Bobo-Dioulasso : La SONATUR lance son opération de vente des parcelles

LEFASO.NET | Par Romuald Dofini

Publié le lundi 15 avril 2019

Bobo-Dioulasso : La SONATUR lance son opération de vente des parcelles

La Société nationale d’aménagement des terrains urbains (SONATUR) a officiellement lancé, ce lundi 15 avril 2019 à Bobo-Dioulasso, une opération de vente de parcelles sur son site de Bobo 2010. Au total, ce sont 476 parcelles dont 443 à usage d’habitation et 33 à usage commercial qui sont mises à la disposition de ceux qui désirent acquérir des terrains dans la ville de Sya.

L’explosion démographique au Burkina Faso s’accompagne d’une urbanisation galopante, posant le problème crucial d’accès à un logement décent. Ainsi, le gouvernement essaie tant bien que mal de prendre des mesures pour assurer à tous un accès au logement. Cependant, seul, le défi reste difficile à relever face à la dépopulation des campagnes au profit des villes et face à la démographie galopante.

La création de la Société nationale d’aménagement des terrains urbains (SONATUR) répond donc au souci du gouvernement de dynamiser sa politique en matière de logements, d’inciter le privé à intervenir davantage dans le domaine de l’immobilier, d’offrir aux populations un cadre de vie décent, sécurisé, et à l’abri de toute spéculation foncière. La mission institutionnelle de la SONATUR est donc de mettre en œuvre la politique gouvernementale en matière d’urbanisation, d’habitat et de développement des villes.

En effet, la SONATUR s’est imposée comme un acteur incontournable dans l’activité d’aménagement des terrains urbains au Burkina Faso, tout en poursuivant l’objectif des pouvoirs publics de voir émerger une armature urbaine, socle d’un développement durable et harmonieux. C’est ainsi qu’elle organise, du 15 au 26 avril 2019 à Bobo-Dioulasso, une opération de vente de parcelles sur son site de Bobo 2010.

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Adama Séré, directeur de la qualité

A en croire Adama Séré, le directeur de la qualité à la SONATUR, représentant son directeur général, cette opération concerne tous les Burkinabè qui désirent acquérir des parcelles à Bobo-Dioulasso. « L’une des missions fondamentales que les plus hautes autorités du pays ont confiées à la SONATUR, c’est d’aménager les parcelles, les viabiliser et les mettre à la disposition des populations. C’est dans ce cadre que la SONATUR exécute son programme et nous avons décidé de venir satisfaire un peu les populations de Bobo-Dioulasso et tous les Burkinabè qui désirent acquérir des parcelles à Bobo-Dioulasso », a-t-il indiqué.

Au total, ce sont 476 parcelles dont 443 à usage d’habitation et 33 à usage commercial qui sont mises à la disposition des populations. « Pour les parcelles d’habitation, les prix varient de 17 000 F à 28 000 F le m2, avec une superficie allant de 227 m2 à 1 055 m2. Pour celles commerciales, le coût est de 25 000 F à 38 000 F le m2. La superficie minimum est de 229 m2 et celle maximum de 826m 2 », a expliqué Adama Séré.

En termes de conditions de payement, le client peut juste payer 50% de la valeur de la parcelle à laquelle il a souscrit et il aura jusqu’au 31 octobre 2019 pour solder le reliquat, soit un délai de six mois à compter de la date de notification des frais d’acquisition, sans aucune possibilité de dérogation de délai de paiement. Passé ce délai, les parcelles des clients défaillants seront retirées et réattribuées aux demandeurs de la liste d’attente qui disposeront de deux mois pour solder lesdites parcelles.

A l’issue du solde de la parcelle, la SONATUR délivrera à chaque acquéreur une lettre de notification de solde. Une attestation d’acquis de droit de propriété est délivrée au client dès le paiement des droits de mutation par celui-ci auprès du receveur des domaines et de la publicité foncière territorialement compétent.

Il y a un réel engouement autour de cette opération de vente de parcelles. En effet, la population est sortie massivement pour y prendre part. Ainsi, plusieurs « candidats » ont passé la nuit devant les locaux de la SONATUR. Assis sur des nattes ou couchés à même le sol, debout, peu importe la position ; ils y passent la nuit dans l’espoir d’avoir une parcelle.

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Oumar Mandé, bénéficiaire

Sur certaines mines peu enjouées se lisaient déjà, en plus de la fatigue, l’exaspération de la longue attente. « Je suis arrivé ici hier (dimanche 14 avril, ndlr) à 17h, et j’ai dormi à la belle étoile », a confié Oumar Mandé, heureux bénéficiaire d’une parcelle. Toutefois, il affirme que « depuis que la SONATUR lance ses opérations de vente de parcelles, c’est ma première de bénéficier d’une parcelle ».[ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Romuald Dofini
Lefaso.net

Messages

  • Objectivement ce n’est pas une telle politique d’urbanisation qui va permettre au citoyen moyen de nos villes de se loger. D’après les données fournies par l’article, la parcelle est entre 3 859 000 francs cfa et 29 540 000 francs cfa puis il faudra maintenant le mettre en valeur. Quel le citoyen moyen qui dispose de ces montants ? Cette manière de faire est une forme déguisée de fournir des parcelles aux grands commerçants et à ceux qui ont les moyens de poursuivre la spéculation sur le foncier. Voici la première observation.
    La deuxième observation est que chaque famille burkinabè ne saurait disposer d’une parcelle. Il faut arrêter l’extension en longueur et en largeur de nos villes pour construire en hauteur en apprenant à nos citoyens à vivre dans une ville. Les anciens quartiers peuvent être revus et avec l’aide des sociétés immobilières, construits en HLM où les propriétaires de parcelles peuvent bénéficier de 2 ou 3 appartements et les autres à la gestion (vente ou location) des sociétés immobilières.
    Enfin pourquoi les gens viennent dans les grandes villes : si les petites localités disposent des infrastructures (lumière, eau et aménagements, espaces aménagés pour emploi : champs et jardins), l’exode rural sera amoindri.

    • Bobo c’est pas Dano ni Namissiguima. Bobo c’est la capitale économique et nous sommes à Bobo 2010 et non à Djikofê ni Rimkièta et les parcelles ne sauraient être bradées à vils prix.

  • les parcelles ont déjà été attribué depuis ouaga bande d’escroc les des sont déjà pipé, vous faite de la spéculation foncière la sonature est une société purement et simplement vils une mafia organisée. vous attribuer les parcelles en avance au commerçant vautour corrompu

    • Avez vous des preuves ? Le journalistes a interviewé des demandeur et montré des photos de gens alignés. Arrêtez de penser que tout le monde est corrompu comme vous.

    • Les gens de bobo ne sont pas mieux que ceux des localités citées.
      Arrêtez de vouloir toujours insulter ou provoquer les gens par des occasions peut-être par des propos d’un individu . ne confondez pas simplicité d’ignard et distraction des sauvages.

  • Pourquoi la SONATUR a changé de stratégie cette fois ci en délaissant les attributions par tirage au sort pour une attribution selon la méthode qu’elle appelle au premier venu ? Comment moi alité, âgé et faible pourrai bagarrer une place avec un loubard payé 100.000 pour garantir une place d’un commerçant qui n’a pas de temps pour s’aligner mais qui a son argent pour se payer suffisamment 5 ou 10 gros bras pour garder ses rangs ? Cette fois ci nous donnons carton rouge à la SONATUR qui démontre suffisamment que la méthode scientifique du tirage au sort ne leur convient pas !

    • Le tirage au sort n’était pas bien. Au finish plus de 35% des adjudicataires n’étaient que des spéculataires qui n’avaient pas l’argent de la parcelle. Cette fois-ci c’est bien. Chacun va s’aligner avec son argent en mains. C’est devant djama. Ya pas de dire que je vais appeler un bras long. Tout le monde se met en rang peu importe que ce soit le candidat ou son représentant.

  • Cette façon de faire ces attributions est vraiment déplorable. 5 jours avant, il y avait déjà des gens qui attendaient devant la SONATUR et qui ont dû être dégagés. De plus, demander aux gens de venir avec 50% de la somme sur eux par ce contexte d’insécurité et de précarité économique est très risqué ou envoyer un chèque certifié (qui a 1 coût) sans être sûr de pouvoir être attributaire pose problème

    • Si vous êtes serieux et voulez une parcelle c’est le prix à payer. Vous vous auriez voulu que ce soit comment ? La Sonatur a une boîte à idées. Vous auriez dú envoyer votre idée à temps. Cette méthode de faire est le fruit d’une multitudes d’idées envoyées à la Sonatur.

    • Un Burkinabê, je doute fort qu’avec un raisonnement aussi plat, tu aies pu contribuer à donner des idées constructives. si ce choix de la SONATUR est le fruit des idées données, ce doit être des idées comme les tiennes, sinon par ce contexte là, il ne sert à rien de prêter le flanc.

  • Le coût au m² est hors de prix pour le burkinabé moyen pour une zone en cours de viabilisation surtout qu’il faudra faire en plus une mutation. Où est-ce une stratégie pour la SONATUR pour répercuter les coûts de viabilisation sur les demandeurs ?
    SONATUR, revoyez vos prix et vos process

  • Un peu de respect pour les gens ! Pour vendre des parcelles à des gens, a-t-on besoin de les clochardiser comme ça. Comme si les gens étaient entrain de mendier les parcelles.

    • Donnes ta proposition au lieu de faire des commentaires insensé. On ne force personne à se clochardiser. Chacun y va de son propre gré. C’était pas comme ça au début. Ce sont les mêmes qui se plaignaient qu’’il ya ceci et cela.

  • Le coût au m² est hors de prix pour le burkinabé moyen pour une zone en cours de viabilisation surtout qu’il faudra faire en plus une mutation. Où est-ce une stratégie pour la SONATUR pour répercuter les coûts de viabilisation sur les demandeurs ?
    SONATUR, revoyez vos prix et vos process

  • Vraiment la course forcenée des Burkina bè vers le foncier m’inquiète à plus d’un titre. Je me demande souvent est cela n’augure pas un mauvais présage. Tenez vous bien !!! les parcelles vendues au Burkina à “coût” de millions cherchent preneurs dans certains pays en l’occurrence les pays dits côtiers. A quelle moment de notre Histoire, cette spéculation a réellement commencé ? C’est vraiment regrettable que les citoyens moyens injectent leurs économies dans des immobilisation mortes au lieu de les injecter dans dans le circuit économique réel. Consulter les sites des sociétés de promotion immobilières de certains pays voisins, vous vous rendrez compte de cette autoflagellation à laquelle les Burkinabé sont entrain de administrés par rapport au foncier. Il est temps d’ y mettre un terme. la cohésion sociale même risque d’en faire les frais si nous n’y prenons garde.

  • Des images très inhumaines. La sonatur a vraiment reculé. Aucune société immobilière de nos jours, ne procède encore de cette façon ! Alligner les gens sous le soleil depuis la veille jusqu’au lendemain ! Cette méthode ne répond en rien, aux attributions de la sonatur. Elle a été une occasion de spéculation les places se vendaient entre 100 000 f et 500 000 f selon la position. Elle a également été une occasion pour les nantis, de se faire des investissements, ayant recruté des jeunes pour s’alligner à leur profit. La sonatur a organisé son opération pr les hommes physiquement et financierement forts. Quelle femme peut aller lutter avec les hommes pour obtenir une place ? A moins qu’elle ne débourse une forte somme d’argent. C’est carrément une opération ’ femmes, abstenez-vous. Je suis très déçue de la sonatur. Puls jamais cette méthode ! Revenez à la méthode pré enregistrement, traitement et tir au sort. Elle donne à chacun sa chance ! Carton rouge à la sonatur deux fois !

  • Je trouve que cette façon de faire favorise la spéculation et la corruption et clocharde les populatis.
    Le tirage au sort est la meilleure solution.
    Certaines personnes recuperaient des tickets pour revendre à plus de 500 milles aux personnes réellement intéressées.
    En plus de cela, il faut ajouter une clause d’interdiction de revente les 5 ans suivant la date d’acquisition des parcelles de la SONATUR.
    Sans ces mesures ces parcelles ne servent qu’à majoritairement favoriser la spéculation.
    L’état doit prendre ses responsabilités en assainissant ce milieu

  • Opération faite dans une mafia organisée avec la complicité de la police qui était chargée de faire régner l’ordre. Elle nous a barré l’accès pour ne laisser passer que les hommes d’un certain el hadj Dao qui les aurait corrompu.
    Très déçu par ce comportement de notre police.
    Cela ne les honore point.
    Je savais qu’ils étaient corrompus mais pas jusqu’à ce point.
    Les images et les interviews que la presse vous sert est un leurre
    J’y étais et je sais de quoi je parle.
    Pauvre BURKINA

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