Identifiant unique de la personne au Burkina : Le comité de suivi de la mise en œuvre installé

LEFASO.NET | Par Aïssata Laure G. Sidibé

Publié le mardi 12 mars 2019

Identifiant unique de la personne au Burkina : Le comité de suivi de la mise en œuvre installé

Dans la matinée du 12 mars 2019, à Ouagadougou, le ministre du Développement de l’économie numérique et des Postes, Hadja Ouattara/Sanon, a mis en place pour un an, un comité de suivi de la mise en œuvre de la feuille de route pour l’implémentation de l’Identifiant unique de la personne au Burkina Faso. Cette instance est dirigée par le secrétaire général dudit ministère, Kisito Traoré, et compte 31 autres membres.

Sur la base des conclusions des travaux de l’atelier national inclusif de réflexion pour la mise en place de l’Identifiant unique (IU) au Burkina Faso, tenu les 15 et 16 mars 2018, le Conseil des ministres, en sa séance du 2 mai 2018, a adopté une feuille de route pour la mise en place effective de l’IU. Cette feuille de route a prévu un dispositif de suivi de sa mise en œuvre qui est le comité dont l’installation est intervenue ce 12 mars 2019 à Ouagadougou.

A l’occasion, le ministre du Développement de l’économie numérique et des Postes (MDENP), Hadja Ouattara/Sanon, a invité les membres du comité à s’investir à la tâche afin de doter le pays, à l’horizon 2020, d’un dispositif d’IU de la personne. Rappelons que le projet de mise en place de l’IU est un engagement prioritaire du chef de l’Etat, Roch Kaboré, afin de doter le Burkina Faso d’une base neutre d’identification des populations et de développement de l’e-gouvernement.

« L’IU s’acquière dès la naissance jusqu’à la disparition, pour ce qui concerne les Burkinabè. Les itinérants, quand ils entrent dans notre pays pour la première fois, quel que soit le document qu’ils vont utiliser, doivent avec le numéro », informe Mme le ministre, tout en réaffirmant les avantages de ce dispositif.

« Il permet de maîtriser la démographie, de sécuriser notre cyber espace ou système de communication parce que les plateformes que nous installons et mettons en exploitation, il est important pour nous de pouvoir identifier chaque utilisateur de façon unique et fiable. Si nous permettons que les gens puissent déclarer les naissances en ligne, qu’ils puissent demander des documents très importants comme le casier judiciaire, il est important de pouvoir identifier qui a fait la demande pour délivrer le document. Ça permet de créer la confiance digitale », a relevé Hadja Ouattara/Sanon.

Mais pour l’instant, le processus n’est pas opérationnel. « C’est en cours d’élaboration. Nous continuons d’utiliser les identifiants qui sont disponibles. A terme, ce numéro va remplacer tous les identifiants que nous avons comme le numéro sur la carte d’identité, sur le passeport, de la sécurité sociale et même, on peut penser plus tard que ça peut remplacer les comptes bancaires, les numéros du téléphone. Le processus vient de démarrer. Le comité de suivi est en place et nous allons travailler à ce que ça soit une réalité ».

Fort de 32 membres, le comité de suivi est piloté par Kisito Traoré, secrétaire général du MDENP. Sa mission, qui s’étalera sur douze mois, consistera à superviser l’étude approfondie pour la mise en place de l’IU. A ce propos, le rapporteur du comité, Izaï Toé, donne plus de précisions : « Cette étude sera réalisée par un cabinet de consultants qui va être recruté suite à un appel d’offres international qui sera lancé grâce à un financement de la Banque mondiale dans le cadre du projet e-gouvernement ».

Une fois l’étude bouclée, les membres seront amenés à se confronter aux questions suivantes : « Comment l’IU va aujourd’hui être géré ? Quel est le cadre institutionnel et organisationnel à mettre en place ? Quel est le dispositif juridique à mettre en place pour accompagner la mise en place de cet IU ? ».

En plus de s’appesantir sur les aspects techniques et de biométrie, le comité sera chargé de coordonner la mobilisation des ressources financières pour la mise en œuvre de l’IU, car « l’enrôlement massif nécessite beaucoup de ressources financières », a fait remarquer le rapporteur. La réalisation de l’application informatique pour l’IU est aussi au programme.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

Messages

  • Tres merveilleuse idee. Cet identifiant peut a long terme etre ce que le numero de securite sociale est dans des pays comme les USA. Mais je vois un probleme quand le gouvernement balbutie en parlant de compte bamcaire, passport, etc. Il faut avoir une vision a long terme et decider ce qu’on veut que cet IU soit des maintenant avant toute chose. En principe il doit etre plus difficile a avoir que la carte d’identite, le passeport, ou un compte bamcaire. Suivez mon regard... Juste une petite idee.

  • Cet projet masque un système esclavagiste en gestation. Finance par la banque mondiale, ce projet vise à controlé nos pauvres populations (endettement impitoyable à travers de système de prêt prédateurs par ces capitalistes sans pitié).
    Pour l’instant le BF à besoin d’un réel développement : l’agriculture, la santé, éducation, un climat sociable et prospère pour les activités de chaque burkinabé. Ensuite on verra ce système de numéro unique qui est un “copier coller” du système de social security number des USA dont nous connaissons biens les conséquences. Qui va gérer les données des populations. Combien pour-cent de burkinabés savent lire et écrire ? Est ce le système informatique bien sophistiqué pour garantir les vols des données personnelles, etc... SVP madame la ministre amener des projets numériques qui vont appuyer les socles de développement (agriculture, éducation, santé, la paix). Évitons que ces assistants techniques nous assassinent une fois de plus !!

  • Bonne initiative mais honnetement on a pas besoin d’atelier ni de consultant pour cela. D’autres pays sont en avance et on peut s’en inspirer.

    Un des pays nordiques utilisent un principe simple.
    ANNEE NAISSANCE-MOIS-JOUR-XYPZ (QUATRE CHIFFRES). Cela marche bien.

  • C’est financé par la banque mondiale. Donc on fait ce qu’ils demandent. Si vous voulez faire, donnez votre propre argent. Le pauvre se tait. Ainsi va la vie.

  • Bon courage dans un pays a forte majorité analphabète et a l’offre de connexion internet insuffisante c’est bon d’être réaliste mais bon ! Et d’ailleurs sur les 16millions combien possèdent la simple CNIB.

  • Pour un système déjà expérimenté dans d’autres pays depuis plus de 50 ans avons nous besoin de mobiliser tant de bras ?. Hé l’Afrique ! Toujours entrain de faire du brouhaha au lieu de travailler avec efficacité et efficience.

    la première des choses c’est de voir si dans la sous région ( UEMOA ou CDEAO) s’il y a un projet similaire en gestation, il faut les fusionner et se battre pour en faire un projet régional porté par l’organisation régionale ( comme la Carte d’identité CDEAO en cours d’opérationnalisation au lieu de chaque fois vouloir faire cavalier tout seul. Ce n’es pas rationnel.

  • Tout simplement Bravo !!!! Cette initiative facilitera beaucoup de choses au Burkina. Bon courage pour la suite.

  • C’est aussi cela l’illusion du travail au gondwana. sauter sur tout et au finish bidé au résultat. le concept n’étant pas effectivement nouveau, car dejà expérimenté ailleurs, on devrait être moins boucantier

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