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50ème Journée mondiale des télécommunications et de la société de l’information : Déclaration de Madame Hadja Ouattara/Sanon, ministre du Développement de l’économie numérique et des postes

Accueil > Actualités > Multimédia • • vendredi 17 mai 2019 à 15h00min
50ème Journée mondiale des télécommunications et de la société de l’information :  Déclaration de Madame Hadja Ouattara/Sanon, ministre du Développement de l’économie numérique et des postes

Le Burkina Faso, à l’instar des autres pays du monde entier, célèbre ce vendredi 17 mai 2019, la 50ème Journée mondiale des télécommunications et de la société de l’information.

L’institutionnalisation de cette journée a pour but de sensibiliser l’opinion sur les perspectives qu’ouvre l’utilisation des télécommunications et des technologies de l’information et de la communication (TIC) dans les domaines économique et social, ainsi qu’aux moyens permettant de réduire la fracture numérique.

Cette 50ème journée est placée sous le thème : « Réduire l’écart en matière de normalisation ». En choisissant ce thème, l’Union Internationale des Télécommunications (UIT), institution spécialisée des Nations Unies pour les technologies de l’information et de la communication (TIC), invite les acteurs du numérique à se pencher sur la définition des normes à appliquer au secteur. L’écart en matière de normalisation est une composante de la fracture numérique et peut être défini selon l’UIT, comme recouvrant les disparités entre les capacités des pays en développement et celles des pays développés, en ce qui concerne l’accès aux normes TIC internationales, en particulier aux recommandations de l’UIT, la mise en œuvre de ces normes, la contribution à leur élaboration ».

Pour contribuer à relever ce défi majeur pour les pays en développement d’importantes initiatives incluant la mise en place d’un fond dédié ont été prises, depuis plusieurs années, au sein de l’UIT en vue de :
-  faciliter la participation des pays en développement au processus d’élaboration des normes TIC.
-  permettre aux pays en développement de tirer parti de l’accès aux innovations technologiques.
-  veiller à ce qu’il soit tenu compte des besoins des pays en développement dans l’élaboration des normes.
La réduction de l’écart en matière de normalisation est une condition majeure pour le Burkina Faso à l’instar des autres pays en développement pour être un acteur actif de la société de l’Information

En effet, tout en contribuant à accélérer l’utilisation des TIC pour atteindre les Objectifs de Développement Durable (ODD), les normes permettent des communications mondiales en assurant notamment l’interopérabilité des réseaux et des équipements des technologies de l’information et de la communication (TIC).
La définition et l’application de normes standards universelles constituent une condition sine qua non pour lutter contre la fracture numérique. Cette démarche permettra en effet aux différents Etats d’avoir des balises dans le déploiement des infrastructures et le développement de plates-formes numériques pour soutenir les efforts de développement.

L’importance des TIC dans nos activités quotidiennes n’est plus à démontrer. Monsieur António GUTERRES, Secrétaire général de l’ONU soutenait tout récemment que « les avancées technologiques comme la 5G et l’Internet des objets recèlent la promesse de bienfaits économiques et sociaux considérables et de progrès accélérés en vue de la réalisation des objectifs de développement durable ».

Notre pays le Burkina Faso est résolument engagé dans la mobilisation du potentiel du numérique au profit de son développement économique et social. C’est à juste titre que dans son premier Discours sur la Situation de la Nation (DSN) prononcé le jeudi 16 mai 2019 devant notre auguste Assemblée, le Premier ministre, Son Excellence Monsieur Christophe Marie Joseph DABIRE relevait que « dans le processus de la modernisation de l’administration publique, nous accordons une importance capitale à la transition numérique qui offre des possibilités infinies de traitement et de gestion des dossiers.

C’est fort de cette orientation que nous nous sommes engagés à promouvoir l’e-gouvernance et à améliorer le processus de recrutement des agents de la fonction publique au travers de la plateforme de l’e-concours. En effet, la plateforme du guichet virtuel de l’administration publique a été lancée en 2018. Ce guichet permet au citoyen d’accéder directement en ligne aux informations, procédures, formulaires et services de l’administration publique. A ce jour, plus de 500 procédures administratives des Ministères et Institutions y figurent ».

C’est fort de cette volonté d’utiliser le numérique pour impulser le développement que le chef du gouvernement a réaffirmé à la même occasion que « l’ambition du gouvernement de garantir l’accès des citoyens, des entreprises et de l’administration à des services de communication électronique de qualité permettant de profiter pleinement du potentiel du numérique » à travers le renforcement des infrastructures de communications électroniques.

Cette 50ème journée internationale des télécommunications et de la société de l’information est célébré à un an de l’Assemblée Mondiale de normalisation des télécommunications (AMNT 2020). Comme à son habitude, notre pays contribuera aux côtés de ses pairs, à travers notamment l’Union Africaine des Télécommunications (UAT) à la défense des positions des pays en développement en matière de normalisation y compris celles relatives à la réduction de l’écart en matière de normalisation.

Vive la révolution numérique !
Dieu bénisse le Burkina Faso !

Vos commentaires

  • Le 17 mai à 13:39, par sotigui de bobo En réponse à : 50ème Journée mondiale des télécommunications et de la société de l’information : Déclaration de Madame Hadja Ouattara/Sanon, ministre du Développement de l’économie numérique et des postes

    Quand tu vois ce genre de messages, c’est toujours l’image du ministre qui est mise en pôle position. Ça veut tout dire.... Anyway.

    Répondre à ce message

  • Le 17 mai à 16:02, par levieusage En réponse à : 50ème Journée mondiale des télécommunications et de la société de l’information : Déclaration de Madame Hadja Ouattara/Sanon, ministre du Développement de l’économie numérique et des postes

    l’accès aux normes TIC internationales.
    bonne initiative, beau discours et belle image. bravo.
    au Burkina Faso il y’a des prealable.
    - electrification totale du pays
    - disponibiliser le net en quantitité et en qualité
    - reduire le prix du net
    - mener une politique d’appropriation par les populations
    - enlever le mythe du net qui fait croire qu’il est l’apanage des seuls intellectuels ou bourgeois.
    soutien a vous. on demeure ensemble.
    Dieu benisse le Burkina

    Répondre à ce message

  • Le 17 mai à 20:01, par Africa En réponse à : 50ème Journée mondiale des télécommunications et de la société de l’information : Déclaration de Madame Hadja Ouattara/Sanon, ministre du Développement de l’économie numérique et des postes

    Je ne partage pas le point de vue de l’internaute Levieusage qui me semble être dans une posture de consommateur de technologie et de services. L’Afrique et par ricochet, le Burkina Faso, doit s’organiser à prendre part à l’innovation scientifique et techonologique permanente en matière de TIC. Nous en avons les moyens humains et financiers pour relever ce defi. Le frein c’est notre carence en matière d’organisation et méthode dans la répartition des rôles, doublé d’une sous-estimation de nos capacités intrinsèques.

    La question de la normalisation relève de la recherche et developpement (R&D) ; elle peut être plus efficacement prise en charge si les acteurs nationaux acceptaient d’associer les universitaires à cette activité centrale de l’UIT. Une recommandation allant dans ce sens avait été prise lors de la conférence des chefs d’Etat en octobre 2007 à Kigali pour lancer l’ambitieux projet "Connect Africa/ Connecter l’Afrique) initié par le BDT/UIT. Où en sommes-nous ? Nulle part.

    L’ARCEP devrait s’appuyer sur le ministère en charge des TIC et celui en charge de la recherche scientifique pour définir une stratégie et une approche de participation aux travaux de certaines commissions d’études de l’UIT-T pour lesquelles le pays dispose des universitaires de haut niveau (physique, électronique, mathématiques , informatique, etc). Leurs travaux et leur participation régulière aux réunions devraient être financés par l’ARCEP. à travers un fonds de R&D en TIC qu’elle alimentera régulièrement au lieu de reverser les excédents au trésor public alors que des domaines d’activité aussi importants attendent. Cette approche pourrait s’inscrire dans un cadre régional (UA/UAT) ou sous-régional ( CEDEAO, UEMOA).

    Comme Mme la ministre de l’économie numérique est ingénieure en informatique, je pense qu’elle pourra faire bouger les lignes en repensant en créant des pacerelles de collaborations entre universitaires et acteurs institutionnels (ARCEP) pour relever ce grand défi africain.

    Répondre à ce message

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