Emmanuel Yoda exhorte les acteurs de l’économie africaine à maîtriser cet outil et à l’intégrer dans leurs décisions. Président d’honneur du CAVIE, le colonel Mamadi Aouba clame que les entreprises africaines doivent maîtriser leur environnement si elles veulent faire face à la compétitivité, voire l’ « agressivité » internationale.
« Nous sommes conscients que les TIC sont des outils privilégiés à même d’introduire certaines menaces sur nos différentes économies, notamment à travers la collecte frauduleuse des informations stratégiques de nos entreprises. Chaque pays a besoin de se prémunir de ces genres d’éléments », a-t-il indiqué, soulignant que l’intelligence économique est un outil de vision et d’aide à décisions pour les différents décideurs.

Nicole Ouédraogo
Lefaso.net

Messages

  • Le problème majeur pour moi est que les africains se contentent seulement de tout acheter des autres (et comme nous ne sommes pas le premier choix dans ce monde, nous ne pouvons que nous contenter des restes et de la mauvaise qualité, sans compter le fait grave de nous adonner à la dépendence totale des autres) au lieu d’être soi-mêmes créatifs et d’avoir une vision de construire dans l’union, une économie africaine propre, stable, absolument indépendente et de fabriquer des produits dont nous avons besoin nous-mêmes, des produits mieux adapter aux besoins du continent et de ses habitants. Bien organisée, l’Afrique constituerait des marchés régionaux gigantesques (je compte cinq au minimum) qui feraient profiter tous les acteurs du monde . Sinon TIC par ci par là, c’est zéro (c’est comme mettre la charrue avant les boeufs) : il faut plutôt former réellement beaucoup d’ingénieurs dans les domaines classiques pour qu’ils puissent travailler intensément sur place ; il y’en aura certainement qui seront très créatifs et très productifs pour le bonheur d’une économie prospère qui pourra aussi exporter ses produits et prestations dans le monde entier !

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