Terrorisme : Le Bénin, le Ghana et le Togo alertés sur la présence des djihadistes sur leurs territoires

LEFASO.NET | Par Edouard K. Samboé

Publié le mardi 16 avril 2019

Terrorisme : Le Bénin, le Ghana et le Togo alertés sur la présence des djihadistes sur leurs territoires

Le 16 avril 2019, nos confrères de Jeune Afrique mentionnaient dans un article la présence des djihadistes au Bénin, au Togo et au Ghana. Selon, Jeune Afrique, « les services de renseignements burkinabè, se basant sur des écoutes téléphoniques, ont alerté les pays voisins sur le fait que plusieurs djihadistes ont quitté l’Est du pays pour se réfugier au Bénin, au Togo et au Ghana ». Une alerte qui pourrait se vérifier dans les faits, quitte pour les autorités des trois voisins du Burkina Faso de se « lever tôt ».

Le Burkina Faso a une frontière avec ces trois pays voisins mais une frontière poreuse. A cela s’ajoute une circulation quasi quotidienne des personnes et des biens issus entre ces pays. Pour le cas du Bénin et du Togo, la zone de Pendjari est le point de jonction avec le Burkina, jusqu’au fleuve Oti qui traverse le septentrion du Togo pour se jeter dans la Volta au Ghana. Bien évidemment, on ne peut pas qualifier cette zone de No man’s land, mais elle est peu habitée comparativement aux localités transfrontalières. Ainsi, de par sa complexité géographique de nature accidentée, les forêts, les réserves animalières protégées et le fleuve, le passage d’individus mal intentionnés ne peut pas être totalement maitrisé par les forces de défense et de sécurité. Ce qui n’exclut pas, également la probable présence de sentiers que pourraient emprunter ces individus malveillants.

Du reste l’interculturalité des peuples de la zone sud de l’Est du Burkina Faso, du Nord-Ouest du Bénin et le Nord-Est du Togo peut être un facteur favorable à la circulation des personnes.. En ce sens que les peuples de ces localités partagent les mêmes langues et chacun a de part et d’autre de la frontière des parents, facilitant ainsi la mobilité des personnes dans ces zones.

Sur le plan des échanges économiques, le marché de Cinkansé constitue un grand carrefour commercial entre les populations des quatre pays. On y vend et y achète du tout. Ces imbrications économiques facilitent les ramifications et le tissage des réseaux de tout acabit, capables de déjouer tout contrôle douanier. La ville de Cinkansé, côté Togo, devient un lieu stratégique pour tout échange entre le Bénin, le Burkina Fao et le Ghana. Que ce soit la ville de Cinkansé, côté Burkina , ou côté Togo, ou les localités de Ouidana et Bakou côté Ghana, les frontières sont sous la pression du passage quotidien des habitants installés dans chaque pays.

En outre, avec l’intensité de l’opération Otapoanou que mènent les forces armées nationales, depuis début mars, il y a probablement des replis de la nébuleuse sur les territoires voisins, comme bases arrière. Pour l’heure, plusieurs bases terroristes de l’Est ont été démolies et plusieurs leaders combattants sont en cavale à la recherche de refuges. Ce qui pourrait supposer que ceux-ci peuvent se fondre dans la masse, en attendant de définir d’autres stratégies d’attaques, élire un chef et élaborer des mots d’ordres ou faire de nouvelles recrues. Cette tactique se confirme au Mali et un peu partout. Lorsqu’ils se sentent menacés à cause de la pression des forces armées nationales, les terroristes s’éparpillent et fuient vers d’autres pays.

La guerre contre le terrorisme est asymétrique, régionale et internationale et exige la mutualisation des forces entre les Etats. Les échanges des renseignements entre pays voisins comptent les échanges des renseignements entre pays voisins comptent.

Edouard K. Samboé
samboeedouard@gmail.com
Lefaso.net

Messages

  • Cette alerte que nos services des renseignements font au pays voisins sont à prendre au sérieux. Si de nos jours le nouveau Ivoirien qui est Blaise Compaoré propose sa contribution au Burkina qui n’est plus son pays, pour dire à ses amis Djihadistes de déguerpir, c’est qu’il a vu le travail de titan fait par l’état Burkinabé et ses FDS pour repousser ses punaises qui tuent les Burkinabé sans pitié pour déstabiliser le pays.

    Les preuves de complicités avec les terroristes de Blaise Compaoré sont claires : A son temps de règne dictatorial, Ouaga était la capitale de tous les terroristes et les rebelles Ivoiriens, dont d’autres occupaient des villas luxueuses d’Ouaga 2000. C’est lui qui négociait la libération des otages. À défaut de succès du coup d’Etat à la maternelle de son complice Gilbert Diendéré pour revenir au pouvoir, il charge ses milices terroristes de rendre le Burkina ingouvernable. Aujourd’hui très affaibli par ce que l’état Burkinabé ne se laisse pas faire, le pyromane veut jouer le pompier, et tout le monde y compris le premier Burkinabé Roch Kaboré connait la ruse de l’introverti. Et le conseil que nos pays voisins doivent écouter, c’est de prendre cette alerte au sérieux, et avoir une réponse communautaire des cinq pays pour éradiquer ces punaises. Car, la seule solution qui s’impose de nos jours pour lutter contre le fléau, Il faut que les forces coalisée des cinq pays se regroupent en une seule pour ratisser toutes les forets des cinq pays afin de les débusqués comme des rats, et les éradiqués tous.

  • Bonjour,
    Utilisez le terme TERRORISTES au lieu de DJIHADISTE s’il vous plait.
    Ne copiez pas les médias occidentaux qui ne font que semer la discorde entre les peuples et les religions.
    Le tueur des mosquées de la Nouvelle Zélande était-il un djihadiste ?
    Merci

    • Tout a fait d’accord avec toi internaute "PeaceMaker".
      Nos medias nationaux doivent eviter le terme "Djihadiste". Ils devraient s’employer à dire "Terroriste". J’irai meme plus loin en leur demandant de nous eviter des images de propagande comme celle de cet article.

    • Moi je me demande comment un Nègre peut être chrétien ou musulman après ce qui est écrit dans certains livres dits sains

  • Conclusion bien à propos internaute "Ka". Ce serait bien et beau que les pays voisins se coalisent pour mettre la pression sur ces anarchistes. Je suis convaincu que si l’armée ghanéenne se mêle à la dans et même le Togo, ils pourront cerner et mettre en déroute ces groupes. Ils le savent 100 fois mieux que nous, mais il est encore et toujours bon de rappeler le renseignement et la surveillance. J’ai aperçu ce dont est capable certains services au Faso en la matière sans publicité et détail et j’avoue que la population ne sait pas certaines choses. Encourageons nos FDS et les autorités à ne pas baisser la cadence et même de monter d’un cran.
    Le message de nos autorités est un appel à collaboration hors des canaux diplomatiques et également une forme de communication subtile.
    Que Dieu bénisse le Faso.

  • Okay c’est bon d’avoir chasser les terroristes du territoire Burkinabé vers les pays voisins. Mais pour combien de temps ? N’aurait-il pas été plus efficace d’impliquer ces pays voisins et capturer en même temps ces délinquants de l’autre côté de la frontière ? La collaboration et implication des pays voisins sont essentielles et cela va de leur intérêt aussi. Faites-le..

  • Je propose que quand un terroriste est pris dans la région du Sahel, qu’une enquête soit ouverte. Si sa famille était informée de son comportement et ne l’a pas dénoncé, que toute la famille soit liquidée très discrètement comme ce qui s’est passé en Algérie. Nous somme 20 millions et tout le Sahel ne vaut pas 5 millions. Ceux qui marchent à Ouaga, Bobo et Dédougou pour Yirgou avaient pronostiqué une réplique des Peulhs si le Gouvernement ne fait rien. Et naturellement, ils ont organisé la réplique qui est tombée nez à nez avec nos FDS. Alors ces cadavres doivent en vouloir à ces collectifs qui marchent pour Yirgou car ils ont induit ces peulhs en erreur.

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