Malnutrition : La prévalence reste élevée au Burkina

LEFASO.NET | Par Edouard K. Samboé

Publié le vendredi 15 mars 2019

Malnutrition : La prévalence reste élevée au Burkina

Le vendredi 15 mars 2019, un atelier de restitution des résultats du round 2 du module « nutrition » de la plateforme de recherche PMA2020, s’est ouvert à Ouagadougou. Une initiative des chercheurs de l’Institut supérieur des sciences de la population (ISSP), de l’université de Ouaga I Joseph Ki-Zerbo, en partenariat avec l’institut Bill et Melinda Gates de la population, de la santé et de la reproduction de l’Université John Hopkins (Etats- Unis). À travers le projet « Performance monitoring and accountability 2020 », des enquêtes sont réalisées au plan national sur les enfants de 0 à 59 mois et les femmes de 10 à 49 ans, depuis mai 2017. Les résultats ont révélé qu’au Burkina Faso, la prévalence de la malnutrition reste encore élevée, malgré les progrès réalisés ces dernières décennies.

La nutrition est une question de santé publique, nécessitant des prospectives régulières, afin de comprendre l’évolution des données et prévoir des mécanismes de politiques publiques de lutte contre la malnutrition. C’est ainsi, qu’au Burkina Faso, à travers le projet « Performance monitoring and accountability 2020 », des enquêtes sont réalisées au plan national sur les enfants de 0 à 59 mois et les femmes de 10 à 49 ans, depuis 2017 , tout comme onze autres pays de l’Afrique.

Ces enquêtes permettent de générer des indicateurs annuels sur la planification familiale et de construire des modèles nationaux spécifiques afin d’évaluer la demande et l’utilisation. Les résultats ont révélé qu’au Burkina Faso, la prévalence de la malnutrition reste encore élevée, malgré les progrès réalisés ces dernières décennies.

Il s’agissait d’évaluer l’état de la malnutrition des enfants de 0 à 59 mois et des femmes de 10 à 49 ans, au Burkina Faso. Une œuvre des chercheurs utile pour comprendre le planning familial et lutter contre la malnutrition. Ils ont ainsi recueilli des données sur l’état nutritionnel des femmes et des enfants, la qualité du régime alimentaire, l’exposition à des interventions nutritionnelles spécifiques à la population pour toutes les femmes de 10 à 49 ans. De même, des données de la consommation d’aliments susceptibles d’impacter négativement sur la santé ont été collectées. Il s’agit des fritures, des aliments salés et sucrés.

Les résultats ont révélé qu’au Burkina Faso, la prévalence de la malnutrition reste encore élevée, malgré les progrès réalisés ces dernières décennies. A travers ces résultats, les chercheurs entendent impacter sur les décisions des gouvernants, afin que la problématique de la nutrition des femmes et des enfants soit prise en compte dans les politiques publiques futures. Une initiative qui a réuni les représentants des institutions publiques et privées en charge des questions de « nutrition ».

Edouard K. Samboé
samboeedouard@gmail.com
Lefaso.net

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