Méthodes contraceptives : Zoom sur l’implant

LEFASO.NET | Justine Bonkoungou

Publié le mercredi 9 janvier 2019

Méthodes contraceptives : Zoom sur l’implant

Les méthodes contraceptives hautement efficaces et à longue durée d’action sont de plus en plus utilisées par les femmes burkinabè. En tête de ces méthodes les plus prisées, l’implant, connu sous le nom de Jadelle.

Selon les chiffres fournis par le projet PMA initié par l’Université Johns Hopkins et mis en œuvre au Burkina Faso par l’Institut supérieur des sciences de la population (ISSP), l’implant est le contraceptif le plus utilisé par les femmes au Burkina Faso. Il est en effet la méthode la plus utilisée par les femmes mariées. 48,1% des femmes en union l’utilisent, selon les résultats de l’enquête menée de novembre 2016 à janvier 2017 et qui a concerné 2 747 ménages et 3 195 femmes de 15 à 49 ans.

Qu’est-ce que l’implant ?

L’implant est un contraceptif hormonal. Il s’agit d’un petit bâtonnet cylindrique en plastique de 4 cm de long et 2 mm de diamètre de la taille d’une allumette que l’on insère sous la peau du bras en quelques minutes et sous anesthésie locale. Une fois placé, l’implant ne se voit pas et ne se sent pas. Il a une durée de trois ans et peut être retiré à tout moment par un agent de santé. Il est efficace à 99% et est l’une des méthodes les plus fiables.

Comme fonctionne-t-il ?

Une fois inséré sous le bras, l’implant libère, de manière continue, de la progestérone. Le principe de ce contraceptif repose sur :
• une inhibition de l’ovulation. L’implant supprime en effet le pic de LH, l’hormone responsable de l’ovulation ;

• un épaississement de la glaire cervicale qui limite le passage des spermatozoïdes ;
• un amincissement de la muqueuse qui empêche la fixation dans l’utérus d’un éventuel œuf qui aurait pu être fécondé, malgré les deux premières actions.
Il faut noter que certains médicaments peuvent rendre l’implant moins efficace comme les médicaments utilisés pour traiter l’épilepsie, la tuberculose et certaines maladies infectieuses.

Avantages

Comme avantages de l’implant, l’on peut citer la simplicité et la longue durée d’action, la discrétion et le confort. De plus la pose et le retrait sont faciles et rapides. Il suffit pour cela de se rendre dans le centre de santé le plus proche.

Inconvénients

Trois principaux inconvénients peuvent être cités :

• les modifications des cycles menstruels. Après la pose d’un implant, certaines femmes n’auront pas de règles pendant toute la durée d’action de l’implant. D’autres auront des règles moins régulières ou moins fréquentes que d’habitude, parfois plus courtes, parfois plus longues.
• la prise de poids chez certaines femmes. Si vous pesez plus de 80 kilos, il est conseillé de changer plus tôt et ne pas attendre trois ou cinq ans pour le retirer.
• l’acné chez certaines femmes.

Contre-indications

L’implant contraceptif est contre-indiqué chez les femmes souffrant d’hypertension, de phlébite, d’embolie pulmonaire, d’hémorragies vaginales inexpliquées ou encore d’affections hépatiques, etc.

Justine Bonkoungou
Lefaso.net

Sources :
www.choisirsacontraception.fr
www.doctissimo.fr
www.news-medical.net
www.sante-medecine.journaldesfemmes.fr

Messages

  • Bonjour. Je vous ecris de France. J’apprecie de lire l’article sur la contraception. J’oeuvre dans votre pays dans la province du Sanguie pour permettre la contraception aux plus démunies. Car le problème est là aussi. Il y a de la demande mais pas les moyens. Je fais de la sensibilisation dans l
    es ets scolaires et je note l’absence d’information sur ce sujet encore plus dans les villages.
    J’aide financièrement mais malgré ça les demandes sont peu nombreuses fautes d’information.
    Continuez a communiquer dans ce sens. Cordialement

    • vous avez raison , si on regarde les interventions realisées, on va rapidement se convaincre que tout va bien. il faut regarder l’impact de ces interventions de sensibilisation, comunication. il ya des travaux pour mieux analyser la fable demande, le profil socio-demographique des femmes ( en union libre ou en couple (EDS Burkina faso....) chez qui la demande est faible. Rechercher les determinants de cette falble demande (regarder du coté des hommes). faire des recommandations pertinentes basées sur les évidences pour accroitre la demande en PF ;

  • Bonjour
    Ils sont où nos genèticiens pour nous èclairè plus d avantage car c est l avenir de notre sociètè qui est en jeu. Car c dejà prouver que les troubles hormonaux sont les sources de plusieurs maux en particulier dans la procrèation. Svp attention à la science sans morale !! Agir dans la conscience Merci

  • Ailleurs n encourage les femmes a faire des enfants on les decore meme. On fabrique meme les enfants en laboratoire En afrique on vient les steriliser de force. Et pourtant l’afrique est le continent le moins peuplé. et ils se trouvent des africains pour cautionner cela
    SOME

  • Bjr Mme Bounkoungou ; vous aviez oublié un autre inconvénient : les fausses couches et souvent très répétés

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.