Opération de salubrité : Une semaine pour assainir la commune de Ouagadougou

LEFASO.NET | Par Aïssata Laure G. Sidibé

Publié le mercredi 5 décembre 2018

Opération de salubrité : Une semaine pour assainir la commune de Ouagadougou

1957-1917. La chapelle Saint Charles Lwanga de Yaba a 60 ans. L’événement a été célébré ce samedi 1er décembre 2018 autour du thème « Avec Saint Charles Lwanga, jubilons dans le Seigneur et bâtissons une communauté unie et missionnaire ». La célébration a été placée sous le parrainage de Paul Kaba Thieba, Premier ministre du Burkina, et le co-parrainage du Dr Jean Laopan Paré. Ce jubilé de diamant a été couronné par la pose de la première pierre de la nouvelle église de Yaba.

Le samedi 24 novembre 2018, à Tampouy, le ministre de l’environnement, de l’économie verte et du changement climatique, Batio Bassière, a donné le coup d’envoi officiel de l’opération de salubrité dans la commune de Ouagadougou prévue pour durer une semaine. La cérémonie de lancement avait pour marraine, la ministre déléguée, chargée du Budget, Edith Clémence Yaka

Au Burkina Faso, les lieux publics, marchés et yaars sont devenus des dépotoirs de déchets composés en majorité de sachets plastiques. Cette situation n’est pas sans inconvénients sur la santé humaine, animale et l’environnement. C’est dans l’optique de trouver une solution à ce phénomène que des opérations de salubrité sont réalisées par le ministère de l’Environnement, de l’économie verte et du changement climatique à travers son Projet national de Traitement et de valorisation des déchets plastiques (PTVP).

Initiée en collaboration avec la Mairie de Ouagadougou et les Associations de collecte et de valorisation des déchets plastiques, cette campagne consistera à l’assainissement des sites identifiés pendant la durée de l’opération. Et c’est le terrain Miramar situé à côté du monument « plus jamais ça » au quartier Tampouy qui a été choisi pour abriter la cérémonie de lancement officielle.

Le choix de ce site est plein de sens. « Nous avons choisi le site, un rond-point bien connu « plus jamais ça », pour dire que désormais plus jamais de sachets plastiques au Burkina Faso », a expliqué le ministre de l’environnement, de l’économie verte et du changement climatique (MEEVCC), Batio Bassière qui note que la lutte contre le péril plastique exige l’adoption de modes de consommations et de production durable. Par conséquent, elle doit être l’affaire de tous.

« Nous devrons désormais cultiver en nous les réflexes éco-citoyens suivants : n’utiliser le sachet ou l’emballage plastique que quand c’est nécessaire et inévitable ; opter pour le panier ou le sac en tissu ou toute autre matière biodégradable pour faire les achats ; ne plus abandonner le sachet ou l’emballage plastique dans la nature après utilisation ; se doter de poubelles », a fortement recommandé M. Bassière en faveur d’un environnement sain au profit des générations futures. Pour terminer, le MEEVCC a rassuré de la disponibilité de son département à accompagner le maire de la commune de Ouagadougou ainsi que les autres communes du Burkina Faso pour l’assainissement des villes et villages.

Il convient de rappeler que la lutte contre le péril plastique fait partie des engagements du Président du Faso. A cet effet, il est inscrit la création de 13 centres de traitement et de valorisation des déchets plastiques d’ici 2020. Pour l’instant, la marraine de la cérémonie, la ministre déléguée, chargée du budget a pris l’engagement solennel à ouvrer pour un changement de comportement en utilisant des sacs éco-citoyen et en accompagnant les initiatives en faveur de l’amélioration de notre cadre de vie.

Dans cette logique, la ministre Edith Clémence Yaka a invité les participants d’un matin à être des modèles dans leurs familles, quartiers et services respectifs pour susciter un changement de comportement. Le directeur de cabinet de la mairie de Ouagadougou, qui s’exprimait au nom du maire Armand Béouindé, a donné des chiffres sur ce qui est mené par la commune de Ouagadougou pour essayer d’entretenir la salubrité.

« Nous sommes autour de 3 millions d’habitants et nous produisons 300 000 tonnes de déchets par an. Ses déchets sont gérés par la brigade verte qui compte autour 3000 femmes. Et si on fait le rapport, ça les revient à 100 tonnes à gérer individuellement par an. Et si on ramène à la semaine, chaque femme à une demie tonne de déchets à gérer par an », a indiqué Marcel Tiendrébéogo.

Poursuivant, il a ajouté que « la commune injecte autour de 3 milliards de F CFA pour le traitement, le transport et la valorisation des déchets par an ». En plus de poser des activités de salubrité, M. Tiendrébéogo estime qu’il faut en amont amener les populations à produire moins de déchets et à travailler à collecter les déchets et non les déverser dans la rue.

Pour cette opération consacrée à la ville de Ouagadougou, le PTVP a offert du matériel de salubrité composé de poubelles, brouettes, râteaux, pelles et machettes à la mairie. Egalement, des camions bennes ont été mis à leur disposition pour faciliter la réussite de cette campagne.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

Messages

  • vivement que notre espace puisse rester propre et que l’action puisse se poursuivre.
    Les communes doivent organiser des campagnes mensuelles de salubrité ; faut que la population s’organise par quartier, rue pour nettoyer. faut mettre des poubelles publiques dans les rues et beaucoup communiquer avec la population afin de leur faire comprendre l’importance de garder leur environnement sain. Même étant un pays pauvre, on peut rester un peu propre non ? Ayons de l’amour pour notre patrie, prenons-en soin !!

    • Merci Saam pour ton analyse fine et subtile d’intellectuel averti. Que cette finesse et cette subtilité que tu dénonce profite a toutes nos villes et mêmes les villages pour la santé pour toutes et tous. Ton vieux Ka.

  • Enfin, Mr le ministre prend une premiere action pour l’assainissement ! J’etais ecoeure de lire que le voisinage de son propre ministere est une poubelle, et ne parlons pas de l’enceinte de ce ministere. Que cette action soit suivie par d’autres de facon permanente !

  • faites un tour du côté de samandin, et vous serez edifié,eaux de toilletes, ordures jétées au hazard.....

  • Tout ceci est du verbiage et une mauvaise manière de gérer le problème des sachets. La solution est simple : interdire l’importation des sachets plastiques et interdire aussi leur fabrication sur place et sanctionner les commerçants qui continuent de les mettre en circulation.
    Cela va ouvrir la porte à d’autres produits : sacs en tissu, paniers traditionnels (art et culture) et créer de nouvelles ressources locales.
    Il faut sortir dans les pays qui ont voulu combattre ce phénomène et voir les pistes de solutions. En Europe, dans certaines régions, on remarque les gens qui font les courses avec les paniers propres à la région.
    La faute revient à nos gouvernants qui n’aident pas nos populations à éviter ce qui est mauvais et à s’enraciner dans leur culture.

  • En fait dans ce pays il se passe une incapacité notoire des responsables a être honnête avec soi. Je ne dirai rien des soi-disant "SANKARISTES’’ et des Risidus de CDR qui n’arrivent plus à se copier eux mêmes.

    L’honnêteté a foutu le camp dans ce pays, encore trop de parler de nation.

    Vous le faites à vous mêmes soyez en sûr , pas quelqu’un d’autres. c’est votre propre doigt qui va crever votre œil.

    Le temps est maître de tout !!!!!

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